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Virginie est morte! Vive Virginie!
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09 janvier 2008
La qualité du français et le rapport Ouellon (re-modifié)
Le Journal de Montréal et le quotidien Le Soleil nous livraient ce matin ce qu'ils affirmaient être quelques recommandations du rapport Ouellon. On se rappelera que la ministre Courchesne a demandé à un comité d'experts, formé de neuf professeurs et didacticiens et présidé par Conrad Ouellon, de lui faire part de divers moyens afin d'améliorer la qualité de l'enseignement du français dans nos écoles. Resserrer les critères de réussite
Un des commentaires publiés indique qu'il faudrait resserrer les critères de réussite des élèves en français. «Si on veut que les choses s'améliorent, il faut que les exigences à l'école soient resserrées. C'est sûr qu'il y en a qui vont frapper un mur, mais il va falloir vivre avec ça, indique M. Ouellon. Si le professeur n'exige rien des élèves, il n'aura rien, insiste ce dernier. Peut-être que les exigences des profs ne sont pas assez grandes.» Resserrer, je le veux bien, mais comment? De quelles façons?
On peut, par exemple, augmenter la sévérité des grilles de correction en ce qui a trait à la maîtrise de la langue et ajouter des examens de fin de cycle communs et uniformes, à condition bien sûr que ces derniers représentent une part importante de ce que sur quoi doit se base un enseignant pour établir son jugement professionnel. De la sorte, on mettrait et les élèves et les enseignants devant une obligation de résultats. Mais en même temps, on irait aussi à l'encontre de l'esprit de la Réforme. Enfin... attendons avant de nous réjouir même s'il s'agit, quant à moi, d'un premier pas dans la bonne direction.
Par contre, s'il est évident que cette mesure inciterait sûrement plusieurs élèves négligents à accorder davantage d'importance à la qualité du français, elle ne peut cependant suffire à elle seule. Si certains élèves feront plus attention à la langue française, pour d'autres, c'est davantage de soutien et d'appui que de contraintes qu'ils ont besoin. À cet égard, le risque est que ce soit les enseignants qui doivent mettre les bouchées doubles pour parvenir à aider ces jeunes.
À ce sujet, je ne crois pas que l'ajout de moyens extérieurs à la classe soit toujours une bonne idée. On peut bien doubler le nombre de spécialistes si l'on veut... Selon moi, c'est davantage dans la classe et sur l'enseignant qu'on doit investir. On peut ainsi réduire le nombre d'élèves par classe ou même le nombre de groupe par enseignant. Comment être efficace avec quatre groupes de 32 élèves en cinquième secondaire? C'est d'ailleurs un point que souligne Arlette Pilotte, membre de ce comité et présidente de l'Association québécoise des professeurs de français: «Il y a une énorme différence dans le suivi qu'on peut faire si on a 90 élèves plutôt que 120 .»
Également, on peut se questionner à savoir comment cette mesure sera reçue dans la population. Tout le monde est pour la vertu, mais je doute que les parents dont les élèves seront en échec à la suite de ce changement seront très heureux. Les Québécois ont l'hypocrisie bien portante quand il s'agit de la langue française.
L’importance du français à l’école
Dans un autre commentaire, un membre du comité Ouellon estime que l'importance du français doit être reconnue dans toutes les matières. Il aura une belle grosse surprise quand il constatera que le Renouveau pédagogique empêche l’évaluation du français dans d’autres matières, par exemple en histoire comme je l’ai mentionné dans ce billet. L’évaluation de cette langue est plutôt reléguée aux limbes des compétences transversales.
Par contre, il a bien raison de souligner qu'on ne devrait pas couper les heures consacrées à l'enseignement du français pour créer des projets spéciaux.
Resserrer la qualité des enseignants
Un autre commentaire d'un des membres du comité Ouellon propose d'améliorer la qualité de la langue française des enseignants. Je déteste ce postulat qui veut implicitement que ces derniers soient responsables du mauvais français de nos jeunes. Oui, il est souhaitable que les profs s’expriment et écrivent mieux, mais doivent-ils être les seuls dans le réseau de l’éducation qu’on pointe ainsi du doigt? Je connais quelques directeurs d’écoles et intervenants dont le français gagnerait à s’améliorer.
