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20 avril 2008

Franchement, comme hypocrisie... (ajout)

Dans le Journal de Montréal d'aujourd'hui, on apprend que le CRTC a blâmé la chaîne spécialisée ARTV d'avoir diffusé en heure de grande écoute le film Mourir à tue-tête. Ce dernier comporte, de par la nature même de son propos, des scènes de violence sexuelle explicite puisqu'il montre le destin tragique d'une femme victime d'une agression sexuelle particulièrement sordide.

ARTV a plaidé qu'elle était une chaîne qui s'adressait à des adultes et que des mises en garde accompagnaient la diffusion de cette oeuvre. Rien n'y fit: selon le CRTC, ARTV a manqué à ses obligations en ne diffusant pas cette émission comportant des scènes de violence entre 21 h et 6 h : «Le Conseil est d'avis qu'ARTV aurait dû être plus attentive au fait qu'en diffusant Mourir à tue-tête avant 21 h, elle risquait d'exposer des enfants à une programmation délibérément dérangeante»

Non, mais quelle hypocrisie! Des émissions violentes sont diffusées à toute heure du jour et de la nuit au Canada. Et je ne parle pas de Playboy Channel et compagnie!

Non, le vrai problème avec Mourir à tue-tête est justement qu'il s'agit d'un docudrame dérangeant. De la porno soft, des viols scénarisés et banalisés, de l'hémoglobine coulant à flots, pas de problème! Mais sitôt qu'on diffuse un film qui aborde une dynamique sociale et psychologique de façon crue, directe et sans artifices, voilà qu'on monte aux barricades en ignorant toutes les autres émissions dont les effets sont encore bien plus insidieux et dévastateurs.

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que Mourir à tue-tête soulève la controverse à cause du traitement du sujet qu'on y aborde. C'est sans doute le signe qu'il s'agit d'une oeuvre marquante.

Quant au fait que cette production aurait dû être diffusée après 21 h, on vit dans la pensée magique de croire que nos jeunes sont couchés à cette heure.

J'espère que le citoyen qui s'est plaint au CRTC le fera aussi pour toutes les autres émissions dérangeantes qui sont diffusées sur les ondes. Mais permettez-moi d'en doutez: la porno soft, les viols scénarisés et banalisés, l'hémoglobine coulant à flots, c'est devenu banal.
PS: une question m'empêche de dormir: ajoint jaunâtre a-t-il déjà travaillé au CRTC?

25 mars 2008

Un homme et son péché (ajout)

Vous avez compris, en regardant cette photo, que j'aborderai la saga des Roy qui alimente les médias depuis quelques jours.

Quand on accepte d'être l'entraîneur de son propre fils, on s'expose toujours à des conséquences qui peuvent être désagréables, surtout si on a déjà été une vedette de la Ligue nationale de hockey. Il en est de même quand on enseigne à son propre enfant. On sait, sans jeu de mots, que la glace est mince et qu'on doit faire preuve de la plus grande rigueur possible.

J'ai toujours eu la plus grande admiration pour le gardien de buts extraordinaire qu'a été Patrick Roy. Il a procuré au jeune partisan des Canadiens que j'étais des moments de réjouissance incroyables. L'homme, lui, au fil du temps, a commis trop de frasques violentes (comme le rappelle Réjean Tremblay dans ce texte) pour que je puisse lui coller l'étiquette de «gagnant». On mentionne rarement qu'il s'est même battu contre un de ses propres coéquipiers et a exigé son renvoi de l'équipe. Quand on lit entre les lignes, on comprend que cet homme a un problème important dans la gestion de ses sentiments, notamment lorsqu'il s'agit de la colère.

En encourageant son propre fils à se battre contre un adversaire qui ne montrait aucun signe de velléité, Patrick Roy a franchi une nouvelle (et, espère-t-on dernière) limite: celle de faire la preuve qu'il ne respectait pas véritablement ses rôles d'entraîneur, d'éducateur et de père.

Ne nous comptons pas d'histoire: la ligue de hockey junior majeur au Québec n'est pas un réseau de développement. On est loin des circuits collégiaux ou américains ou les études et la formation de l'individu ont une importance certaine. La LJMHQ est une ligue semi-professionnelle ou la recherche de profits est aussi un des aspects importants du fonctionnement de celle-ci. Gagner à tout prix devient alors une valeur importante. On l'a vu dans de nombreux reportages et documentaires. Dans un tel contexte, il n'est pas surprenant que si peu de francophones réussissent à percer dans la Ligue nationale de hockey avec une telle école de formation.

En confiant leur enfant - parfois mineur - à des entraîneurs en qui ils devraient normalement avoir confiance, les parents espèrent que ceux-ci deviendront des gagnants, mais aussi des hommes capables de bien évoluer dans la société, de respecter les règles, de bien se comporter, et non des brutes.

En incitant son propre fils à se battre, Patrick Roy a fait la démonstration qu'il n'a aucun respect pour les jeunes et leur développement. Pire, il a mis la santé et l'intégrité physique de son propre fils pour assouvir son désir de gagner. Comment se serait-il senti sur l'agression physique qu'il avait commandée à son jeune s'était mal terminée? Si l'un des joueurs s'était gravement blessé? Comme un gagnant?

Le rôle d'un parent est de protéger son enfant et non de l'exposer à des situations dangereuses, de lui enseigner des valeurs de respect de soi et des autres. Manifestement, Patrick Roy a manqué à la tâche.

