12 octobre 2010

TECFÉE: révélateur des lacunes de l'enseignement du français

Petite nouvelle dans le JdeM ce matin: les futurs profs échouent toujours leur examen de français.

«(...) une situation qui révèle de sérieuses lacunes dans les notions qu'on leur a inculquées à l'école secondaire et au cégep, estiment plusieurs observateurs.»

«Le porte-parole de l'UQAT, Bernard Pelletier, croit que la piètre performance des étudiants à ce test révèle des lacunes dans les notions de français qu'on leur a inculquées avant leur entrée à l'université.»

«C'est très inquiétant, ce qui se passe, confie le vice-recteur ( de l'université du Québec en Outaouais) Denis Dubé. Les compétences en français des étudiants qui nous arrivent laissent à désirer plus souvent qu'autrement», déplore-t-il.»


Mettez ce texte en lien avec l'expérience menée par Benoit Paquin et rappelez-vous que tous les futurs profs ont réussi leur épreuve d'écriture au secondaire et au collégial. Or, quelle est une des différences majeures entre le TECFÉE et les épreuves secondaire et collégiale? Les deux dernières ne mesurent pas vraiment les connaissances grammaticales des élèves. On peut y contourner ses difficultés assez facilement. La première, par contre, est plus exigeante et demande une bonne connaissance de la grammaire française.

Voilà la preuve par deux que l'examen d'écriture du MELS au secondaire et au collégial est une évaluation à revoir.

20 commentaires:

Anonyme a dit…

Ce genre d'examen est bourré de règles d'exception et de grammaire rarement utilisée. J'ai toujours tenu pour acquis qu'on cherchait à faire échouer le plus de profs possible pour justifier le manque de connaissance du français chez la majorité des étudiants. Sans compter que l'échec de ces examens, constitue une belle vache à lait pour les universités...je le sais, j'ai passé cet examen à trois reprises...total: plus de $200 en frais de cours!

Il est assez évident que le problème vient du fait que l'enseignement du français au primaire, secondaire et au Cégep est particulièrement déficient surtout s'il vient d'enseignants qui ont supposément passé l'ancien examen de français.

Je crois qu'on s'acharne un peu trop sur les enseignants en ce moment. Il y a pénurie d'enseignant et de suppléant et on a un gouvernement qui s'acharne sur à faire échouer ses futurs enseignants sur des règles d'exceptions ou sur des textes et un langage qui ne s'apparente pas du tout à la réalité actuelle.

Je serais bien curieux de faire passer ce nouvel examen à nos penseurs du MELS et à bien des membres de la Direction et enseignants de plusieurs écoles pour voir s'ils seraient en mesure de réussir ce que le MELS appelle maintenant, ses nouveaux standards!!

Lorsque vous regardez comment les jeunes aujourd'hui se parlent sur le net ou par texto, il n'est pas surprenant qu'ils ne sachent pas écrire la langue correctement. Ils sont capables de la parler, mais l'écrire avec toutes ses règles bidon...c'est à en douter.

De plus, comme on semble vouloir niveler par le bas avec la nouvelle terminologie de plus mots...style: ognon plutôt qu’oignon...cela cré encore plus de confusion.

Si on veut simplifier le français, ce n'est pas en changeant la terminologie des certains mots, mais en changeant probablement certaines règles qui m'apparaissent totalement dérisoires :

Exemple: part. passée avec être qui s'accorde...avec avoir ne s'accorde pas: Qui est l'imbécile qui a décidé ça au cours de l'histoire? QU'il s'accorde ou pas, ne change absolument rien à la compréhension d'un texte. Je vous épargne le reste des absurdités grammaticales.

Enfin, ceci n'est qu'une partie de mon opinion. Je suis enseignant en éducation physique. Plusieurs diront que je n'enseigne pas grand-chose, mais comme je suis passé par les mêmes cheminements que les autres enseignants, je crois que mon opinion vaut autant qu'un autre.

Paul C. a dit…

Et dire que la langue se veut le véhicule de la pensée...

Mam'Enseignante a dit…

Pour être passée par là, il n'y a pas si longtemps, effectivement, ce test est une trappe à financement pour les universités.

Les universités étant en manque flagrant de financement, elles ont tout intérêt à avoir le maximum d'étudiants dans les salles de classe.

Madame Lefrançois m'a elle-même envoyée faire le test de la TELUQ afin que je puisse conserver ma place au BAC.

