Ce n'est pas que pas politesse, mais aussi par amitié. J'ai répondu à vos commentaires.
Merci de votre sollicitude.
Je vais vous lire souvent. Je ne commente pas.
Pour le reste, des idées de billets, mais le coeur n'y est pas.
29 juin 2008
Poésie grise
As-tu entendu cette nuit mes larmes de pluie
Frapper à la fenêtre de ta chambre?
Chacune transportait un souvenir, une plainte, un gémissement.
Chacune cognait à la porte d'un coeur qui m'exclut
Et me rend prisonnier sans raison d'un monde dont je ne veux pas.
As-tu entendu cette nuit, portée par le vent, un âme qui te pleure...
Et qui , sotte comme un Christian sans Cyrano,
Ne peut que murmurer bêtement: je t'aime.
Frapper à la fenêtre de ta chambre?
Chacune transportait un souvenir, une plainte, un gémissement.
Chacune cognait à la porte d'un coeur qui m'exclut
Et me rend prisonnier sans raison d'un monde dont je ne veux pas.
As-tu entendu cette nuit, portée par le vent, un âme qui te pleure...
Et qui , sotte comme un Christian sans Cyrano,
Ne peut que murmurer bêtement: je t'aime.
26 juin 2008
Toujours en pause
Je partage simplement avec vous deux écrits.
Le premier est de Sylvain Lelièvre, un auteur-compositeur-interprète qu'on a relégué dans les méandres de l'oubli. Cette chanson me tournait déjà en boucle dans la tête depuis la fin de l'hiver.
Le deuxième est de votre humble serviteur. Écrit hier matin.
J’ai perdu trop de temps
J’ai perdu trop de temps
Dans les livres
J’ai perdu trop de temps
Loin de vivre
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
J’ai perdu trop de temps
À l’école
Ce n’est pas là qu’on vend
Des boussoles
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
Je ne demande rien
Qu’un p’tit coin de jardin
Pour te faire la vie
Plus douce et plus jolie
Un peu d’herbe et de vent
Et ce qu’il faut de pain
Un piano, deux enfants
Et cinq ou six copains
Nous deviendrons les mots
D’un poème
Les deux mains d’un piano
Ou l’on s’aime
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
Nous deviendrons les mots
D’un poème
Les deux mains d’un piano
Ou l’on s’aime
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
C’est pour toi
********
J'aurais voulu ...
voir le bleu de la mer
dans tes yeux regardant au loin,
sentir le vent du large
dans tes cheveux ondulant dans la tempête,
goûter le sel marin
sur ta peau au soleil étendue,
danser avec le mouvement des algues
sous la houle sans cesse renouvelée,
entendre l'appel des bateaux
dans tes promesses de lendemain.
Le premier est de Sylvain Lelièvre, un auteur-compositeur-interprète qu'on a relégué dans les méandres de l'oubli. Cette chanson me tournait déjà en boucle dans la tête depuis la fin de l'hiver.
Le deuxième est de votre humble serviteur. Écrit hier matin.
**********
J’ai perdu trop de temps
J’ai perdu trop de temps
Dans les livres
J’ai perdu trop de temps
Loin de vivre
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
J’ai perdu trop de temps
À l’école
Ce n’est pas là qu’on vend
Des boussoles
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
Je ne demande rien
Qu’un p’tit coin de jardin
Pour te faire la vie
Plus douce et plus jolie
Un peu d’herbe et de vent
Et ce qu’il faut de pain
Un piano, deux enfants
Et cinq ou six copains
Nous deviendrons les mots
D’un poème
Les deux mains d’un piano
Ou l’on s’aime
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
Nous deviendrons les mots
D’un poème
Les deux mains d’un piano
Ou l’on s’aime
J’ai perdu trop de temps loin de toi
Mais maintenant
Le temps qu’il me reste, c’est pour toi
C’est pour toi
********
J'aurais voulu ...
voir le bleu de la mer
dans tes yeux regardant au loin,
sentir le vent du large
dans tes cheveux ondulant dans la tempête,
goûter le sel marin
sur ta peau au soleil étendue,
danser avec le mouvement des algues
sous la houle sans cesse renouvelée,
entendre l'appel des bateaux
dans tes promesses de lendemain.
