31 mars 2013

Des enfants poqués que l'école doit rattraper

Impossible de ne pas avoir le coeur serré quand on lit un tel reportage. D'un côté, on se demande si ces gamins ne seraient pas mieux en institution avec des professionnels de la santé mentale. De l'autre, on sait tous que, si on les sort du réseau scolaire, il y a peu de chances qu'ils soient un moindrement scolarisés. En même temps, platement, les budgets consacrés à ces enfants devraient-ils davantage relever du ministère de la Santé et des Services sociaux?

Une chose est certaine cependant: on se demande pourquoi certains font des enfants. La réponse n'est pas simple, je sais. Mais par moment, on aurait envie de juste être politically incorrect et leur sacrer une grosse taloche.

8 commentaires:

Profquifesse a dit…

« les budgets consacrés à ces enfants devraient-ils davantage relevés ». C'est « relever » qu'il faudrait écrire, oeuf corse, et je vous prie de ne pas voir là une critique mais simplement une relecture. Je sais combien il est difficile de toutes les voir, surtout à l'écran.

Le professeur masqué a dit…

Correction faite.

Anonyme a dit…

Le pire, c'est qu'avant d'être dans ces classes, ils passent par le régulier, tous pour faire leur préscolaire, certains faisant parfois un an ou deux au primaire.

Anonyme a dit…

"On se demande pourquoi certains font des enfants"
A ce compte là, que les pauvres ne fassent pas d'enfants, que les couples qui ne s'aiment pas assez ne fassent pas d'enfants, que les gens trop fragiles émotivement ne fassent pas d'enfants.....les gens font des enfants ça ne vient avec aucun mode d'emploi et surtout aucune garantie de santé physique ou mentale....tout le monde fait son gros possible. L'école aussi fait son gros possible parfois avec les bonnes ressources et parfois avec le moyens du bord.
Lady

Le professeur masqué a dit…

Lady: plusieurs points.
1- Faire des enfants, je pense que c'est universellement reconnu comme étant une lourde responsabilité. Ce n'est pas des petits lapins qu'on ramène à a fourrière une fois Pâques passé.
2- Ce n'est pas vrai que «tout le monde fait son gros possible». Il suffit de lire le texte à l'origine de ce billet pour réaliser qu'il y a des parents carrément toxiques pour leurs enfants. Qu'il existe des parents démunis, ayant des difficultés, je le comprends. Par contre, excusez-moi, mais il y en a aussi d'autres totalement immatures et irresponsables.

gillac a dit…

Bien d'accord avec le prof pour rappeler la notion de responsabilité dans une société centrée plus sur les droits que sur les devoirs, bien d'accord aussi pour rappeler qu'il y a des parents indignes et incompétents, ce que parfois la DPJ a de la difficulté à reconnaître. J'ai une soeur enseignante qui a vécu tellement de problèmes après avoir signalé un cas d'abus provenant du chum d'une mère irresponsable qu'elle a pensé lancer la serviette si un autre cas venait à se présenter (elle ne l'a pas fait mais a mieux attaché son dossier avec la direction de son école).

Le professeur masqué a dit…

Tiens, je vais en raconter juste une. Ce jeune de troisième secondaire qui a dénoncé ses parents à la police parce qu"il était écoeuré que l'appartement familial serve à des deals de coke. Il ne supportait plus la vue des armes...

Faire son possible. une grande majorité, oui. Mais d'autres méritent une taloche.

unautreprof a dit…

J'y reconnais un peu la réalité des classes DGA. Beaucoup d'anxieux, de trouble d'attachement.

J'ai aussi en classe une routine de calme le matin, ce n'est pas pour rien. Ils ont le droit de déjeuner, d'étudier, de finir un devoir, de lire...

Certains élèves en grande difficulté le sont à cause du manque de stimulation dans un milieu difficile. Des troubles anxieux, la médic, le Gilles de la Tourette, c'est fréquent chez nous. Surtout dans les classes de mes collègues, en DGA. (ma classe est un peu différente, moins difficile en général au niveau du comportement et des troubles affectifs, quoique...)

Comme tu dis, on se demande parfois pourquoi des parents ont choisi de faire des enfants. Souvent, aucune chance de se fâcher et de risquer de donner la taloche (je te comprends tellement) : s'ils n'ont pas perdu la garde, ils ne se pointent pas aux rencontres de l'école.

Triste, mais pas mal plus près de nous que ce qu'on pourrait croire.