Au-delà de l'événement sportif, c'est aussi une prise de conscience du véritable rôle de parent que nous devrions saisir.

Quant à moi. Patrick Roy n'a plus sa place dans le monde du hockey mineur. Comme entraîneur, il a fait la preuve qu'il véhicule des valeurs qui vont à l'encontre même de son rôle d'éducateur. Il nuit au sport qu'il aime au lieu de l'aider. Comme individu, il mériterait d'être poursuivi pour les gestes qu'il a commis et qu'il a incité à commettre. Comme parent, même si jamais il conserve l'admiration de son fils, il devrait être sévèrement blâmé pour l'éducation qu'il inculque à ce dernier.

La LJMHQ a fait connaître ses sanctions. Déjà, on murmure que Patrick Roy ne devrait plus avoir sa place dans le hockey à titre d'entraîneur. On peut pardonner à un homme en autant qu'on sente qu'il fera tout en sorte pour ne pas reproduire les mêmes comportements. Or, à en juger à l'histoire de ce dernier, on peut avoir des doutes plus que raisonnables sur ses capacités à comprendre qu'il est allé trop loin. Certains «gagnants» ont un égo surdimensionné qui les empêche de réaliser véritablement le mal qu'ils font autour d'eux.

La police de Chicoutimi entreprendra, je l'espère, une enquête sur ce qui s'est produit durant ce match et il faut souhaiter que des accusations criminelles seront portées. Une patinoire n'est pas une arène de gladiateurs.

Patrick Roy a présenté ses excuses. Comme d'habitude.

Reste maintenant à juger le parent. Et à le soutenir s'il montre une volonté de s'amender.

Enfin, surtout, reste à ne pas oublier et à agir pour interdire cette tolérance qui existe quant au bagarre dans le hockey junior majeur du Québec.

«On parle de jeunes, dont plusieurs d'âge mineur, de 16-17 ans, à qui on interdit de se battre dans la rue et dans les écoles, mais à qui on permet de le faire sur la glace. Il y a là une incohérence qu'il faut corriger le plus rapidement possible», croit à juste titre Pascal Bérubé, député du Parti québécois de la circonscription de Matane, qui pense que «le Québec doit donner l'exemple».

Après tout, il s'agit de l'éducation de nos jeunes dont on parle, tant ceux qui sont sur la glace que ceux qui les regardent. La violence, ou qu'elle soit, ne doit pas être considérée comme banale.
Eh misère qu'il y a de quoi désespérer si on se fie aux propos du whip du gouvernement, Norman MacMillan: «Écoutez, il n'y avait pas d'intention criminelle là-dedans. C'était une bataille de hockey. Il n'y a pas eu de blessures.» Ben oui, chose. C'est rassurant de savoir que pour cet élu, sur la glace, le Code criminel ne s'applique pas. Et puis, on peut se tapocher tant qu'on veut. Tant qu'on ne se casse pas la gueule. Misère intellectuelle.
À lire ce matin, cet excellent billet d'Yves Boisvert portant justement sur les valeurs éducatives du sport..

29 février 2008

Le leadership de Stéphane Dion

On remet beaucoup en question le leadership du chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion.
Je regarde cette photo et je me dis qu'il est bien capable de se pendre tout seul...

L'ordre public

En lien avec le billet précédent, voilà que la notion d'art et d'ordre public fait surface dans l'actualité avec cette nouvelle (ici et ici) le gouvernement Harper promeut un projet de loi qui restreindrait que le financement public des films et des émissions de télévision aux oeuvres qui ne contreviennent pas à l'ordre public, c'est-à-dire des oeuvres qui «contiennent, de l'avis du ministère, des scènes sexuellement explicites, de la violence excessive ou de la propagande haineuse.»

Allez lire les textes en lien: vous verrez des aspects absolument inquiétant. Par exemple, la décision de priver une oeuvre de financement public serait laissé à la discrétion d'un seul fonctionnaire. Ou encore le fait qu'il ne s'agisse pas de censure, selon la directrice générale adjointe aux industries culturelles de Patrimoine Canada, Annette Gibbons:. « La censure, c'est quand on dit qu'une production ne peut pas être montrée au public. Ce n'est pas ce qu'on fait. On dit que l'on ne veut pas financer certaines choses qui pourront être réalisées [sans subventions]. Le rôle de l'État est de bien gérer les fonds publics.»

Doit-on préciser qu'il existe déjà une sélection des films quant au financement public qu'on leur accorde et des lois quant à la propagande haineuse, par exemple? Doit-on faire la liste des films qui ont connu le succès sur la scéne international et qui n'auraient pas été financés avec de telles dispositions?

Bref, Patrick Senécal n'a qu'à bien se tenir s'il souhaite qu'on porte d'autres de ses romans au grand écran. Ça doit être un complot.
En complément ce texte.

19 janvier 2008

De manger et de la langue (modifié)

Deux faits tout petits ont suscité mon attention ce matin à la lecture des journaux. Je les partage avec vous.

Les muffins hallucinogènes

J'ai déjà traité de cet incident hier mais, ce matin, à la suite de cette blague de mauvais goût, certains camarades de classe du jeune inconscient ont pris sa défense dans cet article:
  • «Ben oui, il y avait du pot. Tout le monde le savait... sauf le prof. C'est ceux qui n'avaient pas déjeuné qui se sont sentis mal».
  • «Le gars voulait pas que ça finisse mal comme ça.»