17 juin 2008
Une pause
C'est peut-être la saison... et puis, il y aurait tant sur quoi écrire: l'école privée versus l'école publique, les qualités d'un bon prof, ma nouvelle affectation en première secondaire et les commérages empoisonnés d'une collègue qui craint mon arrivée à ce poste. Les sujets ne manquent pas. Il n'y a que moi qui manque.
Je ne suis plus là. De peine et de misère, j'arrive à aller à l'école. Je mange, mais c'est bien parce qu'on me nourrit. Pas fait l'épicerie depuis des semaines. Je dors parce qu'après deux mois à trois heures par nuit, le corps a décidé de se rebeller. Et puis, dormir permet d'oublier parce que je ne rêve pas à elle. Il est malade ce grand corps, de partout. Des signaux d'alarme. La goutte, les infections. Chaque semaine amène sa nouvelle plaie d'Égypte.
Je ne sais pas si je terminerai mes corrections à temps. Je songe à les refiler à une collègue sans travail en qui je peux avoir confiance. Je ne me présenterai pas au bal de mes jeunes. Peut-être une courte présence cinq minutes au début de la soirée. Quelques photos. Rien de certain. Je vais décommander pour le diner d'adieu prévu jeudi avec ma classe de cinquième. Trop de deuil en même temps. Je repousserai aussi cette entrevue avec une maison d'édition pour un projet débile dont je ne vous ai jamais parlé. Mon deuxième livre attendra... s'il finit par voir le jour. Jamais ma vie professionnelle n'allait si bien. Pourtant.
Je ne suis plus là. De peine et de misère, j'arrive à aller à l'école. Je mange, mais c'est bien parce qu'on me nourrit. Pas fait l'épicerie depuis des semaines. Je dors parce qu'après deux mois à trois heures par nuit, le corps a décidé de se rebeller. Et puis, dormir permet d'oublier parce que je ne rêve pas à elle. Il est malade ce grand corps, de partout. Des signaux d'alarme. La goutte, les infections. Chaque semaine amène sa nouvelle plaie d'Égypte.
Je ne sais pas si je terminerai mes corrections à temps. Je songe à les refiler à une collègue sans travail en qui je peux avoir confiance. Je ne me présenterai pas au bal de mes jeunes. Peut-être une courte présence cinq minutes au début de la soirée. Quelques photos. Rien de certain. Je vais décommander pour le diner d'adieu prévu jeudi avec ma classe de cinquième. Trop de deuil en même temps. Je repousserai aussi cette entrevue avec une maison d'édition pour un projet débile dont je ne vous ai jamais parlé. Mon deuxième livre attendra... s'il finit par voir le jour. Jamais ma vie professionnelle n'allait si bien. Pourtant.
Plus d'énergie. Plus d'envie. Que le cadre vide. C'est tout juste si j'ai trouvé la force d'assister à la graduation de ma fille hier soir.
Ça fait deux mois que la rupture est survenue avec ex-madame masquée, mais je me croirais hier. Un coup de téléphone au matin. Sept ans effacés d'un coup. D'un seul coup. De téléphone. Je préférerais la savoir morte dans un accident de voiture. Il y aurait au moins eu un endroit ou pleurer et porter des fleurs. Un coup de téléphone et puis, plus rien, sinon que ces poèmes que j'écris et dont certains finissent par échouer lamentablement ici. Qui ne sont pas à leur place sur ce blogue.
Pour l'instant, je consulte. Sauf que la thérapie me montre à quel point j'ai fait des mauvais coups. Il y a beaucoup de morceaux à arranger en moi avant qu'on parle du deuil. Je ne me culpabilise pas. Je constate. Et c'est effroyable.
Deux mois ou mon ex-blonde, mon ex-belle-famille qui était était plus proche que la mienne sont disparus. Morts. Et vivants. Vivants et morts. Deux mois Hiroshima. Un vide atomique.
