07 avril 2009

Obsédée par le CH


Lorsque je fais une dictée en classe, je laisse souvent les élèves choisir individuellement le nom du personnage principal du court texte que je leur donne. C'est un peu une façon de s'approprier le récit que je me dis.

Aujourd'hui, il s'agissait de l'histoire d'un vaillant chevalier. Quelle ne fut pas ma surprise de lire la copie d'une élève qui allait comme suit:

«Dans un village enchanté vivait un brave chevalier qui se nommait Carey Price...»

5 commentaires:

bobbiwatson a dit…

Est-ce que cet élève t'ai dit que le brave chevalier avait participé aux joutes du tournoi jusqu'à la fin?

bibco a dit…

Dans ce royaume vivait une méchante ministre, oups, pardon, reine, qui....

Jonathan Livingston a dit…

J'aime bien cette réflexion. Justement, nous en parlions au dîner entre enseignants...

J'ai un pied en dedans et l'autre en dehors de la profession pour la simple raison que j'admets mal en tant qu'homme être placé en situation d'impuissance et d'impossibilité de solutionner des situations. Combien d'hommes à qui j'ai décrit des situations banales de vie quotidienne enseignante actuelle m'ont dit que jamais il n'aurait la patience.

Évidemment, un milieu qui supporte mal la démonstration d'hormone masculine normale et donc un certain tempérament masculin aura du mal à en recruter. Le pouvoir féminin est assez indiscutable en ces lieux... Je rappellerai qu'un femme peut sacrer de colère sans représailles de nos jours dans nos écoles, un homme prend des risques!

Bêtement, la culture masculine qui permet de pacifier la fougue masculine demande une atmosphère, malheureusement pour notre bienséance moderne, un peu militaire. L'art martial, les hiérarchies masculines sont encore ce qui a su permettre de domestiquer de manière ordonnée le caractère masculin qui demande un long murissement. Le chaos relatif de nos écoles ne convient absolument pas aux jeunes mâles et choquent naturellement le mâle mature.

Mais bon, je discutais encore avec une femme ce midi qui n'aimait pas le mot autorité. Elle voulait être une ressource... Comme si la responsabilité de gérer un groupe et d'avoir le pouvoir de le faire avait perdu de son importance... Voilà le genre de raisonnement tordu qui éloigne l'homme de la sphère éducative.

L'école est très, trop, féminine à mon sens. Mais en changer ne me semble pas un mince problème! L'école est à l'image de la société. Le matriarcat ici... La soumission masculine aux Anglais encore bien palpable dans les rouages inconscients de la masculinité qui a perdu récemment tout de même l'honneur d'être pourvoyeur...

Un peu plus de sérieux dans l'encadrement de nos jeunes m'apparaît nécessaire pour changer cette situation. Un leadership intelligent tourné vers un esprit de corps malheureusement trop peu stimulé est une des clés vers cet effort de cohérence.

bobbiwatson a dit…

Le brave chevalier a baissé les bras ce soir :( Veut-il te donner raison dans tes prédictions, Prof prophète?

Le professeur masqué a dit…

Bobbi: ouins, c'est avec du chagrin que je pense que ma prédiction va se réaliser...

Bibco: : )

Jonathan: je pense que tu t'es trompé d'endroit ou mettre ton commentaire. Je le rattache au bon billet.