De plus, il faut avoir avoir une certaine méconnaissance des réalités du monde l’éducation quand on propose de mieux sélectionner les futurs enseignants à l’université. Depuis, dix ans, le Québec est en pénurie d’enseignants. Les facultés universitaires ne suffisent pas à la demande. Qui plus est, quelle université va se priver de l’apport financier d’étudiants dans un programme aussi peu coûteux que l’enseignement? Déjà, on préfère admettre un peu n’importe qui, quitte à lui donner des cours de rattrapage par la suite.
Améliorer les conditions de travail
Dans la même veine d’idée, M. Ouellon croit que l’éducation «n'attire pas toujours les meilleurs candidats possible», suggérant de peut-être revoir les conditions de travail des profs, entre autres en ce qui a trait à leur salaire.
En discutant avec des collègues, ce n’est pas tant le salaire que la rapidité à progresser dans l'échelle salariale qui les irrite. Il n’est pas normal qu'il faille autant d’années pour un jeune enseignant pour se rendre au maximum de l'échelle alors qu'un jeune policier touche le salaire maximum en beaucoup moins de temps.
Par ailleurs, ce sont davantage les conditions de travail au quotidien qui démotivent ceux avec qui j’ai discuté : lourdeur de la tâche, manque de matériel approprié, locaux défraîchis ou inadéquats, élèves mal classés, intégration sauvage des élèves en difficulté, etc.
Un peu d’utopie
Enfin, il est illusoire d'affirmer, comme l'a fait M. Ouellon, que l’adoption de diverses mesures pourrait améliorer la qualité du français de nos élèves en moins de deux ans.
Tout d'abord, la bureaucratie éducative québécoise digère mal les changements rapides.
Ensuite, il faut implanter progressivement cette mesure pour laisser le temps aux élèves et aux enseignants de s'y ajuster. On ne gagnera rien à brusquer les gens. On l'a vu avec la réforme. Il y a évidemment le risque que certains en profitent pour torpiller ce resserrement avec le temps.
Et puis, honnêtement, il serait injuste de demander à un jeune de troisième secondaire, qui peut depuis le début de son parcours scolaire écrire autant de fautes qu'il le veut dans un texte et réussir malgré tout, de se conformer à un seuil de réussite d'une faute aux 50 mots, par exemple.
08 janvier 2008
Prof, j'ai besoin de ton aide!
Des vidéos pas pertinents en classe?
Grosse nouvelle ce matin dans le Journal de Montréal : des enseignants auraient projeté des vidéos de films au contenu douteux en classe!07 janvier 2008
Rentrée tranquille
Je soupçonne la direction de mon école de lire mon blogue. Aucune rencontre. Rien. Nada. Je n'ai donc pu mettre en oeuvre, comme prévu, ma résolution de me taire lors de réunions. Que voulez-vous: on n'a pas tous le bonheur d'avoir des journées pédagogiques comme Safwan!06 janvier 2008
Noël sanglant
Je l'avais promis dans un billet le 24 décembre dernier: voici comment je me suis ramassé à l'urgence en installant mon premier sapin de Noël il y a vingt-cinq ans.
Une fois celui-ci entré dans mon logis, un constat s'imposa immédiatement: il était trop grand. Il me fallait donc me résoudre à le couper, mais avec quoi? Je me munis alors du plus grand couteau avec des dents que je possédais et je m'attelai à la tâche. Bêtise incommensurable: j'avais pris un couteau à pain, pas à sapain, et ce qui devait arrivé arriva: je me coupai profondément entre le pouce et l'index. 04 janvier 2008
Une histoire d'horreur
Tiens, ce soir, on m'a raconté une drôle d'histoire d'horreur. Je la crois vraie, même si je n'ai pas encore tout vérifié.03 janvier 2008
Mes résolutions professionnelles 2008
Chaque année, il est de bon ton de prendre des résolutions afin d'améliorer l'enseignant perfectible que nous sommes tous. J'en ai quelques-unes en tête et je voudrais bien les partager avec vous. Si vous voulez me faire des pistes de suggestion, n'hésitez pas. Vacheries acceptées. Et si vous voulez y aller des résolutions professionnelles que vous avez prises, n'hésitez pas non plus!01 janvier 2008
Lecture des Fêtes
La trahison Tristan (Robert Ludlum) : sous les allures d'un playboy, Stephen Metcalf est en fait un espion américain dont les actions influenceront le cours de la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi celui, bien des années plus tard, de la révolution Gorbatchev. Très bon récit d'espionnage qui nous ramène à l'Allemagne d'Hitler et à la Russie de Staline. Un élément de l'intrigue est cependant plutôt faible parce que trop facile à découvrir. (8,0 sur 10)