Avant d'aller faire le test demandé, j'ai payé un professeur de la TELUQ afin de relever mes éventuelles difficultés et être en mesure d'y remédier avant de me jeter dans la gueule du loup. Le professeur en question m'a demandé pourquoi j'étais devant lui... Au questionnaire préparatoire, j'avais deux petites erreurs qui ont nécessité quelques minutes d'explication et une production écrite parfaite (écrite sur l'honneur, sans aucun outil).

Lorsque j'ai amené mes résultats à Madame Lefrançois, c'est tout juste si elle ne m'a pas craché au visage en me disant que le test de valait rien et qu'il n'était en aucun cas de niveau universitaire??? Malgré que c'était à leur demande que j'avais fait ce test puisque j'échouais les tests d'université...

Je ne me vante pas d'avoir échoué les tests universitaires, mais comme ils sont faits d'exceptions et de pièges à outrance, sous la pression, c'est facile de passer à côté, ce qui m'est malheureusement arrivée.

Je défie plusieurs enseignants n'ayant pas à utiliser ses règles de grammaires complexes ainsi que de l'orthographe recherché de façon quotidienne de sans sortir haut la main!

Rumeur (dont je doute le fondement, mais bon, c'est le principe de la rumeur!): Il semblerait que tous les profs (même ceux en fonction depuis plusieurs années) auront à subir le nouveau test de français et que les employeurs pourront demander une formation adéquate pour remettre à niveau tous les profs...

Anonyme a dit…

L'enseignement du français doit être revu dès la base: à la maison, à la garderie, à la pré-maternelle, à la maternelle, au primaire, secondaire, collégial et universitaire.

Comment voulez-vous que des parents qui parlent mal puissent apprendre un bon français à leurs jeunes enfants? L'effet de contamination fait boule de neige.

Parlons bien, nous écrirons mieux.

Le professeur masqué a dit…

Anonyme: je ne crois pas à la théorie du complot. Tout est une question de regard. Avant, des jeunes ne connaissaient rien à la grammaire et devenaient profs. Là, il y a des examens difficiles (j'y reviendrai) et on chiâle encore!

Pourquoi ne pas dire que, maintenant, les étudiants qui veulent être profs en savent plus qu'avant, sont meilleurs? On chiâlait avant, on chiâle encore.

On s'assure d'une qualité qu'il n'y avait pas avant. On accorde de l'importance à la langue. C'est un pas dans la bonne direction et on pourrait s'en servir pour valoriser la profession. Parce que la situation avant devenait franchement désespérante et embarrassante. Un vrai cercle vicieux! Et on passait un très mauvais message aux jeunes: pas besoin de connaitre ta langue pour être prof.

Un examen rempli de trucs pas utiles qui ne correspond pas à la réalité d'aujourd'hui? Là, je n'achète pas. L'utilité du savoir est un argument dangereux. On répète le fameux «Ça me servira à rien» de nos élèves. Et puis, peut-on être trop connaissant? Fuck! Si on veut pousser nos jeunes élèves, il faut peut-être accepter d'être poussés aussi...

Je serais parfaitement d'accord qu'on demande à tous les intervenants en éducation de correspondre à ces nouveaux standards. On rigolerait un peu. En même temps, il ne faut pas non plus capoter. je crois que ceux qui sont en contact direct avec les jeunes ont l'obligation de bien connaitre la langue française.

Pour moi, un prof d'éducation physique qui connait sa langue, c'est aussi important qu'un prof de français qui est capable de faire du sport avec ses élèves. Ça amène le jeune à comprendre l'importance d'être plus complet.

Le professeur masqué a dit…

Mame Enseignante: hey, si cette rumeur est vraie, je vais faire du fric à enseigner à mes collègues... Je vais même pourvoir travailler au noir, puis fourrer l'impôt comme un garagiste ou un ouvrier de la construction.

Cela étant écrit, je crois difficilement à cette théorie du complot, comme j'ai dit. Et pour le «ils sont faits d'exceptions et de pièges à outrance», encore une fois, j'ai mes réserves. Pourquoi ne pas vous vanter d'avoir réussi le TECFÉE au lieu de le dénigrer?

Le professeur masqué a dit…

Autre anonyme: «L'effet de contamination fait boule de neige.» Voilà un aspect important de la volonté d'exiger une meilleure maitrise du français de la part des nouveaux enseignants. Il est regrettable que cette mesure ne s'applique pas aux vieux comme moi.