Voilà pourquoi ma maman voulait que je déjeune bien tous les matins! Si jamais quelqu'un qui ne voulait pas que ça finisse mal tentait de m'intoxiquer au pot...

Et depuis quand doit-on excuser les actions d'un individu qui ne souhaitait pas qu'un incident regrettable survienne? «J'ai conduit mon char, pis j'étais paqueté. J'voulais pas la tuer ta blonde dans l'aut' char, té.»

Avec de tels raisonnements, on est en train de justifier une véritable société d'irresponsables. Quand on pose un geste stupide, on a au moins le courage d'en assumer les conséquences, il me semble. Sauf que j'oubliais qu'il y a le mot «stupide» dans cette phrase...

J'ose espérer qu'une des victimes poursuivra devant les tribunaux civils l'auteur de ce geste. Certains individus ne comprennent rien quand on tente de leur expliquer les choses ou s'en tirent avec des peines ridicules devant la justice. Peut-on au moins avoir le plaisir de les frapper au portemonnaie? Un tel recours serait assez facile à entreprendre et à gagner. Il n'y a que le montant de l'amende à verser aux huit victimes qui pourrait faire l'objet d'une contestation.
Vite, un bon avocat qui aime les causes médiatiques et que se paierait au pourcentage!
Une déclaration hallucinée

En réaction à la série d'articles du Journal de Montréal sur les difficultés de se faire servir en français, le vice-président du Parti québécois, François Rebello, a suggéré d'accorder un crédit de taxe aux entreprises qui obtiendraient leur certificat de francisation.
Dans La Presse, on rapporte que M. Rebello «croit que la seule façon de pénaliser la mauvaise attitude des commerçants qui refusent le français comme langue de travail est bien souvent d'y associer un coût.»

J'ai un malaise certain devant cette idée de donner une réduction d'impôts aux entreprises qui respecteraient tout simplement la loi et qui serviraient, entre autres, leurs clients dans la langue officielle du Québec. Il y a une limite à ne pas vouloir sévir et à faire du renforcement positif, il me semble! À quand un rabais sur les frais de scolarité des étudiants qui n'ont pas mis de pot dans les muffins qu'ils ont offerts à leur prof?

De plus, que le gouvernement lie de la sorte le respect de la langue officielle du Québec à une bête question d'encouragement financier me laisse un goût amer. Les entreprises délinquantes paieront leurs impôts comme d'habitude comme tout bon citoyen ordinaire et ne seront pas tenues de respecter la loi. C'est un peu comme si on octroyait indirectement un permis pour ne pas parler français. Moi, je ne mange pas de ce pain-là. Contrairement à ce qui est mentionné dans La Presse, il n'y a aucun coût supplémentaire associé à ce comportement délinquant et l'État (donc nous) se priverait même d'argent pour récompenser ceux qui font leur devoir de citoyen.
Au Québec, on a peur d'appliquer la loi en ce qui concerne les questions linguistiques. Bien sûr, il s'agit là d'un domaine à haute sensibilité politique.

Quant à moi, on a tout faux. Il faut cesser d'attendre du gouvernement qu'il fasse respecter la loi 101 en matière de commerce. En tant que consommateurs, nous détenons déjà un grand pouvoir financier: celui de ne pas acheter chez un commerçant qui ne respecte pas la loi. Nous ne sommes plus à l'époque de la domination des commerçants anglophones. Il existe une grande variété de boutiques et magasins ou l'on peut faire ses achats en français. Mais les Québécois et l'effort de se faire respecter...
Lisez ce texte de Stéphane Laporte qui résume bien ma pensée à ce propos.

En passant, une question me turlupine. L'utilisation du mot «dédiée» est-elle correcte dans la phrase suivante : «Je n'ai pas encore d'opinion définitive, mais ma suggestion pourrait être dédiée aux commerces de 1 à 50 employés.» Revenez-moi avec vos réponses. Je chercherai de mon côté.

18 décembre 2007

Big Brodeur approche

Protéger les gens contre eux-mêmes. Renoncer à l'éducation et simplement faire disparaître de la réalité publicitaire certains aspects des véhicules automobiles.


Voilà en substance les derniers amendements que la rapide et dangereuse ministre Boulet a déposés quant au projet de loi sur la sécurité routière. Cette dernière entend «interdire tout message publicitaire qui témoigne d'une insouciance à l'égard de la sécurité routière en présentant des situations qui encouragent des gestes imprudents, dangereux ou prohibés».


J'ai hâte de voir ce qui sera considéré comme «imprudents, dangereux ou prohibés». Il ne fait aucun doute que la dernière publicité de Jeep sera bannie: le conducteur a omis de mettre son clignotant en reprenant la route. Ou encore celle de Nissan ou un véhicule familial roule à 100 km à l'heure en plein désert.


Je ne dis pas que l'objectif de cet amendement n'est pas louable. Il est tout bonnement infantilisant et incohérent avec de nombreuses actions gouvernementales. Qu'attend la ministre pour légiférer sur les films et les jeux vidéos qui incitent nos jeunes à conduire comme des fous?
Dans la même veine, qu'attend son gouvernement pour interdire les publicités de Loto-Québec qui vendent de l'illusion? les publicités de bière et d'alccol qui vendent le plaisir social et l'amusement? les publicités de Mc Donald's qui mettent toujours en scéne des jeunes en pleine forme et pétant de santé?


