13 juillet 2009

Vente de retour à l'école

Nous sommes le 13 juillet. L'école s'est terminée autour du 19 juin pour les élèves. Et voilà que moins d'un mois plus tard, une grande surface de ma région (un Wall Mart) annonce une vente retour à l'école.

Hey! la famille Walton: le 13 juillet, je commence à ne plus entendre la cloche annonçant le début des cours et je ne vais plus pisser à heure fixe. On se calme la caisse enregistreuse, s'il vous plait!

Je sais qu'on dirait qu'on n'aura pas d'été, mais ce n'est pas une raison pour passer tout de suite au mois de septembre!

12 juillet 2009

Une petite méchante en passant...

Vous vous rappelez de Lola, celle qui poursuit un multimilliardaire québécois (qu'on ne peut pas nommer) parce qu'elle se sent dévalorisée, car elle voyage en classe affaires alors que lui a son jet privé?

En bien, il semblerait qu'elle a rajouté une requête à sa poursuite: «Moi aussi, je veux voyager en navette spatiale.»

Le départ de François Legault

Je garde le bilan de mon année scolaire pour la fin: na!

Ainsi, donc, François Legault a quitté la vie politique. Pour mieux revenir à la place de Pauline Marois un jour, disent les rumeurs. Mais on ne peut passer ce départ sous silence.

M. Legault quitte seulement quelques mois après avoir été élu. Il n'avait plus la flamme, semble-t-il. Mais peut-on avoir le feu au cul, comme contribuables, à propos de ces députés qui quittent quelques mois après le début de leur mandat?

Monique Jérôme-Forget qui disparait au Mexique en même temps qu'y apparait la grippe porcine. Mario Dumont qui deviendra un genre de chef d'antenne à TQS à défaut d'être chef de l'opposition à Québec. Et Ti-François qui n'a plus la flamme...

On estime à 600 000$ le coût d'une élection partielle. C'est donc 1,2 millions $ que paieront les Québécois pour les humeurs changeantes de leurs représentants. À quand un contrat ferme les obligeant à faire au moins la moitié de leur mandat? On engueule des profs qui quittent en milieu d'année pour moins que ça!

Il est de circonstance, quand quelqu'un quitte la vie politique, de souligner ce qu'il a réalisé. M. Legault a occupé les postes de ministre de la Santé et de l'Éducation, deux domaines qui se portent de façon admirable, on le sait.

À l'Éducation, M. Legault s'est fait l'ardent défenseur de la réforme et de ses compétences transversales. Je me souviens de certains de ses discours ou il se faisait l'écho des poncifs de son ministère. Un vrai petit perroquet!

Il a aussi mis de l'avant, je crois, le programme Agir autrement concernant le décrochage scolaire, programme dont on a souligné l'inefficacité cette semaine dont le quotidien Le Devoir. Trop d'objectifs à atteindre, trop de saupoudrage d'argent, pas assez d'évaluation pour en mesurer l'efficacité.

Enfin, je me rappelerai toujours de M. Legault pour ses gentils et délicats propos à l'égard des enseignants. Concernant l'utilisation que ceux-ci faisaient des journées pédagogiques, il avait déclaré qu'ils n'étaient que des «liseurs de revues».

Bonne retraite de la vie politique, M. Legault.

09 juillet 2009

Mesures pour contrer le décrochage: pas fort...

Le Devoir a réussi à obtenir une analyse préliminaire du programme Agir autrement mis en place en 2002 pour contrer le décrochage scolaire et auquel plus de 200 millions $ ont été consacré jusqu'à présent.

«L'ampleur des effets observés auprès de l'ensemble des élèves touchés par la stratégie d'intervention Agir autrement permettra difficilement de se traduire par une réduction du taux de décrochage», peut-on y lire.

Ce qui est éclairant, ce sont les raisons qui expliqueraient cet échec et je me permets ici de citer une grande partie de l'article du Devoir:

Le rapport préliminaire fait état d'une implantation plutôt chaotique, qui connaît des ratés tant du côté du ministère que du côté des commissions scolaires et des écoles. Au chapitre des écueils, on souligne, entre autres choses, la mise en oeuvre «précipitée» par le ministère de l'Éducation, le trop grand nombre d'objectifs poursuivis ainsi que la reddition de comptes trop «timide» exigée des écoles. Dans les commissions scolaires, on constate que la mobilisation a été «tardive» et que les ressources humaines dégagées pour soutenir les écoles ont été insuffisantes.

Du côté des écoles, on dénote une «faible pénétration et [une faible] mobilisation en dehors des directions». De toute évidence, on n'a pas réussi à mobiliser «la communauté éducative élargie», soit les parents et les acteurs sociaux qui gravitent autour de l'école. Alors que la SIAA visait notamment à mettre en oeuvre des pratiques novatrices, on note dans l'évaluation que les écoles ont «peu utilisé les connaissances issues de la recherche».

De façon générale, les chercheurs et les fonctionnaires responsables du suivi font état d'une «compréhension non uniforme ou tardive des fondements de la SIAA, des rôles et responsabilités» de chacun. La trop grande mobilité du personnel dans les écoles est aussi montrée du doigt pour expliquer les difficultés d'implantation.

Celui qui connait le milieu de l'éducation ne sera pas surpris de ces explications. Improvisation, manque de coordination, rédition de compte insuffisante... La routine habituelle, quoi!

07 juillet 2009

Luttons contre le soleil masqué!


Une petite photo de chez Prof masqué, question de mettre un peu de soleil dans une journée grise et tristounette.

Commissions scolaires: une saine gestion? (ajout)

Les commissions scolaires ont été obligées de se conformer aux normes comptables généralement en vigueur dans l'administration et ce, tel que le demandait le vérificateur général du Québec.

