08 octobre 2007
Changement troublant
Les jeunes filles baisent tôt: la faute des enseignants?
Ainsi, selon une étude effectuée par Mara Brendgen, enseignante de psychologie à l'Université du Québec à Montréal, les enfants, principalement les filles, seraient davantage portés à avoir des rapports sexuels avant 14 ans s'ils ont été victimes de violence verbale de la part d'enseignants. Mon Dieu! Et moi qui n'arrive même pas à leur faire corriger leurs textes!
Je vous invite à lire cet article et à me faire part de vos commentaires. En passant, ou est l'influence des parents dans ce processus? Je ne sais pas, mais il aurait été intéressant de la mesurer plus précisément. Je ne doute pas de l'influence négative des commentaires pouvant être émis par certains enseignants, sauf que je suis perplexe quant à la validité d'un tel lien avec la sexualité des jeunes.
On refait les horaires après un mois!
Une école du 450 a récemment dû réimprimer les horaires de ses élèves et déplacer une journée pédagogique afin de permettre au personnel d'apporter les ajustements nécessaires. Le motif: une importante hausse de la clientèle scolaire non prévue a entraîné plusieurs modifications d'horaires à la rentrée, mais la direction de cette école a dû se résoudre à refaire les horaires de façon massive afin de mieux respecter le nombre d'élèves par classe.
Selon cette direction, cette réimpression a pour conséquences principales, pour les élèves, d'occasionner des changements d'enseignants et même de cours optionnels. Elle oublie cependant de parler du matériel acheté pour rien, des livres lus pour rien, des notes de cours prises pour rien... Bref, dans certains cas, c'est comme si on commençait l'année avec un mois de retard! Et je ne parle pas des enseignants qui ont sûrement dû voir leur horaire ainsi que leur tâche modifiée et qui devront revoir leur planification de cours pour aborder la matière en mode «panique».
Depuis plus d'une dizaine d'années, on ne cesse d'indiquer aux enseignants de cette région que le nombre d'élèves par école diminuera sous peu. On oublie cependant le formidable boom immobilier qui amène des familles déjà constituées (donc avec des adolescents) à s'y installer, ce qui a pour résultat que, si les écoles primaires se vident lentement pour l'instant (la baisse est moins forte qu'anticipée), les écoles secondaires, elles, sont en pleine expansion.
Dans un récent article de L'actualité, on rapportait le cas de la Suède qui donne les pleins pouvoirs aux directions d'école. Avec ce cas rapporté par Safwan, on peut se questionner. Je ne crois pas que ce soit de gaieté de coeur que la direction de cette école à dû agir de la sorte, mais une telle opération catastrophe un mois après le début de la rentrée peut nous laisser songeurs.
Et puis, il y a aussi ces parents qui savent qu'ils déménagent et qui inscrivent leur enfant à la dernière seconde...
07 octobre 2007
Sondages et carottes: Mme Courchesne
Voilà! La période pour répondre à ce troisième sondage est terminée.À la question «La ministre Courchesne est... »
- 9% ont répondu «est excellente et fait un bon travail»;
- 19% ont répondu «va se faire endormir par les fonctionnaires du MELS»;
- 38% ont répondu «ne sera plus là dans un an»;
- 10% ont répondu «est franchement mauvaise».
On remarque le nombre de répondants qui apprécient le travail de madame Courchesne ou qui la trouvent carrément mauvaise est à peu près identique. En fait, 57% des répondants accordent de l'importance à des facteurs extérieurs à cette dernière: la capacité des fonctionnaires à emberlificoter la ministre (19%) et, surtout, à l'instabilité de l'appareil gouvernemental (38%).
Il faut savoir que le MELS a connu, de mémoire, 10 ministres différents depuis les 15 dernières années, de quoi donner une énorme pouvoir aux fonctionnaires qui, eux, restent.
06 octobre 2007
Quatre petits textes
Johanne Fortier voit la lumière!
Un peu méchant ce commentaire, mais à la lecture de cette entrevue, vous aurez la même réflexion. Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) se livre à certains constats sur l'éducation qui sont nouveaux dans son discours. 04 octobre 2007
Fille masquée
Il m'est parfois difficile de parler de cette paternité à la fois parce qu'à l'origine, elle n'a pas été désirée et parce qu'aujourd'hui encore, elle est souvent source de frustration.