Cette mesure, avec celle des photo-radars, me fait bien pleurer. N'est-il pas incohérent, par exemple, de vendre légalement des voitures qui peuvent rouler à 180 km à l'heure au Québec alors que la limite de vitesse maximale est de 100? Poser la question, c'est encore y répondre.


Je repense à ce conducteur de 18 ans qui a tué la jeune Bianca Michaud à l'Île-Perrot. Il conduisait la voiture manuelle de sa mère à toute vitesse dans les rues de cette municipalité. Pensez-vous que cet amendement aurait changé quoi que ce soit? N'aurait-il pas mieux valu tenter de le sensibiliser davantage aux risques reliés à la sécurité routière? Ne vaudrait-il mieux pas rendre responsable ceux qui prêtent leur véhicule de la sorte? Je ne sais pas.


Ce que je sais, par exemple, c'est que les loteries, l'alcoolisme et les maladies reliées à l'alimentation n'ont jamais été aussi répandus.

17 décembre 2007

Argent blanc

Dans la catégorie «message social», le Prof masqué vous suggère la prudence quand vous avez envie de retirer de l'argent d'un guichet automatique, surtout ceux n'appartenant pas à une institution financière reconnue. Pourquoi? Lisez le début de cet article de la Presse canadienne, vous comprendrez:

«Les guichets automatiques privés - ceux qui ne sont pas exploités par des institutions financières - peuvent être utilisés pour blanchir de l'argent avec une facilité alarmante, compliquant la tâche de l'agence fédérale chargée d'enquêter sur les transactions illicites.»

Un guichet anonyme dans un bar appartenant à des motards, ça ne vous éveille pas quelques soupçons?

05 décembre 2007

Un gouvernement incompétent

On le sait tous: il s'agit de confier un dossier à un fonctionnaire pour que tout s'écroule.

La dernière preuve en ligne : le pot produit par le gouvernement ne serait pas de qualité. Remarquez: si c'est Stephen Harper qui gère le dossier, ça se comprend un peu...

03 décembre 2007

Voici ce qui n'a pas fait la une

Lisez ce petit texte bien caché dans les pages du Journal de Montréal. Avouez qu'on se demande dans quel monde on vit. Je recopie ici les premiers paragraphes.

DPJ - Adolescent
Bientôt rapatrié

Le couple de Boucherville soupçonné d'avoir abandonné son fils en Haïti s'est vu retirer la garde légale de son enfant mardi, une étape de plus vers le rapatriement du jeune au Québec.

Le Tribunal de la jeunesse a accordé une requête pour transférer la garde légale de l'adolescent de 16 ans à la Directrice de la protection de la jeunesse.

La DPJ travaille depuis plusieurs mois à rapatrier l'adolescent au Québec. La décision du Tribunal permettra de placer ce dernier dans une famille d'accueil à son retour au Québec.

Adopté en bas âge dans un orphelinat haïtien par un couple de Boucherville, le jeune avait été «retourné » en Haïti vers l'âge de 11 ans, car ses parents n'étaient pas satisfaits de son comportement.

Plusieurs questions.
  • Pourquoi cet article n'est-il pas en première page?
  • Pourquoi les parents ne sont-ils pas poursuivis immédiatement par les autorités pour avoir abandonné leur enfant?
  • Si j'avais abandonné ma blondinette aux yeux bleus en Haïti, la nouvelle aurait-elle reçu un traitement différent?
  • Pourquoi certains s'imaginent-ils qu'il y a une garantie accompagnant les enfants adoptés»?

27 novembre 2007

Amusons-nous un peu!

Je sais, je sais: ce titre vous rappelle les désopilantes chroniques du Sélection du lecteur indigeste. Sauf que, quand l'actualité nous permet de nous amuser un peu, pourquoi s'en priver? Allons-y, cruellement.

L'enseignante et le nounours islamiste

Si vous avez un ours en peluche en classe, ne jamais l'appeler Mohammed comme nous le précise cet article :

«À Khartoum, au Soudan, une enseignante britannique, Gillian Gibbons, pourrait être passible de 40 coups de fouet, de 6 mois de prison ou d'une amende pour avoir laissé les enfants de sa classe nommer un ours en peluche Mohammed.»
Quand je pense qu'au Québec, un de mes accessoires de classe se nomme Patapouf et que le premier ministre du Québec ne m'a pas encore donné le fouet, je me dis que nous vivons dans un pays de liberté.
Le Tiers-monde éducatif québécois
On peut bien rire des nouvelles qui surviennent dans d'autres pays, le système d'éducation du Québec a toutes les allures de celui d'un pays sous-développé si on se base sur la venue de Médecins du monde dans nos écoles :
«Les élèves d'une dizaine d'écoles secondaires de Montréal auront la chance d'avoir un cours d'éducation sexuelle et d'être sensibilisés à la réalité du VIH-sida et autres maladies transmises sexuellement grâce à Médecins du monde et au groupe Sexperts, formé d'étudiants en médecine de l'Université McGill.»
Je ne sais pas, mais j'ai comme un malaise tout à coup.
Adoptez un petit Canadien!
En plus d'avoir recours à des médecins dont l'expertise est d'oeuvrer dans des milieux sous-développé, il n'est pas loin le jour ou des habitants de la Chine pourront se donner bonne conscience en adoptant un pauvre petit Canadien:
«En rendant public son rapport annuel, lundi, Campagne 2000 a constaté que la proportion d'enfants pauvres au Canada n'a pas diminué depuis 1989 - malgré des promesses répétées des gouvernements de s'attaquer à ce problème.«Dix-huit ans après la résolution multipartite de 1989 à la Chambre des communes, le taux de pauvreté chez les enfants est exactement le même», note le rapport, qui a reçu l'appui des trois partis d'opposition fédéraux.»