Résultats: elles passent d'un surplus global de 358 millions $ en 2008 en à un déficit de 774 millions $ en 2009.

Or, à moins que je ne me trompe, quand on a parlé de remettre en question ces organismes, n'a-t-on pas entendu des gens défendre la saine gestion des CS, du fait qu'elles faisaient des surplus? Il faut croire qu'on se payait notre gueule avec des politiques comptables non conformes qui permettaient de mieux paraitre.

Elles peuvent bien faire des party pour célébrer leur dixième année d'existence.

(ajout)

On demande donc aux commissions scolaires de tenir compte des banques de congé de leur personnel de soutien et administratif ainsi que de leurs professionnels.

En fait, ce sont les écoles qui doivent inscrire dans leur budget les sommes reliées à ces congés donnés à leur personnel. Si un professionnel a accumulé devant lui deux semaines de temps compensé, l'école X doit prévoir l'équivalent de ces deux semaines de salaire qu'elle lui versera un jour.

Dans plusieurs articles parus aujourd'hui (ici et ici), on indique que les services aux élèves ne seraient pas affectés. Or, je suis rendu au deuxiéme membre d'une direction d'école qui me dit le contraire.

Qui dit vrai?

06 juillet 2009

Devine qui s'invite dans mon bain?

Rien de mieux qu'une banale petite tranche de vie pour montrer à quel point les blogueurs sont des êtres humains avec des émotions.

Ce matin, je décide prendre un bon bain chaud. Je m'apprête à ouvrir les robinets et à poser le pied dans l'aquatique endroit quand, tout à coup, une tâche sombre de la taille d'une feuille morte attire mon regard: UNE SOURIS! Tabarnak, qu'ossé ça fâ là c't"affaire là!

Muni d'une poubelle en acier inoxydable et d'une bonne paire de gants, j'ai eu peu de difficulté à attraper le dit rongeur qui semblait encore plus paniqué que moi. Mais le doute demeure dans ma demeure: y en aurait-il d'autres?

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À rajouter sur ma liste d'achats aujourd'hui: des trappes à souris. Pour le fromage, j'hésite entre du brie de Vaudreuil ou du bon vieux Velveeta orange.

C'est Fille masquée qui va être contente quand je vais lui expliquer...

04 juillet 2009

Les prévisions du PM sur ce qui s'en vient pour la prochaine année scolaire

Oh non! je vais parler de la rentrée scolaire. Au début des vacances, beurk!

Simplement pour vous dire que deux mots marqueront le début de la prochaine rentrée des classes.

Le premier est «connaissance». Je ne serais pas surpris que le fameux débat «connaissances vs compétences» se poursuive à la rentrée et que la ministre y aille de modifications pour accorder davantage d'importance aux connaissances dans l'évaluation.

Le deuxième est «grippe». Vous comprendrez avec moi que la santé des élèves et du personnel sera l'objet des bien des inquiétudes. Voici deux ou trois petites informations que je placerai sous peu en lien à la droite de mon blogue.

Pandémie Québec
Guide en cas d'épidémie d'influenza
Symptômes de la grippe

03 juillet 2009

Une gaffe à ne pas faire...

Oyez! Oyez! Enseignantes, enseignants: voici une gaffe à ne pas faire: ne jamais donner à vos élèves un DVD rappelant leurs meilleurs souvenirs de leur groupe comprenant par inadvertance (on l'espère!) une séquence de six secondes ou l'on vous voit faire l'amour sur le sofa de votre salon.

Plutôt gênant...

(Merci à JMV pour la plogue)

01 juillet 2009

Prof masqué et des suggestions sur comment éviter une soirée karaoké avec des collègues

Dans mon dernier sondage, quand j'ai proposé ce choix, c'était le dernier. Celui qu'on écrit parce qu'il s'agit d'une connerie qui nous passe par la tête. Celui qu'on ne veut pas voir retenu. Il faut croire que vous avez décidé de me faire suer et que vous m'avez pris à mon propre piège.

Eh bien, soit. Vox populi vox dei, comme dirait mon ami Bernard.

Voici quelques suggestions:
1- Vous chantez faux, mais ultra faux toute la semaine et vous n'arrêtez pas de répéter à tous que vous avez hâte qu'ils entendent votre interprétation toute personnelle de I Will Survive.
2- Vous attrapez une extinction de voix. (Pas toujours facile à simuler)
3- Vous prétextez un premier rendez-vous avec Miss Monde Intellectuelle Nue. (Peu crédible)
4- Vous vous inventez une vieille tante riche à l'agonie à l'hôpital. (Obligation d'expliquer pourquoi vous ne payez pas la bière lors d'une prochaine sortie)
5- Vous prétextez un rendez-vous avec la ministre de l'Éducation. (Euh...)

Mais, dans les faits, quand des collègues vous invitent à une soirée de ce genre, vous y allez simplement! Pourquoi? Parce qu'ils ont la gentillesse de vous inviter, parce que vous faites partie de la gang, parce que les liens entre profs valent plus que bien des plans de concertation, parce qu'ils vous apprécient et que c'est une façon de vous le montrer.

PM a reçu ce genre d'invitation. Pendant une semaine, il a fait la fine bouche. On lui a tordu un bras, une jambe, une oreille pour le convaincre. Et il a compris: ce n'est pas l'activité qui compte, c'est d'être ensemble.

Voilà une des raisons pour lesquelles cette année fut belle et bonne. C'est sans aucun doute ces collègues un peu fous, un peu disjonctés. Ils m'ont accueilli, ils m'ont apprécié. Ce fut un chaud cocon dans les moments difficiles.

Alors, passer une soirée à en entendre quelques-uns fausser est peu de choses par rapport à la sincérité de leur accueil.