Je sais, je sais: ce titre vous rappelle les désopilantes chroniques du Sélection du lecteur indigeste. Sauf que, quand l'actualité nous permet de nous amuser un peu, pourquoi s'en priver? Allons-y, cruellement.
L'enseignante et le nounours islamiste

Si vous avez un ours en peluche en classe, ne jamais l'appeler Mohammed comme nous le précise
cet article :
«À Khartoum, au Soudan, une enseignante britannique, Gillian Gibbons, pourrait être passible de 40 coups de fouet, de 6 mois de prison ou d'une amende pour avoir laissé les enfants de sa classe nommer un ours en peluche Mohammed.»
Quand je pense qu'au Québec, un de mes accessoires de classe se nomme Patapouf et que le premier ministre du Québec ne m'a pas encore donné le fouet, je me dis que nous vivons dans un pays de liberté.
Le Tiers-monde éducatif québécois
On peut bien rire des nouvelles qui surviennent dans d'autres pays, le système d'éducation du Québec a toutes les allures de celui d'un pays sous-développé si on se base sur
la venue de Médecins du monde dans nos écoles :
«Les élèves d'une dizaine d'écoles secondaires de Montréal auront la chance d'avoir un cours d'éducation sexuelle et d'être sensibilisés à la réalité du VIH-sida et autres maladies transmises sexuellement grâce à Médecins du monde et au groupe Sexperts, formé d'étudiants en médecine de l'Université McGill.»
Je ne sais pas, mais j'ai comme un malaise tout à coup.
Adoptez un petit Canadien!
En plus d'avoir recours à des médecins dont l'expertise est d'oeuvrer dans des milieux sous-développé, il n'est pas loin le jour ou des habitants de la Chine pourront se donner bonne conscience en adoptant un pauvre petit Canadien:
«En rendant public son rapport annuel, lundi, Campagne 2000 a constaté que la proportion d'enfants pauvres au Canada n'a pas diminué depuis 1989 - malgré des promesses répétées des gouvernements de s'attaquer à ce problème.«Dix-huit ans après la résolution multipartite de 1989 à la Chambre des communes, le taux de pauvreté chez les enfants est exactement le même», note le rapport, qui a reçu l'appui des trois partis d'opposition fédéraux.»
Le cerveau des sportifs
Le sport, c'est santé! Détrompez-vous, du moins si l'on se base sur
ce texte :

«Une équipe de chercheurs de l'Université McGill a permis de démontrer une relation de cause à effet entre les commotions et les troubles dépressifs. Le suicide de l'ex-footballeur Andre Waters, l'an dernier, et le double homicide suivi du suicide du lutteur canadien Chris Benoît en juin dernier ont défrayé la chronique. Les autopsies des deux sportifs avaient révélé que leur cerveau était si endommagé par les commotions cérébrales, qu'il ressemblait à celui d'un homme de 80 ans à un stade avancé de la maladie d'Alzheimer.»
Un pas de plus dans la compréhension du comportement de Dave Hilton...
Le cerveau des patients
Aux États-Unis, certains médecins ont de la difficulté à distinguer la droite de la gauche selon
ce texte :
«Depuis le début de l'année, trois patients ont été opérés au cerveau du mauvais côté par erreur dans un hôpital de Rhode Island aux États-Unis, qui vient de se voir infliger une amende de 50 000 dollars et un blâme du Département de la Santé de l'État.
Une suggestion: écrire au rouge à lèvres «côté droit» et «côté gauche» sur la boîte crânienne des patients.
«Nous sommes extrêmement préoccupés par la poursuite de ce schéma», a expliqué lundi le directeur du Département de la santé David Gifford dans un communiqué.»
Ouf! Nous voilà rassurés!
Le cerveau de la ministre Boulet?

C'est la question qu'on peut se poser quand on prend connaissance de
cet texte :
«La ministre des Transports, Julie Boulet, n'écarte pas la possibilité de rehausser la vitesse minimum permise sur les autoroutes du Québec. Lors d'une conversation informelle avec des membres des médias, à Montréal, mardi, Mme Boulet a reconnu que le minimum de 60 kilomètres à l'heure sur les autoroutes pouvait représenter un danger tant pour les personnes qui circuleraient à cette vitesse que pour les autres usagers de la route.»
S'il y a a quelqu'un qui aurait dû ne pas parler de limite de vitesse, c'est bien elle, il me semble.
«Elle a toutefois admis, lorsqu'interrogée à ce sujet, qu'il pourrait être risqué de parcourir la distance entre Québec et Montréal à 60 kilomètres à l'heure sur l'autoroute 20 et qu'il serait opportun de revoir cette limite minimale.»
C'est vrai qu'avec toutes ces limousines de ministres qui roulent à 130 km à l'heure, les gens qui roulent moins rapidement sont des obstacles dangereux.