Profquifesse a dit…

Il faudrait en effet pouvoir consulter le test en question avant de se prononcer sur sa pertinence, mais je ne serais pas surpris outre mesure qu'on y fasse un bonne part aux adjectifs de couleur, aux participes passés avec verbes pronominaux, à l'emploi des majuscules et autres délicates subtilités qui font le miel des correcteurs d'épreuve et des spécialistes de la langue.
Pour ma part, je n'en démords pas : à force d'enseigner la grammaire pure à l'aide d'exercices à trous, de façon tout à fait artifielle et mécanique, on perd de vue l'idée qu'une langue est un ensemble cohérent dont participent la grammaire, la syntaxe et l'orthographe. En mise à niveau au collégial, les étudiants qui réussissent très bien les exercices de ce genre sont pourtant incapables de repérer leurs fautes dans leurs rédactions, d'où la nouvelle commande du ministère qui nous forcera dès l'an prochain à leur montrer à réviser. En première année de cégep, leur montrer à réviser ! Après douze années de scolarisation !

Je suis d'accord cependant pour qu'on s'assure que les profs de toutes les disciplines parlent avec un minimum de respect des règles. Ça m'énerve de voir les profs d'éducation physique parler un mélange de franglais, des profs de français parler (et écrire) en joual pour faire jeune et branché, mais ce n'est pas un test de français supplémentaire qui va changer quoi que ce soit de point de vue hélas. Parler un bon français au Québec, c'est de plus en plus considéré comme élitiste, dépassé, voire carrément vieille France.
On vient de remettre Gaston Miron à la mode, mais je ne crois pas qu'on écoute vraiment ce qu'il dit sur notre humiliation collective.

Le professeur masqué a dit…

Profquifesse: je suis d'accord qu'un test de grammaire à choix de réponses n'est pas le seul type d'évaluation. Il constitue un complément à une épreuve d'écriture, je crois.

Oui, de façon plus globale, on devrait revaloriser la langue française au Québec. Mais à vous lire, on dirait qu'on est revenu à l'époque du frère Untel. Misère...

Pour la révision au collégial, c'est la prof patente de l'échec de l'enseignement du français dans les niveaux précédents. En fait pas tellement l'enseignement que l'évaluation. Les élèves ne révisent pas et ils passent malgré tout. Alors, pourquoi réviser!

Profquifesse a dit…

Le frère Untel était un curé de la langue. Il déplorait le fait que ses étudiants parlent et écrivent joual : je ne le déplore pas, je le constate et me réjouit que l'école puisse leur apprendre à maîtriser un outil qui leur sera utile toute leur vie. Il est normal de parler jeune à 15 ou à 18 ans, triste de s'efforcer de faire de même à 40 comme le font certains collègues

Mam'Enseignante a dit…

Mais comme quoi un test n'est pas garant de tout, en 3e année de BAC, dans le travail de session, j'avais 2 erreurs (une de la part de mon ami Word qui tente à tout prix de réfléchir à ma place et l'autre où j'ai glissé la lettre "t" à un peu) sur un travail de 15 à 20 pages (ma mémoire défaille!)

J'ai tellement eu la chienne lorsque la chargée de cours a annoncé les résultats catastrophiques de ce travail: plus de la moitié des étudiantes échouaient le travail par le biais de l'orthographe et la conjugaison!

Là où ça fait mal, c'est que pour être admis en 3e année, on doit avoir un test de classement réussi ou un Français mise à niveau pour futurs enseignants réussi... Je n'avais rien de tout ça, m'étant fait réadmettre avec un SEL niveau secondaire 5 comme si gentiment spécifié par Madame Lefrançois...

J'avais le meilleur travail de mon groupe...


Entièrement d'accord pour que les enseignants, peu importe la matière, aient un excellent français en tout temps! Cependant, pour les règles d'exception, il n'y a pas de mal à se référer aux outils de référence. Bien plus utile de savoir les utiliser que d'apprendre à se bourrer le crâne avant un examen pour tout oublier sitôt le crayon déposé...

Prof qui fesse: Entièment d'accord avec vous! Les exercices à trous, qu'on corrige collectivement ou que l'on souligne les erreurs n'apprennent absolument rien aux élèves, sinon qu'à faire pile ou face...