Fille masquée a été conçu le 14 février 1992 vers une heure trente du matin. Ne pensez pas que je suis un maniaque de la précision et que je note chacun de ces moments dans un petit carnet à la couverture salace. Ma fille a été le fruit de la dernière nuit d'amour avec celle qui sera, neuf mois plus tard, sa mère.
La relation avec cette dernière était tout sauf simple et on savait ce soir-là qu'il s'agirait de notre dernière nuit passée ensemble. On avait peur de se laisser, on s'est rassurés comme on a pu, mais il fallait partir chacun de son côté pour notre bien à tous les deux. Peut-être la façon d'apaiser notre douleur était irrationnelle, sauf que l'on n'est pas toujours obligés d'être logiques dans la vie, en autant qu'on l'assume. Et je croyais pas ce soir-là que ce principe serait si difficile à respecter.
Ce n'est que quelques semaines plus tard que j'ai su que je serais père. Ce fut le désarroi et la colère. Je ne me sentais pas prêt à ce bouleversement dans ma vie et encore moins à ce que celle que j'avais quittée pour enfin respirer à nouveau devienne la mère de mon enfant. Je terminais mes stages en enseignement et je croulais déjà sous le stress. Il ne fallut que quelques jours pour que je sombre dans une détresse et une peur insoutenable devant cette situation: l'enfant resterait, mais j'avais le choix de partir.
Chaque jour de mes stages déjà, je côtoyais ces enfants de ces familles déchirées et je pleurais de savoir que je risquais moi aussi de ressembler à leurs parents, de savoir que je serais peut-être le père d'une enfant poquée. J'ai choisi de rester. Par principe.
Fille masquée est née. J'ai manqué l'accouchement qui est survenu alors que j'enseignais les participes passés à un groupe qui n'en avait rien à cirer. Le prénom de l'enfant fut une formalité. Contre toute attente, sa mère et moi, qui étions incapables de nous entendre même à l'effet que nos chicanes étaient des chicanes, avions choisi séparément le même prénom.
Les deux premières années de Fille masquée furent difficiles pour moi. Je ne me sentais pas à l'aise avec elle. Un profond mélange de culpabilité de ne pas l'avoir désirée, mon incompréhension devant un petit être qui pleure et qui sourit à la fois, le fait que sa mère soit sa mère et ne me laisse pas vraiment de place, pensant peut-être que je n'en voulais pas... Rien n'était simple, à nouveau. Et pour moi qui avais voulu changer pour trouver la simplicité, c'était l'enfer sur Terre! Mais je restais, par conviction, par valeur, me disais-je. J'allais la voir une fois par semaine, mais il manquait le coeur, l'attachement.
Parfois, de bonnes décisions sont basées sur de mauvaises raisons. Fille masquée, j'ai commencé à l'aimer le jour ou j'ai eu peur de la perdre, le jour ou un homme est entré dans la vie de sa mère et nécessairement dans sa vie à elle. Les premières années ou j'en ai pris la garde une fois par semaine furent des moments de tension, de manque d'intelligence, de remise en question. Comment réagir devant une enfant qui pleure sa mère tous les soirs qu'elle passe à la maison? Quoi répondre quand elle commence à comprendre la situation entourant sa naissance?
Ce furent aussi des moments de partage et de magie. Il me suffit de penser à ces chansons de Trenet que nous chantions ensemble alors qu'elle avait quatre ans, du câlin du soir qui encore aujourd'hui est indispensable. Il suffit que je l'entende me dire «Je t'aime, papa» alors que je vais la serrer dans mes bras quand elle dort pour comprendre que je n'ai jamais été aussi heureux du choix de sa mère, survenu beaucoup plus tôt que le mien, finalement.
Loin d'être une erreur de parcours, ma fille est la plus belle surprise de ma vie. Et ce qui me surprend encore plus, c'est à quel point on ne peut pas être père à temps partiel. On ne garde pas ses enfants, on ne les a pas une fin de semaine sur deux. Ils sont avec nous nous, en nous.
