17 mars 2008

Réussir à ne pas gérer de la neige sur les toits!

Je ne veux pas passer des mois sur le sujet (vivement le printemps!), mais que la commission scolaire de Montréal vient de nuire à son image avec sa gestion de la neige sur les toits de ses écoles!
Après une évacuation d'urgence qui aurait pu être mieux effectuée, voilà maintenant qu'on apprend que ce ne sont pas toutes les écoles qui seront réouvertes demain. On manque d'entrepreneurs, d'ingénieurs et de pelles! Quant à moi, on manque surtout de jugeotte et de sens de la gestion.

De grâce, ne me parlez pas de situation exceptionnelle ou de crise! La neige sur les toits, elle n'est pas tombée d'hier. Elle s'accumule depuis des semaines. Voulait-on éviter de mettre en branle une opération déneigement dispendieuse? A-t-on oublié de penser aux toits? Comptait-on sur le beau temps et la pensée magique pour tout évaporer? C'est comme si, tout à coup, quelqu'un venait de se réveiller et de réaliser que quelque chose ne fonctionnait pas.

Rappelez-vous que c'est aux mêmes autorités que vous confiez vos enfants et leurs apprentissages. Si elles ne sont même pas capables de gérer correctement une situation aussi évidente, leur confieriez-vous plus de pouvoirs comme le demandait le président de la Fédération des commissions scolaires, André Caron? Moi non.

10 commentaires:

lud a dit…

moi non plus...

mais vous, au mois de décembre, pensiez-vous à l'urgence de ce déneigement de toits?

Le professeur masqué a dit…

Lud: si j'étais méchant, je dirais que je ne suis qu'un prof et je n'ai qu'un salaire de prof. Je ne suis pas payé pour penser à la place de mon boss. Il a le salaire, il a la responsabilité de le mériter.

Dès lundi de la semaine dernière, c'est un sujet dont je parlais avec des employés de soutien. Mais entre ce que les gens de la base pensent et ce que les patrons font...

Cela étant dit, le toit de chez nous est parfaitement déneigé. C'est une chose que je vérifie une ou deux fois par hiver.

Tu serais surpris de voir à quel point nos getsionnaires scolaires gèrent à la petite semaine. Comme avec les toits enneigés.

lud a dit…

Je n'ai pas voulu vous vexer!! Aussi, c'est mon premier hiver aussi plein de neige au Québec. Pour ma part, je ne savais même pas l'importance de bien dégager la neige de sa toiture... Donc, naturellement, moi-même, je n'y avais pas pensé. Bien sûr avec les nouvelles, j'ai commencé à me poser des questions! Et j'ai suivi vos compte-rendus sur le sujet de près, par ailleurs! Il me semblerait que lorsqu'on arrive du Brésil, on devrait nous remettre un dépliant sur le sujet :)

Pour en revenir au sujet des gestionnaires scolaires, je suis d'accord avec vous sur toute la ligne! C'est fou ce qu'ils sont irresponsables de gérer ça au jour le jour plutôt que d'anticiper. En ce qui concerne la sécurité des enfants, on ne rigole pas! Pour cela et pour bien d'autres choses encore, je pense qu'ils prennent beaucoup trop à la légère l'éducation des enfants, changeant continuellement des détails ici et là, entre autres, et aussi avec la reforme... C'est bien beau changer d'avis et vouloir innover, encore faut-il se donner des moyens réalistes d'y arriver sans chambouler les principaux intéressés, qui se retrouvent aux prises avec des lacunes et des difficultés difficiles à surmonter! Mais enfin... je déraille, je crois! Bonne journée, et merci de m'avoir répondu!!!

Safwan a dit…

J'apprenais aujourd'hui à la conférence de presse de la CSDM qu'une de leurs écoles secondaires ne rouvrira même pas de la semaine! Je ne peux pas croire que des jeunes soient privés d'une semaine entière de cours pour une question... de neige... au Québec, de surcroît. Impensable.
@ Lud:
Peu de temps avant le congé des Fêtes, mon école a été évacuée vers 11h30 parce que des ingénieurs venaient de passer et de constater un risque d'effondrement dans l'une des ailes de l'école. Donc oui, on y a pensé au mois de décembre chez nous ;oP

bibco a dit…

eh,eh...je n'avais pas lu votre billet avant d'écrire le mien. Nous avons de petites différences de vue, mais bon, ça garde l'esprit alerte!

Le professeur masqué a dit…

Lud: je ne suis pas vexé. Désolé si ce que je t'ai écrit donne à le penser.

Ne t'en fais pas: avec le temps,je suis convaincu que tu seras plus au fait de la neige que bien d'autres personnes...

Safwan: quand on se compare, on se console, hein!

Bibco: je vais lire de ce clic!

Daniel Paillé a dit…

Quel pouvoir y a-t-il dans les écoles, c'est entre ministre et syndicats que ça se passe...
Entre les autobus jaunes et les limousines...
Bize

Le professeur masqué a dit…

M. Paillé: pour ce qui est des toits, je pense qu'une direction est capable de penser par elle-même et de faire un tour sur le toit de son école pour constater s'il y a de la neige ou pas. Elle peut aviser sa direction générale également. À cet égard, la direction de Safwan a joué en partie son rôle.

Il est facile de pelleter le problème ailleurs... Mais quand une cour d'école est délabrée, par exemple, il y a deux types de direction : celle qui se réfugie derrière la direction générale (surtout ne pas nuire à son avancement) et celles qui trouve des moyens pour régler le problème.

Un des problèmes de nos directions d'école est qu'elles sont à leur propre service et à celui de la CS avant même d'être à celui des élèves et d'être un support pour le sensiegnants.

Daniel Paillé a dit…

Peut-être pour Safwan mais la grande majorité, le pouvoir n'existe simplement pas... tout les soirs dans mon lit à mon coté il y a une femme qui essaye de faire changer les choses dans une grande c.s. et c'est David contre Goliath. Faut-il se réjouir de savoir que le géant est tombé il a y trois millénaires...
Bize

Le professeur masqué a dit…

M. Paillé: mes premières années ont été marquées par une direction qui avait du pouvoir devant sa cs. Il faut dire qu'elle était très exigeante avec elle-même et les autres et livrait des résultats impressionnants à ses patrons. Par contre, elle disposait ainsi d'une marge de manoeuvre intéressante.

Je ne veux pas que vous jugiez que ce commentaire soit péjoratif à l'égard de votre partenaire. Seulement, j'ai connu une direction qui a su s'aménager une zone de travail. Les fois suivantes, le portrait ressemblait davantage à ce que je décrivais plus tôt et c'en est déprimant.