Impression de lecture sur un roman policier lu il y a quelques semaines, mais que j'avais prêté à une amie.11 avril 2008
Un roman intéressant
Impression de lecture sur un roman policier lu il y a quelques semaines, mais que j'avais prêté à une amie.20 mars 2008
Quelques lectures masquées (ajout)
Ma marotte de la Deuxième Guerre mondiale
Prof masqué lit beaucoup sur la dernière grande guerre. L'horreur de ce conflit, l'importance des médias et de la propagande...
La bombe de Hitler (Rainer Karlsch) : ce livre a eu un certain écho en Europe. Contrairement à la pensée commune, l'auteur tend à démontrer que l'Allemagne de Hitler aurait eu en sa possession dans les dernières semaines du conflit quelques bombes nucléaires tactiques. Long ouvrage fastidieux et très technique. Néanmoins, il suffit de penser à ce qui serait survenu si les Nazis avaient pu...
Eva Braun - dans l'intimité d'Hitler (Daniel Costelle) : La compagne d'Hitler aimait tourner de courts films. Ce livre nous présente des images inédites de l'intimité de celui qui aura marué funestement le 20e siècle. Un ouvrage troublant.
J'étais garde du corps d'Hitler (Rochus Misch) : L'auteur nous raconte les cinq années ou il a été au service d'Adolf Hitler. Si on peut reprocher à Misch de réécrire l'histoire de façon à se disculper, il nous livre un portrait saisissant des derniers jours du leader nazi.
La guerre des faux-monnayeurs (Lawrence Malkin) : lors de la Deuxième Guerre mondiale, les Allemands ont mis en branle une opération de déstabilisation économique contre l'Angleterre. En utilisant l'expertise d'imprimeurs juifs détenus dans des camps de concentration, ils ont inondé l'Europe de fausses livres sterling. Voilà ce que raconte cet ouvrage qui apporte un éclairage nouveau sur cet épiosde historique peu connu. Ce procédé remonte à l'Antiquité, mais il a mis à mal la réputation la Banque d'Angleterre.
Ni oubli ni pardon (Danny Baz) : cet ouvrage raconte les activités d'une organisation américaine qui aurait enlevé et exécuté le criminel de guerre Airbert Heim. On peut douter de l'authenticité de ce récit que se déroulerait entre autres au Québec tant il contient des erreurs de faits.
Quelques romans policiers et d'espionnage
Une expérience de lectures sans romans policiers serait comme une journée sans fromage. Bref...
Collection macabre (Jack Kerley) : dans la veine des Moïse Thériault qui comptent sur leur réputations de meurtrier pour vendre leurs oeuvres d'art sur des sites Internet... Ce roman explore un monde assez troublant: les collectionneurs d'objets reliés à des criminels célèbres. Le récit est assez standard pour le genre, mais c'est surtout la découverte de cet univers dont on aurait jamais voulu soupçonner l'existence qui confère au livre un aspect intriguant, (8,0 sur 10)
La Disparue (Michael Robotham) : un détective trouvé à demi mort et amnésique part à la recherche d'une jeune fille enlevée trois ans plus tôt. Rythme de l'histoire un peu lent et la finale est plutôt discutable. Roman moyen. (6,5 sur 10)
Opération Golgotha (Charles McCarry): premier d'un romancier qu'on a comparé à John Le Carré et Ken Follet. Si l'intrigue de ce roman d'espionnage est assez conventionnelle, sa facture l'est moins puisque l'action avance au fur et à mesure qu'on prend connaissance des rapports, courriers d'agents, etc. On aurait dit Les liaisons dangereuses. (7,5 sur 10)
Les larmes de l'automne (Charles McCarry) : Et si les Vietnamiens étaient derrière l'assassinat du président Kennedy? Roman d'espionnage à saveur historique. La thèse est audacieuse et le récit est mené rondement. Un classique du genre. (8,0 sur 10)
Tordu (Jonathan Kellerman) : Une inspectrice du LAPD doit résoudre une affaire de quadruple meurtre. Roman policier assez conventionnel. (6,5 sur 10)
Argent facile (Donald Westlake) : un Américain, père de famille et employé banal, devient un peu malgré lui un agent secret à la solde d'un pays inconnu. Rapidement dépassé par les événements, il est mêlé à une tentative d'assassinat. Récit abracadabrant qui hésite entre l'ironie et un ton plus sérieux de façon maladroite quant à moi. (6,5 sur 10)