Je dors dans un grand lit inconfortable et n'en occupe pourtant que la moitié. Comme j'ai toujours fait, même quand elle n'y était pas. C'était sa place. Ce l'est encore, on dirait.
J'ai mes torts. Elle a les siens. J'aurais aimé ne pas continuer cette vie qui nous unissait mal et passer à autre chose. Avec elle. Elle n'a pas attendu, pas compris, pas voulu, pas confiance. Peu importe. Je ne me sens pas la force d'aller de l'avant. Encore moins maintenant.
Une pause. Pour pleurer. Pour dormir. Pour ne pas penser. Pour ne plus penser, Pour conserver ce peu d'énergie.
Je reviendrai faire un tour dans une semaine. Voir si j'y suis.
J’ai travaillé toute l’année pour profiter de mes vacances et, aujourd’hui, je me mets à les craindre. (pensée du 28 mai 2008)
16 juin 2008
Les caronitudes
Le Journal de Montréal publie un texte ce matin sur les effets du babyboom auquel on semble assister au Québec. Lisez la déclaration d'André caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec et tentez de ne pas vous étouffer. Espérons qu'il ait été mal cité.Si le baby-boom crée de nouveaux problèmes pour l'accès aux CPE, il en va tout autrement dans le système scolaire. En effet, le système connaît une forte décroissance de sa clientèle depuis le début des années 2000.
Selon André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, les écoles ont connu une baisse de plus de 83000 élèves depuis les cinq dernières années. Ainsi, même si quelques écoles ont fermé leurs portes ces dernières années, André Caron affirme avoir «toutes les ressources nécessaires» en ce qui concerne les infrastructures et les professeurs.
Libellés :
caronitudes,
le potager de l'éducation
15 juin 2008
Être un cadre vide
Tuer un sentiment qui m’anime chaque seconde depuis sept ans sans me tuer moi-même.
Être envahi chaque soir par le froid et les tremblements du souvenir.
Dormi chaque nuit enveloppé d’une absence qui se colle à ma peau et qui pénètre brutalement mon âme.
Mourir à nouveau chaque matin quand je réalise que je me réveille dans ce cauchemar qui s'appelle la réalité sans elle.
Avoir tout le temps du monde devant moi pour ressentir le goût de ne rien vivre.
Pleurer au point d'avoir l'impression d'avoir la tête sous l'eau et de me noyer dans mes sanglots.
Cesser de me souvenir pour ne bouger que dans le vide au présent.
Verser toutes les larmes de sang du monde et ne rien pouvoir changer.
Sans cesse me dire de ne plus y penser jusqu'à ne cesser de penser qu'à l'oublier.
Désapprendre à regarder ce téléphone en me disant qu'il a déjà porté sa voix.
Désapprendre à composer ce numéro que j'ai fait si souvent.
Désapprendre à être.

Être envahi chaque soir par le froid et les tremblements du souvenir.
Dormi chaque nuit enveloppé d’une absence qui se colle à ma peau et qui pénètre brutalement mon âme.
Mourir à nouveau chaque matin quand je réalise que je me réveille dans ce cauchemar qui s'appelle la réalité sans elle.
Avoir tout le temps du monde devant moi pour ressentir le goût de ne rien vivre.
Pleurer au point d'avoir l'impression d'avoir la tête sous l'eau et de me noyer dans mes sanglots.
Cesser de me souvenir pour ne bouger que dans le vide au présent.
Verser toutes les larmes de sang du monde et ne rien pouvoir changer.
Sans cesse me dire de ne plus y penser jusqu'à ne cesser de penser qu'à l'oublier.
Désapprendre à regarder ce téléphone en me disant qu'il a déjà porté sa voix.
Désapprendre à composer ce numéro que j'ai fait si souvent.
Désapprendre à être.

Jouons avec les mots! (ajout)
Un petit jeu ce matin, question de chasser la déprime amoureuse qui m'envahit toujours autant.