Au fond, j'ai compris avec le temps que Fille masquée m'a demandé d'être un homme avant d'être un père et ce fut mon accouchement à moi. Difficile, douloureux, encore incomplet quand j'y repense.
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, quatorze années ont passé. Fille masquée est devenue une belle adolescente en santé. Mes élèves, quand ils la voient, me disent qu'elle est jolie et qu'elle ne me ressemble pas... Je ne relève pas cette boutade parce que mon coeur de père est bien trop fière de leurs propos. Mon coeur est aussi fier de la voir animée de passions, de désirs, de projets.
Une partie de ma capacité d'être père, je la dois à ces élèves que j'ai aidés et qui m'ont appris, bien malgré eux souvent, l'importance de mon rôle, de ma présence, de mon amour. Une partie de ma capacité d'être enseignant, je la dois à ma fille qui m'a montré la patience, l'effort, l'écoute, le don et l'oubli de soi.
Être enseignant et parent est un drôle de statut. Je ne le changerai pour rien au monde. ..
03 octobre 2007
Le Canadien invaincu cette saison
Holà! la saison de hockey est commencée depuis un match et déjà on parle partout du Canadien de Montréal. Ce qui n'est qu'un jeu devient vite une hystérie collective au Québec. En classe, ce matin, quelques élèves portaient fièrement leur chandail de la Sainte-Flanelle.Photo ballon: Monsieur Coderre
Alors, Denis Coderre part en Afghanistan. N'importe quoi pour conserver la lumière des médias sur lui. Je ne sais pas si le très sympathique député libéralde Bourassa sait vraiment que la situation est dangereuse là-bas. Un futur martyr de la démocratie canadienne en vue. 01 octobre 2007
Pleins pouvoirs aux directeurs d'école!
Par exemple, on retrouve, dans le pays des magasins IKEA, les notions de «bons d'éducation» si chère à l'ADQ. La gestion des écoles a aussi été déléguée aux municipalités. On y parle également de la liberté pour un directeur d'embaucher qui il veut et le salaire des enseignants est relié à l'atteinte de certains objectifs et de leur rayonnement extérieur.
Cependant, ce texte de L'actualité n'est pas assez précis pour juger véritablement de ces pratiques. Il est difficile de juger un système scolaire entier avec si peu d'informations. D'ailleurs, le texte ne semble présenter surtout qu'un côté de la médaille et aura pu aller plus loin dans l'analyse.
N'empêche: certains feront bien du millage avec ces quelques informations et tout cela donne l'impression qu'on commence à préparer le terrain lentement... très lentement.
Une dernière remarque: donner les pleins pouvoirs aux directions d'école au Québec? Pas sûr. Certains auraient besoin d'une préparation adéquate ou de bien s'entourer.
Les guignols de la politique
Ce matin, l'ancien ministre de l'Éducation, Jean Garon, était en entrevue à l'émission de Paul Arcand. On a pu sentir à quel point il a aimé être ministre de l'Éducation à l'époque et quelle opinion il a de la réforme en cours. Ce n'est pas pour rien qu'il a préféré l'agriculture.
Mme Marois qui affirme qui, en fin de rencontre avec les journalistes sur son domaine, que c'est parce qu'elle est une femme que la presse s'acharne sur son sort. Une autre excuse que celle-là, s'il vous plait!.
Diane Lemieux, à Tout le monde en parle, dans une entrevue de variété complaisante à souhait qui affirme ne pas avoir de gros égo et quitter la politique parce qu'elle ne se sent plus utile. Représenter les électeurs de son comté ne lui sufffisait pas, j'imagine. C'est pourtant ce que font bien des députés. Pas de gros égo. À d'autres, s'il vous plait!
Jean Charest qui déclare: «La crédibilité, ça se gagne sur le contenu, ça se gagne sur la constance. Une girouette, en politique, ça n'a pas de crédibilité quant à moi. Ca fait juste étourdir l'opinion publique. Ça tourne, ça tourne, mais, un moment donné, on finit par tourner au point où ça ne mène nulle part.» Venant d'un ancien ministre conservateur devenu par la suite libéral, il pourrait garder une petite gêne