Le cerveau des sportifs

Le sport, c'est santé! Détrompez-vous, du moins si l'on se base sur ce texte :

«Une équipe de chercheurs de l'Université McGill a permis de démontrer une relation de cause à effet entre les commotions et les troubles dépressifs. Le suicide de l'ex-footballeur Andre Waters, l'an dernier, et le double homicide suivi du suicide du lutteur canadien Chris Benoît en juin dernier ont défrayé la chronique. Les autopsies des deux sportifs avaient révélé que leur cerveau était si endommagé par les commotions cérébrales, qu'il ressemblait à celui d'un homme de 80 ans à un stade avancé de la maladie d'Alzheimer.»

Un pas de plus dans la compréhension du comportement de Dave Hilton...

Le cerveau des patients

Aux États-Unis, certains médecins ont de la difficulté à distinguer la droite de la gauche selon ce texte :

«Depuis le début de l'année, trois patients ont été opérés au cerveau du mauvais côté par erreur dans un hôpital de Rhode Island aux États-Unis, qui vient de se voir infliger une amende de 50 000 dollars et un blâme du Département de la Santé de l'État.

Une suggestion: écrire au rouge à lèvres «côté droit» et «côté gauche» sur la boîte crânienne des patients.

«Nous sommes extrêmement préoccupés par la poursuite de ce schéma», a expliqué lundi le directeur du Département de la santé David Gifford dans un communiqué.»

Ouf! Nous voilà rassurés!

Le cerveau de la ministre Boulet?

C'est la question qu'on peut se poser quand on prend connaissance de cet texte :

«La ministre des Transports, Julie Boulet, n'écarte pas la possibilité de rehausser la vitesse minimum permise sur les autoroutes du Québec. Lors d'une conversation informelle avec des membres des médias, à Montréal, mardi, Mme Boulet a reconnu que le minimum de 60 kilomètres à l'heure sur les autoroutes pouvait représenter un danger tant pour les personnes qui circuleraient à cette vitesse que pour les autres usagers de la route.»

S'il y a a quelqu'un qui aurait dû ne pas parler de limite de vitesse, c'est bien elle, il me semble.

«Elle a toutefois admis, lorsqu'interrogée à ce sujet, qu'il pourrait être risqué de parcourir la distance entre Québec et Montréal à 60 kilomètres à l'heure sur l'autoroute 20 et qu'il serait opportun de revoir cette limite minimale.»

C'est vrai qu'avec toutes ces limousines de ministres qui roulent à 130 km à l'heure, les gens qui roulent moins rapidement sont des obstacles dangereux.

21 novembre 2007

La ministre Boulet

Depuis quelques jours, on se paie tous la tronche de la ministre des Transports Julie Boulet qui a affirmé dormir en guise d'excuse pour ne pas avoir remarqué les infractions au Code de la route de son chauffeur. Eh bien! je la crois. Moi aussi, je dormirais 15 minutes après m'être tapé un de ses discours...

Toujours est-il que Safwan nous explique, dans un récent billet, que «Boulet» se prononce «Boulé». Moi, je pensais plutôt que c'était «boulette» comme dans: «La ministre a encore fait une boulette.»

Mais non, mais non: je l'aime. Elle a seulement dû démissionner comme adjointe parlementaire du ministre de la Santé parce que sa pharmacie recevait des dosettes gratuites. Par la suite, on a découvert que l'édifice ou elle tenait son commerce hébergeait des médecins avec des loyers avantageux. Voilà maintenant qu'elle blâme son chauffeur qui, tout à coup, a profité de son sommeil pour conduire comme la majorité des Québécois alors qu'habituellement, il devait sûrement respecter les lois à la lettre.

Cré Julie! Voilà la preuve que la bêtise n'est pas que l'apanage de l'ADQ. Faut-il cependant s'en réjouir?

12 novembre 2007

Des écoles de quêteux

Pour qui écoute les débats à l'Assemblée nationale, l'information a été diffusée au grand public (deux personnes) la semaine dernière par l'ADQ. Ainsi, les élèves de l'école Explorami en sont réduits à recueillir des cannettes vides pour acheter des dictionnaires (ici, ici et ici).

L'initiative vient d'une enseignante qui en avait assez d'attendre du matériel neuf, semble-t-il. Certains des ouvrages de référence de sa classe avaient plus de 30 ans. En passant, j'écris «semble-t-il» par prudence parce que les enseignants ont souvent le dos large et que je doute que l'enseignante ait fait cette démarche sans en informer qui que ce soit dans son école.

«On était scandalisés, ça n'avait pas de bon sens qu'ils attendent d'avoir 800 canettes vides pour se payer un ouvrage», explique la mère de Claude Hébert, l'élève qui a signé une lettre envoyée aux entreprises et à son député adéquiste du coin.

Pour le directeur général de la Commission scolaire de la Riveraine, à laquelle appartient l'école Explorami, le remplacement des dictionnaires ne semblait pas compter parmi les priorités de l'établissement: «J'ai une auto qui est peut-être passée date, mais elle me déplace encore, lance Normand Perreault. Ils avaient des dictionnaires, mais ils étaient vieux. Dans le passé, l'école a sans doute jugé que ce n'était pas prioritaire de les changer.»