Dans chaque organisation, il y a des titres, des fonctions, des acronymes, des façons de désigner des services. Mais aussi des façons de les travestir pour s'en moquer. Amusons-nous donc un peu à relever ceux qui existent. J'y vais avec quelques-unes de mon cru.
Dans chaque organisation, il y a des titres, des fonctions, des acronymes, des façons de désigner des services. Mais aussi des façons de les travestir pour s'en moquer. Amusons-nous donc un peu à relever ceux qui existent. J'y vais avec quelques-unes de mon cru.
- Le service de la désorganisation scolaire...
- La gestion de l'impersonnel...
- Le service des relations inhumaines...
- Le sévice de la gestion des immeubles...
- La didactrice-adjointe...
- Le renouveau pathologique...
- La déforme...
- La sinistre de l'Éducation...
- Le PEI (programme des élèves impertinents)
- Les pratiques évaluasives... (Jonathan)
- Les sévices informatiques... (Sylvain)
- Les commis voyageurs de l'enseignement... (Sylvain)
- Le directeur des ressources démagogiques... (Jonathan)
- Conseiller pédangogique... (Jonathan)
- La détractrice-adjointe... (Marie-Piou)
- Le sous-directeur... (Gooba)
- Le service des ressources immatérielles... (Bobbi)
- Les élèves ordinaires... (Bobbi)
- Les commissionnaires élus par désintéressement total... (Bobbi)
- La soumission scolaire... (Ness)
- La birection... (un autre prof)
- Les programmes de Sciences humides, de Sciences de la mature, le programme d'Ânes et Lettes (ou de damnées lettres), génie servile... et des cours de "matez ma trique"... (Miss Math)
Et j'en rajoute quelques-uns:
- La co-errance pédagogique (errer à plusieurs) ...
- L'incompétence transversale ...
- Recevoir son horreur de travail (pour horaire) ...
- Le comme-y-sert-à-rien ...
- FPS = formation au sommeil profond ...
- Le con-seiller pédagogique
- le Conseil d'endormissement (pour conseil d'établissement) ...
14 juin 2008
Plan pour les élèves en difficulté: entre la prudence et l'irréalisme
Cette semaine, la ministre Courchesne y allait de son plan d'action sur les élèves en difficulté. Étonnamment, celui-ci a reçu peu d'attention de la part des médias (ici et ici) alors qu'on fait souvent les manchettes avec des anecdotes scolaires bien plus anodines.Ce plan, on l'a commenté à droite et à gauche, généralement en mal, le qualifiant même de «brouillon» ou d'«incomplet». Quant à moi, on a oublié de relever un aspect important de celui-ci qui montre à quel point il est par moment irréaliste. Ce point, je vous le garde pour la fin, question de faire l'agace-cerveau...
Pour ma part, poliment, je considère ce plan plutôt prudent. En effet, je ne peux reprocher à la ministre de prendre son temps quand je constate les gâchis faits par ses prédécesseurs en mal de reconnaissance médiatique et politique immédiate. Les solutions n'arriveront peut-être pas rapidement mais, au moins, elles ne malmèneront pas plus le patient.
Regardons, si vous le voulez bien, quelques-unes des 21 mesures que la ministre Courchesne entend mettre de l'avant.
Tout d'abord, la ministre Courchesne prévoit d'abaisser de 20% le rapport élèves-enseignant du deuxième cycle du primaire (on a véhiculé une information fausse à ce sujet en parlant du primaire tout court) à la première secondaire dans les milieux défavorisés, ce qui nécessitera l'embauche de plus de 1 000 nouveaux enseignants sur trois ans. Je sais que c'est dans ces milieux qu'on retrouve le plus les jeunes en difficulté, mais cette mesure m'amène à plusieurs réflexions:
- pourquoi réduire au deuxième cycle du primaire et pas avant? des mesures de dépistage et de prévention dès la petite enfance ne seraient-elles pas plus souhaitables que ce saupoudrage territorial?
- pourquoi «élèves en difficulté» équivaut-il automatiquement à «milieu défavorisé»?
- retrouve-t-on davantage de jeunes en difficulté dans ces milieux parce que ceux-ci les amènent à connaître des problèmes d'apprentissage ou bien les élèves plus doués fuient-ils les écoles de ces secteurs pour s'inscrire ailleurs?
