01 juillet 2008

Poésie grisâtre

J'ai recommencé à lire. Un peu. Pas grand-chose. Rien comparé à l'habitude. Sauf que j'écris des poèmes sur les quatrièmes de couverture et les pages blanches des romans que je m'efforce de terminer. En auto parfois, je me range sur l'accotement pour modifier un vers, ajouter un mot.

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Elle me manque comme au premier matin
Ou l'aurore avait séparé nos corps et abrégé nos ébats.
Son absence était alors une promesse de retour
Comme un feu renaît de ses cendres.

Elle me manque comme au premier matin,
mais il n'y a aujourd'hui ni ébat ni feu ni flamme.
Son absence reste, éternelle,
mais vide de sens, de raison, de passion.

Elle me manque comme au premier matin.

2 commentaires:

Zed Blog a dit…

Une TS, Ça ne te dit rien? Parce que tu sais qu'à 16 ans, les enfants ont le droit de choisir avec qui ils veulent vivre et tout. Ça pourrair peut-être être intéressant d'avoir un médiateur ou une médiatrice avant.

J'ai pris des anti-dépresseurs. En plus d'une dépression majeure, j'avais un problème de sérotonine, particulièrement en période de menstruations. Il n'y a aucune honte là-dedans. Au contraire, c'est prendre soin de soi. La dépression, c'est plus profond, plus long et avec plus de dangers de rechute et de séquelles plus on attend. Quand on a un dérangement d'estomac on n'a pas honte.

Si tu préfères effacer, tu peux le faire. L'important pour moi est que tu lises. L'important pour moi est que tu continues à prendre soin de toi. À mettre en perspective du mieux que tu peux. Je ne suis pas apte à donner de leçons à titre de championne ou parce que je suis la meilleure, juste de mon mieux tendre la main.

xox

Une femme libre a dit…

Je ne me permettrai pas de réagir au contenu complet du billet suivant puisque vous avez clairement indiqué que vous n'en vouliez pas de commentaires. Je me dois cependant de réagir à une toute petite partie de celui-ci (bien que j'aurais tout plein à dire sur la totalité du billet), soit la partie sur le pusher de pilules anti-dépression. Professeur Masqué, par pitié, allez passer un examen de santé complet, tests de sang inclus et parlez de votre état en toute sincérité à un médecin. Et ne refusez aucune option de guérison. Plein de gens se sont déjà sentis comme vous vous sentez actuellement et plusieurs s'en sont sortis avec le traitement approprié. Vous avez droit à la santé et au bonheur.