M. Nadeau devrait savoir que la ministre Courchesne veut faire de la maîtrise de langue française une priorité. «Passée date» est un calque de l'anglais. Un dictionnaire Colpron le lui aurait appris. Que dirait-il de ramasser des cannettes pour s'en acheter un? Quant à l'auto du DG, je doute qu'elle date des années 70. De même pour le mobilier de bureau du directeur de l'école Explorami, j'imagine

Ces choses étant écrite, à mon école, il a fallu quatre longues années de combat pour qu'on achète enfin des dictionnaires. Une année, alors qu'ils rédigeaient un texte sur les nouvelles technologies lors de l'examen ministériel d'écriture, mes élèves ne trouvaient pas le mot «Internet» dans les dictionnaires fournis par l'école. Ils étaient tout bonnement désuets.

Toute cette histoire n'est pas sans rappeler celle de cette commission scolaire ou les élèves recuillaient des fonds pour acheter des pupitres.

Pathétique.

11 novembre 2007

TLMEP: de la poutine intellectuelle et une erreur dans la dictée (ajout)

Tout le monde de l'éducation est en émoi: la réforme est en danger sous la gouverne de la ministre Courchesne. En effet, à l'émission Tout le monde en parle, la ministre a accepté de NOTER une poutine. Elle aurait pu la coter, la décrire. Non, la ministre l'a notée sur dix! Quelle analyse réductrice! De plus, je suis convaincu que l'Association des diététistes du Québec dénoncera le fait que la ministre ait mangé de la poutine. Quel mauvais exemple pour notre jeunesse!

Après son passage aux Francs-Tireurs, on aurait pu craindre le pire pour la ministre de l'Éducation, mais le manque de préparation de l'animateur mentonneux lui aura permis de ne pas trop se mettre les pieds dans les plats. Un exemple: la mauvaise qualité du français de certains enseignants. Le test dont la ministre a parlé existe déjà. Il n'a rien de nouveau. Et quand le roi Lepage dit à la blague qu'il y aura une pénurie d'enseignants à cause des exigences de ce dernier, il ne semble pas savoir qu'on manque déjà de profs dans nos écoles. Je ne parle pas non plus du bouffon qui semble ne pas connaître l'existence de la politique anti-malbouffe dans nos écoles.

Je ne me souviens plus qui a dit que la politique est une chose trop sérieuse pour la laisser aux politiciens. Dans la même veine, je suis convaincu que l'information est une chose trop importante pour la laisser aux animateurs d'émissions de variétés. Quel moment de télévision vide et complaisant!

De plus, voulez-vous rigoler, mais il y a une faute dans la dictée de la ministre, du moins si l'on se base sur le site de l'émission de Guy A. Lepage: «Si le destin m'eût voulue professeur, j'aurais pris sans hésiter dans ma classe le roi et son fou, telles deux petites pestes, et ce, sans aucun frais de leur part, ni deux cents piastres, ni deux cent cinquante sous.»

«Sans aucun frais» doit s'écrire «sans aucuns frais». Dans le cas présent, le mot «frais» a le sens de coût et commande le pluriel au déterminant «aucun». Tous les précis de grammaire l'indiquent. Même Le Petit Robert 2007 en fait état à la page 176. Pas fort...

La ministre va sûrement affirmer être mal citée. On paierait cher pour avoir l'original de son texte.
Hier soir, j'avais un rhume d'homme, donc je continue ici avec quelques observations supplémentaires. Je les place dans ce billet avec quelques réactions aux commentaires que j'ai déjà reçus pour un accès plus immédiat et pour que vous puissiez contater l'ampleur du désastre orthographique des compétences de la ministre.
«Voulue» pourrait ne pas prendre la marque du féminin puisque le genre du référent qui est complément direct («m'») n'est pas précisé, la ministre ayant omis de donner le titre de sa diquetée.
De plus, l'observation de Miss Math est très juste: «si la Ministre est cohérente avec l'Office québécois de la langue française, elle devra préférer le féminin "professeure" à l'épicène, puisque c'est la seule forme retenue par l'Office.»
Également, Patrick Huard peut récupérer des points puisqu'il est permis, avec les récentes modifications apportées à la grammaire et à l'orthographe, d'écrire «deux-cents» et «deux-cent-cinquante» avec un trait d'union. La ministre semble ignorer que l'Office de la langue française accepte ces modifications et qu'un élève ne peut être pénalisé s'il les emploie. Le MELS tolère la nouvelle orthographe, mais n'a pas pris véritablement position sur ce sujet alors qu'en France, Le Petit Larousse a annoncé son intention de prendre ce virage tandis que les dictionnaires Hachette sont 100% nouvelle orthographe. En attendant, le MELS n'est ni pour ni contre, bien au contraire. Cependant, dans son entrevue aux Francs-Tireurs, la ministre a indiqué être contre, mais elle n'a pas le droit de pénaliser un élève pour cela.
Enfin, la virgule avant le deuxième «ni» est fautive ou, soyons prudent, à tout le moins, est d'un usage flottant dans ce cas. (Grévisse: 125 c1 et 125 c4)

TVA

Lu dans la chronique de Louise Cousineau:

Développement ... épais à TVA

Un lecteur soupçonneux pense que TVA a fait exprès mercredi pour écrire sous son reportage sur les problèmes de français de nos élèves Problèmes d'ortographe en oubliant le h. Je n'en crois rien.
Il y a un an ou deux, alors que le comédien Luc Picard représentait l'organisme Développement et paix, le sous-titreur de TVA a écrit Développement épais. Je croyais que cet épais avait été muté. Il semble que non.