- que fera-t-on pour les élèves en difficulté inscrits dans des milieux non défavorisés?
Pour ma part, toute baisse ou toute injonction (sic, quel lapsus! merci MissMath!) de fonds dans l'éducation est un leurre si on ne supervise pas comment cet argent est dépensé. On consacre plus de 11 milliards à l'éducation au Québec et plus de 10% de ce budget va aux élèves en difficulté. Il faut davantage se demander comment sont dépensées ces sommes. En ce sens, la volonté de la ministre de s'assurer d'une meilleure organisation des services aux élèves en difficulté me semble être une meilleure avenue, même si elle fera grincer des dents les petits roitelets des commissions scolaires.
Je ne dis pas qu'on ne manque pas d'argent dans le cas des élèves en difficulté, sauf qu'il convient peut-être d'analyser la machine éducative sur ce point avant d'y injecter plus de fric. Donner dix millions à un gestionnaire scolaire et il trouvera une façon, pertinente ou non, de les dépenser, croyez-moi.
Deux autres points semblent intéressants, soit celui de mieux former les futurs enseignants à la réalité des élèves en difficulté et une plus grande collaboration avec le ministère de la Santé. Comptez sur les universités pour prendre trois ou quatre ans avant d'inscrire un cours de ce genre au programme du baccalauréat actuel. D'ailleurs, ce témoignage d'Isabelle Lemay montre bien tout le chemin qui reste à parcourir.
Madame Courchesne ramène aussi l'idée que les classes spéciales ont leur raison d'être. Dans certains milieux, cette orientation sera accueillie avec soulagement. On assistait de plus en plus, avec comme prétexte la réforme et la pédagogie différenciée, à l'intégration d'élèves en très grande difficulté quand on abolissait tout simplement pas les classes spéciales: «On doit avoir des classes spéciales. Particulièrement pour les cas lourds. Le service peut alors être mieux défini. Et nous avons la responsabilité du droit des autres élèves de progresser dans la classe, sans négliger l'effort insurmontable qu'on demande aux enseignants.» Selon elle, on est peut-être allé trop loin dans l'intégration.
Là où l'on semble le plus déçu du côté syndical est le fait que ce plan Courchesne n'établit pas clairement des quotas d'intégration d'élèves. La ministre se donne un an avant de se prononcer sur cette question. Là encore, je préfère la prudence à l'improvisation. D'autant plus que je ne suis pas convaincu que l'établissement de quota quels qu'ils soient, ne se retournera pas contre les enseignants et les écoles qui auraient trouvé des façons particulières d'aborder la problématique des élèves en difficulté.
Un autre point que ce plan semble oublier est l'apprentissage de la langue. Il s'agit d'un des aspects ou les jeunes en difficulté achoppent et finissent par accumuler divers retards scolaires importants. Qu'il n'y est rien à ce sujet est étonnant. Et ce n'est pas le plan sur le français qui changera quelque chose à cette réalité.
Maintenant, terminons avec le dessert, l'aspect le plus irréaliste de ce plan: ou va-t-on les trouver les 1 000 enseignants promis par la ministre?
11 juin 2008
Un bon prof, c'est quoi?
Oyez! Oyez! Braves gens!
Posée cette question m'a été par une personne intriguée.
Vos réponses, si vous le voulez, j'aimerais récolter.
Parent, enseignant, élève, votre statut de préciser
Afin de mieux comprendre nous soyons informés.
Posée cette question m'a été par une personne intriguée.
Vos réponses, si vous le voulez, j'aimerais récolter.
Parent, enseignant, élève, votre statut de préciser
Afin de mieux comprendre nous soyons informés.
07 juin 2008
Le courrier du gros orteil
- Le supplice de la goutte;
- C'est la goute qui fait déborder le vase;
- Vraiment nul goutte que goutte;
- Un malheur ne vient jamais seul;
- Prof masqué a du sang royal.