Prof masqué: Je ne peux pas me vanter d'avoir réussi le TECFÉE: je ne l'ai pas fait. J'ai obtenu mon diplôme tout juste avant l'implantation de ce test... J'ai fait un autre test de classement dont j'oublie malheureusement le nom...

Jonathan Livingston a dit…

Il faut parfois se bourrer le crâne pour laisser une trace quelque part qui alerte justement le temps venu et fait consulter l'outil.

La mémoire oublie faute d'utilisation fréquente. Ce n'est pas parce qu'on n'utilise pas souvent un savoir qu'il n'est pas valable. Autrement, il n'y aurait pas grand chose d'important en ce monde.

Enfin, quand on a une bonne conception du fonctionnement de la langue, le bourrage de crâne n'est pas bien long à faire et ressemble davantage à une révision.

Le problème aujourd'hui, c'est qu'on a transformé le cours de français en un fourre-tout de linguistique, de communication, maintenant de promotions d'activités culturelles à mariner dans les domaines machins de formation, les sujets importants sur lesquelles l'intelligentsia nous enjoint de réfléchir. Les lobbies ont bien travaillé!

Un cours de langue, de pratique de langue une heure par jour, donnait ses chances de réussir. Quand je lance des jeunes dans une rédactions longues et qu'ils mettent, je suis optimiste, une semaine de cours à rédiger, la leçon de grammaire des semaines précédentes s'oublie faute d'entretien. S'il faut en plus y ajouter la formule de la préparation avec dossiers ou une recherche, on n'est pas sorti de l'auberge. Une fois dans l'année, je veux bien. A tous les mois, on ne fait plus trop de grammaire. Pas pour la peine en tout cas.

Combien d'activités de grammaire de texte et autres activités de perfectionnement inventées par des linguistes en herbe programmons-nous à des jeunes qui ne savent qu'à peine détecter la différence entre un adjectif et un nom? Pure perte de temps.

L'approche est souvent superficielle, à la va vite, aux trucs alambiqués, avec une terminologie confondante. On s'ennuie de l'analyse grammaticale et de l'analyse logique qui formaient la colonne vertébrale de nos apprentissages en grammaire un peu avant 1995 que la plupart des profs enseignaient avec une certaine cohérence professionnelle. Cherchez les sections révisions de la base à refaire à chaque mois de septembre dans les cahiers d'exercices des élèves. Réviser est devenu une perte de temps. On est dans l'aller de l'avant avec la pensée magique que tout ira bien. Aujourd'hui, on en est à la énième grammaire nouvelle sur le marché avec ses subtilités terminologiques renouvelées à chaque édition.

Un ménage de printemps s'impose. Au delà du test qui dévoile les défauts et l'inefficacité de la méthode. C'est à la méthode qu'il faut travailler...

Après on peut bien chialer contre la difficulté du français, qui est en décalage avec notre dialecte de tous les jours, ou on peut admettre que c'est le cœur de notre culture et commencer à l'assumer.

Le professeur masqué a dit…

Jonathan: je partage.

Anonyme a dit…

Le TECFEE est disponible en librairie: pas fort ceux qui ne le savent pas :(
Peut-être que les élèves devraient commencer à savoir à quoi sert une librairie!

PM, expliques-tu à tes élèves l'importance d'une librairie dans une vie scolaire (et après)? Un(e0 libraire aussi? Tu en sais quelque chose.

Le professeur masqué a dit…

Anonyme: en fait, c'est un cahier de préparation qui est disponible.

Hélène a dit…

Deux collègues en formation (futures profs d'anglais) viennent tout juste de recevoir leur résultat : 80 % et 83 %. Je compte bien franchir la barre des 80% , je passerai l'examen en janvier. J'ai acheté le cahier, car mes anciennes grammaires et outils ne me renseignent pas sur les changements apportés depuis 1990: écriture des nombres (par ex:quatre-mille-deux-cent-quatre-vingt-dix-huit), etc...
Je n'entrevois aucun problème avec le vocabulaire(culture générale), la rédaction , mais préfère réviser toutes les exceptions avant de le passer.

Anonyme a dit…

"Exemple: part. passée avec être qui s'accorde...avec avoir ne s'accorde pas: Qui est l'imbécile qui a décidé ça au cours de l'histoire? "

Misère! C'est prof, ce gars-là???