27 octobre 2007

Pendant ce temps, M. Parizeau...

Ineptie pour ineptie, avez-vous lu les propos de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau sur l'éducation?

Voici en gros ce que rappporte La Presse ce matin.

Jacques Parizeau invite à une réforme du système d'éducation de la même envergure que lors de la Révolution tranquille, particulièrement pour venir à bout de la «tragédie nationale» qu'est le décrochage chez les garçons. (...)

«Si une nation comme la nation québécoise veut l'indépendance, il faut alors surveiller deux choses, avertit M. Parizeau, économiste de formation. La productivité, qui est pas mal trop basse, et l'innovation.»

C'est là que Jacques Parizeau insiste sur l'importance de l'éducation. «Environ 20% des gens sortent de l'école sans diplôme, et trois sur quatre sont des garçons. Le décrochage des gars au secondaire est une tragédie nationale.» À l'Université de Montréal, a-t-il rappelé, il y a deux femmes pour un homme. «Il devient urgent de modifier complètement le système de formation professionnelle et technique», propose M. Parizeau. Il lie cela à la prospérité future du Québec. «Il y a donc à faire, sur le plan purement économique et de la croissance, un réexamen de tout le système d'éducation aussi profond que dans les années 60.»

Coudonc! On peut se demander ou vivait Monsieur depuis les 10 dernières années. Il doit bien être le seul Québécois à ne pas avoir entendu parler de la réforme.

23 octobre 2007

Jaziri et les médias: je t'utilise, tu m'utilises...

La saga de l'iman autoproclamé Jaïd Jaziri tire à sa fin. Mais, même de sa Tunisie natale, celui qui est entré illégalement au Canada en 1997 avec un faux passeport et en fournissant des renseignements inexacts sur ses antécédents judiciaires en France fait encore parler de lui en affirmant avoir été torturé par les autorités canadiennes lors de son transfert: . «C'était un cauchemar. J'ai été torturé psychologiquement et physiquement.» Rien de moins.

N'épargnant pas son fiel, le barbu personnage a même ajouté que, dans toute cette affaire, la Tunisie a été beaucoup plus intelligente que le Canada. Tant mieux, diront les plus cyniques puisque, maintenant, il séjourne dans ce pays.

Nuançons un fait immédiatement: il est fréquent pour un réfugié politique d'entrer au Canada avec un faux passeport. «Prenons l'exemple d'un réfugié politique tunisien: il est torturé, il est persécuté. On ne lui délivrera jamais un passeport tunisien. Comment va-t-il sortir? Il n'a pas d'autre choix que de se fabriquer un titre de voyage», explique l'avocate de M. Jaziri, Nawal Benrouayene.

Sauf que les ennuis du coloré imam remonte à plusieurs années. Tout d'abord, il a eu maille à partir avec la justice tunisienne parce qu'il a fondé une association islamiste illégale. Ensuite, il a résidé en France ou il a été reconnu coupable de coups et blessures volontaires devant sa mosquée. Au Canada, pour plusieurs, ses propos étaient à la limite de l'incitation à la haïne, notamment à l'égard des homosexuels. Bref, on ne peut pas dire que le personnage fuyait la controverse.

Devant les récriminations de l'imam expulsé, la réplique de l'Agence des services frontaliers du Canada été cinglante. Si la première partie du voyage s'est bien déroulée, l'imam a commencé à devenir incontrolable une fois rendu dans un espace public: ce dernier «se serait laissé choir au sol, se plaignant à grands cris de douleurs et refusant d'aller plus loin.» Il a alors été menotté et ramené dans l'avion en direction de la Tunisie. Une fois sur place, il a recommencé son manège à l'aéroport. Quand on aime se donner en spectacle...

Dans le cas de Jaïd Jaziri, il ne fait aucun doute que les médias québécois ont créé un monstre, au même titre que le maire Gendron, par exemple. Chacun y trouvait son compte: l'imam se voyait offrir une tribune de choix, suscitait la controverse et donnait un bon spectacle. Et tant pis pour l'éthique si cette grande gueule ne représentait pas l'esprit de la communauté musulmane du Québec et suscitait de l'antagonisme! Jusqu'à tout récement, un animateur télé continuait même de l'inviter à son émission alors qu'il avait remarqué que Jaïd Jaziri ne revêtait ses vêtements traditionnels que lorsqu'il était en ondes. On dirait un comédien avec un costume de scène, non?

Soyons honnêtes: les médias ont accordé trop d'espace à cet individu. On se serait attendu à un comportement plus responsable de leur part. Dans un contexte de fortes tensions autour des accommodements raisonnables, on avait bien besoin de laisser des pyromanes allumer des brasiers sur nos ondes.

Jaïd Jaziri expulsé, souhaitons maintenant que la communauté musulmane saura se doter de représentants moins controversés auprès des médias. Souhaitons aussi que ces derniers auront une attitude plus responsable qunat à ceux à qui ils donnent la parole.

En terminant, jamais je n'aurais jamais retourné cet imam en Tunisie, un pays ou l'on pratiquerait la torture, comme l'affiment plusieurs spécialistes et organisations gouvernementales (ici et ici). Le Canada ne sortira possiblement pas gagnant de cette saga.