Puis, Le courriel du gros orteil s'est imposé à mon esprit. Vous comprendrez assez vite, si vous ne la voyez pas déjà venir.
Mon gros doigt du pied gauche me fait atrocement souffrir. Deux jours de douleurs intenses déjà. À boitiller. À marcher sur une jambe. À être un prof unijambiste. Puis, ce matin, après ne pas avoir dormi de la nuit (en fait, je dors encore très peu), me rendre à l'hôpital.
Ma voiture est manuelle, vous le saviez? J'ai alors dû embrayer avec le pied droit. Essayez, vous verrez: c'est un vrai plaisir... C'est là qu'on se félicite d'avoir appris à le faire pour passer le temps en conduisant.
Cinq heures d'attente seulement. Une fois le docteur vu, tout va très vite. Comme d'habitude. Évaluation. Prise de sang. Diagnostic: j'ai la goutte sans avoir un taux d'urée anormal. Rien à comprendre, il paraît. Pas de traitement à long terme prévu. Prescription et retour à la maison. Vous en discuterez avec votre médcecin de famille. Je n'ai pas de médecin de famille. En plus, je n'ai plus de carte d'assurance-maladie. Oublié de la renouveler. La totale.
Seul à la maison. Incapable au moins de corriger parce que trop frosté par la douleur. Et j'ai mis les béquilles de côté pour marcher (péniblement) avec une canne.
Professor House. Voilà la seule image que j'ai en tête. Ça et que l'été part décidément du mauvais pied... Y'a rien de mieux que les images poétiques pour faire de l'humour, hein?
J'ai la canne, la douleur, les médicaments, la barbe et le côté baveux. Manque la moto. Hey! La Peste, tu me fais faire un tour?
Au moins, j'en ai profité pour m'amuser un peu. J'ai manqué une rencontre importante aujourd'hui avec des profs d'université. Je leur ai donc fait parvenir ce message pour expliquer mon absence:
Mesdames,
Luc a été absent aujourd'hui parce qu'il a dû aller à l'hôpital.
Sa mère.
Gageons qu'elles n'en voient pas trop souvent de ces billets d'absence...
Mon gros doigt du pied gauche me fait atrocement souffrir. Deux jours de douleurs intenses déjà. À boitiller. À marcher sur une jambe. À être un prof unijambiste. Puis, ce matin, après ne pas avoir dormi de la nuit (en fait, je dors encore très peu), me rendre à l'hôpital.
Ma voiture est manuelle, vous le saviez? J'ai alors dû embrayer avec le pied droit. Essayez, vous verrez: c'est un vrai plaisir... C'est là qu'on se félicite d'avoir appris à le faire pour passer le temps en conduisant.
Cinq heures d'attente seulement. Une fois le docteur vu, tout va très vite. Comme d'habitude. Évaluation. Prise de sang. Diagnostic: j'ai la goutte sans avoir un taux d'urée anormal. Rien à comprendre, il paraît. Pas de traitement à long terme prévu. Prescription et retour à la maison. Vous en discuterez avec votre médcecin de famille. Je n'ai pas de médecin de famille. En plus, je n'ai plus de carte d'assurance-maladie. Oublié de la renouveler. La totale.
Seul à la maison. Incapable au moins de corriger parce que trop frosté par la douleur. Et j'ai mis les béquilles de côté pour marcher (péniblement) avec une canne.
Professor House. Voilà la seule image que j'ai en tête. Ça et que l'été part décidément du mauvais pied... Y'a rien de mieux que les images poétiques pour faire de l'humour, hein?
J'ai la canne, la douleur, les médicaments, la barbe et le côté baveux. Manque la moto. Hey! La Peste, tu me fais faire un tour?
Au moins, j'en ai profité pour m'amuser un peu. J'ai manqué une rencontre importante aujourd'hui avec des profs d'université. Je leur ai donc fait parvenir ce message pour expliquer mon absence:
Mesdames,
Luc a été absent aujourd'hui parce qu'il a dû aller à l'hôpital.
Sa mère.
Gageons qu'elles n'en voient pas trop souvent de ces billets d'absence...
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