Mooki

coach98 a dit…

@ Anonyme(Mooki)

Assez gratuit comme commentaire contre Anonyme le prof d'éduc!

Bon, son exemple n'est pas le meilleur, mais son commentaire vient un peu me chercher.

Je suis moi aussi éducateur phys. L'an dernier nous discutions justement de ce fameux test de français avec des stagiaires et je vous avouerai que j'en ai un peu bavé de ce côté-là lorsque je l'ai passé...deux fois! On nous demande d'être des experts en français pourtant c'est comme éducateur physique que j'ai fait mon Bacc. Je me considère "expert" en éducation à la santé et non en français. Mon travail consiste à faire bouger la génération la plus paresseuse qu'il m'ait été de voir depuis belle lurette...pas de faire la correction grammaticale durant une séance de 50 minutes d'activité physique. Je suis bon en français, mais pas excellent ou expert...les experts en français, devraient être les profs de français...pas les profs de math, d'art plastique et encore moins d'anglais!!!!!! Je me suis fendu le c.. en quatre à l'université pour être le meilleur de ma profession....j'ai investi beaucoup de temps à trouver des solutions pour faire bouger notre génération bouboule des années 2000, pas à connaître les règles d'exceptions de notre grammaire.

Qu'on nous donne donc un peu de "slak" parce qu'on ne maîtrise pas totalement la langue de Molière. Anonyme n'a pas totalement tort dans son commentaire et il rejoint pas mal plus de monde que vous ne le croyez.

J'aime sa phrase "Je suis enseignant en éducation physique. Plusieurs diront que je n'enseigne pas grand-chose..." c'est ça qui est malheureux aujourd'hui. On passe encore pour des pousseux de ballon et pourtant je suis considéré comme un expert en éducation à la santé. Je me suis quand même tapé quatre ans d'université...ce n'est pas rien il me semble?

Une majorité de parents disent à leur enfant...j'en ai été témoin dans ma face une fois...que l'éducation physique ce n'est pas important...ce n'est pas une matière académique et plusieurs profs...je me retiens pour ne pas en nommer quelques-uns...disent la même chose haut et fort et que l'activité physique prive les élèves de périodes précieuses pour des matières académiques qu'ils disent importante!!

Il y a probablement des aspects de l'enseignement qui sont peut-être un peu plus importants que la maîtrise totale de la langue française...j'ai parfois l'impression qu'il y a bien du monde qui passe à côté du vrai problème...

Anonyme a dit…

J'ai fait ma scolarité de prof d'éduc. Après mon deuxième stage, j'ai décidé que ce n'était pas ma place - ce n'est donc pas moi qui vais dénigrer les profs d'éducation physique. Ceci dit, je maintiens mon commentaire, que j'aurais fait sans égard à la discipline.

Son exemple n'est pas le meilleur, dites-vous. Je ne peux que vous donner raison : on touche ici à de la grammaire de base, pas à des connaissances pointues ou à "la maîtrise totale de la langue française", pour reprendre votre propre phrase. Cela tient presque du mépris pour la langue.

Mooki

Le professeur masqué a dit…

Hélène: les deux graphies sont acceptées, en passant.

Coach98: je pense de Mooki voulait montrer qu'il faut s'assurer de ne pas faire d'erreurs ou écrire des bêtises quand on dénonce quelque chose. Ça nuit au propos général. Mais je suis d'accord qu'il ne faut pas s'éloigner de l'essentiel du propos, malgré tout.

Par contre, je pense que, dans un monde idéal, un prof devrait être pas mal bon dans tout et ne pas dévaloriser une autre matière. J'ai assez hâte de jouer au hockey cosom avec mes élèves, question de leur montrer que je suis prof de français et pas trop pire au cosom.

Il m'arrive souvent de saluer en classe un collègue qui enseigne l'anglais. Et même si ma connaissance de la langue de Shakespeare est moins que moyenne, je converse avec lui dans cette langue et fais un effort. J'incarne alors l'idée qu'il faut essayer.

Avez-vous idée de combien de collègues massacrent le français à l'oral? Quand ils y vont à grands coups de «quand que», ce sont les «si j'aurais»...

Je pense qu'on a tort de se réduire à «Je suis un prof d'éducation physique. Alors, le français, c'est pas si utile...» Quand les élèves ont vu une année qu'un prof d'éduc et moi nous livrions à des joutes de grammaire, ils n'en sont pas revenus...