«Il a eu ce qu'il méritait», m'a expliqué un de mes élèves. Désolé, mais je n'achète pas ce raisonnement. Et je comprends mal qu'on ne boycotte pas ce pays si ces accusations de mauvais traitements sont fondées. Et je comprends mal aussi qu'une école, ayant un programme d'études internationales, organise un voyage dans ce pays. Mais ça, c'est une autre histoire...

14 octobre 2007

Humour involontaire

Choisir le bon mot, tout comme Yves Tremblay, superviseur du Site historique maritime de la Pointe-au-Père, à propos du nauffrage de l'Empress of Ireland dans un article paru ici:

«Comme cette guerre (la Deuxième guerre mondiale), d’une importance beaucoup plus grande que celle de la tragédie de l’Empress, s’est déroulée au lendemain du naufrage, le paquebot a sombré dans l’oubli.»

11 octobre 2007

Bonsoir, il est parti!

Enfin, le bon sens a prévalu! Il aura fallu deux jours pour qu'on convainque ce serviteur de l'État de quitter son poste. Quelle honte!

Espérons que RBO n'en fera qu'une bouchée dans son spécial de fin d'année et que des poursuites criminelles seront portées contre ce que je crois être un fraudeur. Yves Boisvert, de La Presse, a d'ailleurs écrit plusieurs bons textes à ce sujet (ici, ici et ici).

09 octobre 2007

De l'argent du public et de l'éthique

Permettez-moi de relier deux événements: l'un tiré de l'actualité, l'autre de ma vie professionnelle.

Événement 1

Quel poste devrait occuper quelqu'un qui...
  • paie les partys de Noël les plus dispendieux au Québec à ses employés bien silencieux?
  • s'offre de l'alcool aux frais des contribuables dans un salon privé?
  • utilise un prête-nom pour réclamer des frais reliés à des cours d'anglais?
  • utilise encore un prête-nom pour réclamer des frais reliés à des repas?
Maire de l'arrondissement d'Outremont, bien sûr!

Comme on peut le lire ici et ici, certains, comme Stéphane Harbour, ont une définition du service public bien précise: me servir moi-même avant de servir les autres. Vite une enquête policière! Vite des accusations de fraudes! Et ou devrait finir un tel individu, croyez-vous?

En prison? Rien n'est moins sûr. S'il fallait scruter les comptes de dépense de nos décideurs publics, il y aurait de quoi hurler.

Dans une autre vie, j'ai eu l'occasion de découvrir que certains de nos députés étaient très amis avec les serveurs de la Grande-Allée à Québec et que ces derniers leur gardaient toujours une belle collection de reçus pour leur frais de dépenses...

Et je ne parle pas de ces chauffeurs de taxi qui remettaient des reçus vierges que pouvaient remplir leurs distingués voyageurs...

Et je ne parle pas non plus du matériel de bureau que certains prenaient sans aucune mesure de contrôle...

Événement 2

Je vais au congrès de l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF). Mes dépenses sont remboursées par l'école et les frais que je peux déduire sont basées sur ceux reconnus par ma commission scolaire pour ses employés:
  • Nuit à l'hôtel: 100$
  • Déjeuner: 10$
  • Dîner: 20$
  • Souper: 30$
  • Frais de déplacement: 0,37$ pour les 300 premiers kilomètres et 0,27$ pour les 200 kilomètres suivants. 111
Je dois être tout simplement radin, mais je paie très rarement 30$ pour un souper. Pis encore, comme il s'agit de fonds public, je me dis qu'on pourrait être un peu plus respectueux des taxes versées par les contribuables. Niaiseux pas à peu près.

Fort de mes convictions idéalistes, je décide de jaser avec un collègue bien en vue à mon école de ce montant que je trouve élevé et ce dernier me rabroue en me disant qu'avec un verre de vin ou une bière, trente dollars suffisent à peine à payer l'addition.

C'est alors que je comprends quelque chose: il est bien plus facile de dépenser quand il ne s'agit pas de ton argent et que tu te convaincs que tout le monde en fait autant.

Dans ma naïeveté intérieure, je me suis dit qu'on devrait interdire que les fonds publics servent à acheter de l'alcool ou des aliments qui ne respectent pas la politique alimentaire imposée dans nos écoles (...). Puis, je me suis rappelé ces serveurs de la Grande-Allée avec leurs piles de reçus et j'ai vu l'inutilité d'une telle mesure...

En passant, si vous faites le calcul, un cadre ou un dirigeant d'un commission scolaire de la région montréalaise qui va à Québec (envrion 250 km) coûte 155$ aux contribuables alors qu'il existe un service d'autobus aller-retour pour 68$.

Ma voiture, c'est le seul luxe que je me permettrai durant ce congrès. L'alcool aux frais des contribuables, très peu pour moi.

Ajout du 10 octobre 2007 tiré de cet article (pour rager davantage)

M. Harbour blâme deux anciens hauts fonctionnaires, le directeur général Yves Mailhot et le directeur général adjoint Jean-Claude Patenaude, d'avoir «trahi sa confiance».

Allez lire ce texte qui vous fera la liste des irrégularités de tous ces joyeux compères.

08 octobre 2007

Changement troublant

On peut constater que son voyage en Afghanistan commence à modifier physiquement Denis Coderre.

Avant son voyage









Au milieu de son voyage









À la fin de son voyage?