10 décembre 2009

Le péril blanc... ou jaune?

A-t-on sufisamment capoté avec cette première bordée de neige? Sur la Rive-Sud de montréal, on a même fermé des écoles de manière préventive!

Entre collègues, ce que l'on chuchote, c'est que c'est le transport scolaire qui décide de la fermeture ou non des écoles. La présidente de la CS des Grandes-Seigneures, Marie-Louise Kerneïs, le confirme à mots couverts: «Nous avons une réalité qui est rurale. À cause des forts vents qu'on nous annonçait, les chauffeurs nous signalaient qu'ils ne pourraient pas assurer la sécurité des élèves au retour.» Même son de cloche à la CS des Patriotes la CS des Patriotes: «Les conditions routières ne seraient pas sécuritaires pour la sortie des élèves», a indiqué la porte-parole de celle-ci, Lyne Arcand.

Cependant, faut-il signaler que tout le personnel de ces commission scolaires a dû se rendre au travail dans des conditions similaires? Décideurs scolaires frileux ou incohérents? Les deux. S'il arrivait par malheur un accident lors du transport d'un groupe d'élèves, ils seraient immédiatement blâmés. Donc, ils se protègent. Par contre, si un enseignant se tue en se rendant au travail, ils n'auraient aucune responsabilité à assumer. C'est aussi simple que cela.

Il est rigolo de constater qu'à la commission scolaire Des Laurentides, on n'exige pas le même effort devant la tempête de la part des commissaires que des enseignants et des élèves. En effet, celle-ci a été annulée la veille de la tempête alors que pas un seul flocon n'était tombé sur le sol laurentien. Les explications de cette annulation fournies par la porte-parole de cette CS sont pour le moins d'une visibilté douteuse.

Ce n'est pas parce que le risque est moins grand ou plus grand pour les commissaires que pour les élèves, assure la porte-parole de l'organisme, Marie-Josée Lorion.

«C'est à cause de l'importance des sujets à traiter et pour assurer la participation du plus grand nombre de commissaires, afin que la démocratie soit vraiment respectée», insiste- t-elle.

Marie-Josée Lorion indique que la réunion qui devait avoir lieu hier soir était «très importante.»

«La décision de fermer ou non les écoles, elle se prend très tôt le matin, dit-elle, et on est en mesure tout de suite d'aviser nos transporteurs, tandis qu'aviser les commissaires à 5h30 le matin, c'est très compliqué», estime la porte-parole.

Mme Lorion ajoute que les commissaires «ont souvent à faire un trajet plus long que les élèves, qui fréquentent des écoles de leur secteur.»


Vraiment n'importe quoi.

6 commentaires:

bibco a dit…

Prof, de quel personnel parles-tu? Sûrement pas les enseignants, nous ne sommes pas du tout tenu de nous rendre au travail.

bobbiwatson a dit…

Cette tempête et son annonce ont vraiment fait paniquer toute la population. Tant mieux pour moi car le voyagement pour aller et revenir du travail se faisait très bien. J'ai ensuite pratiqué le sport national des Québécois: la pelle.

Le professeur masqué a dit…

Bibco: si tu ne te présentes pas, tu es coupée, non?

QCL a dit…

Cela dépend des commissions scolaire. Dans la notre le personnel (enseignant et autre) n'est pas tenue de se présenter sans risque d'être coupé. pas compliqué, les portes des écoles sont barrées. Depuis qu'un prof est décédé en ce rendant au travail par tempête, nous restons chez-nous lors d'une.

Anonyme a dit…

Deux poids deux mesures.

Tout dépend de ta CS ... tout dépend de ta relation avec ta direction ... tout dépend de ... comme d'habitude :(

Ness Eva a dit…

Dans mon coin du 450, école fermée pour les élèves, école fermée pour les profs aussi. Donc, ça nous fait une journée de "congé".

Je trouve que c'est une bonne chose. Si les conditions sont périlleuses pour assurer la sécurité des jeunes, il en va de même de la sécurité des profs.