Cicatrices (Ian Rankin) : quatorzième aventure de l'inspecteur Rebus qui enquête sur une tuerie survenue dans une école d'Edimbourg. Le personnage de Rebus n'est pas sans rappeler ceux de Mankell et de Connely. Récit bien mené. Un bon policier. (8,0 sur 10)
Le Secret de la Double Croix (Joel N. Ross) : roman d'espionnage que se déroule en Angleterre en 1941. Tom Wall, un officier américain blessé et perturbé, est chargé de remplacer son frère jumeau dans une opération dont dépendra l'entrée en guerre des États-Unis. Oubliez les commentaires élogieux du quatrième de couverture. Le récit est long, alambiqué, ennuyant. Seule la description de Londres sous les bombes allemandes vaut la peine. (5,0 sur 10)
Chambre numéro 10 (Ake Edwardson) : un détective de Goteborg est appelé sur les lieux d'un meurtre survenu dans un hotel. Or, dix ans auparavant, une jeune femme est disparue alors qu'elle occupait la même chambre. les deux affaires seraient liées? L'inspecteur Winter le croit. Policier efficace mais sans grande inventivité. (7,5 sur 10)
Les bizarreries
Troubles dans les andains (Boris Vian) : cet auteur a écrit des merveilles. Mais aussi des livres plus discutables et hermétiques. Je n'ai pas accroché. Peut-on parler d'un livre mineur dans une oeuvre majeure?
Le secret d'argile (Julia Navarro) : quelques mois avant la guerre en Irak, une archéologue est à la recherche de tablettes d'argile sur lesquelles serait gravé des paroles d'Abraham. Une grosse brique de 650 pages dont on aurait pu couper facilement 400 pages. D'ailleurs, il est incroyable que la chute de ce roman se fasse en quatre ou cinq pages comme s'il fallait conclure à tout prix. Intéressant pour le climat précédent l'invasio américaine et le commerce illicite des antiquités, mais pour le reste... (5 sur 10)
01 janvier 2008
Lecture des Fêtes
La trahison Tristan (Robert Ludlum) : sous les allures d'un playboy, Stephen Metcalf est en fait un espion américain dont les actions influenceront le cours de la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi celui, bien des années plus tard, de la révolution Gorbatchev. Très bon récit d'espionnage qui nous ramène à l'Allemagne d'Hitler et à la Russie de Staline. Un élément de l'intrigue est cependant plutôt faible parce que trop facile à découvrir. (8,0 sur 10)25 novembre 2007
Des nouvelles de mes lectures
Rue Sans-Souci (Jo Nesbo): l'inspecteur Harry Hole voit une ancienne maîtresse être assassinée de façon mystérieuse. Les soupçons se portent immédiatement sur lui puisqu'il a passé la nuit précédente en sa compagnie. En même temps, ce dernier affronte ses collègues qui ne voient qu'un bête accident dans un hold-up qui a mal tourné alors qu'il s'agit en fait, selon lui, de bien autre chose. Roman enlevant et efficace. L'inspecteur Hole est attachant. (8,5 sur 10)04 novembre 2007
C'est la nouvelle Norvège
Si vous cherchez de quoi lire, un petit tuyau: un auteur norvégien de romans policiers du nom de Jo Nesbo. Ce dernier a mérité le prix du meilleur roman policier nordique pour L'homme chauve-souris qui se déroulait en bonne partie en... Australie. Pas si mal pour un journaliste économique qui a déjà été un rock star dans son pays!28 octobre 2007
Safwan et les Nazis
Le premier s'intitule K, tout simplement. Mais chasuble que cette lettre aura une signification lourde tout au long de l'histoire! Ce roman a été écrit par Daniel Easterman.Dire que je vous le recommande est un euphémisme. Je serais même prêt à garantir votre achat. Le plus frustrant est qu'il m'es 'absolument impossible de vous parler de l'histoire sans vous dévoiler un des punchs importants. Normalement, à la fin du premier chapitre, vous êtes aussi accroché qu'un brochet affamé à un hameçon. C'est peu dire! On est dans l'aventure, ça bouge, mais ça remue aussi l'intérieur tellement le récit est vraisemblable et aurait pu être vrai. Voilà. Je n'en dis pas plus. À vous de découvrir.
Le deuxième a pour titre Le complot contre l'Amérique et a pour auteur Philipp Roth. Cette oeuvre explore une thématique semblable à K sauf que, cette fois-ci, le ton est plus intimiste, plus introspectif. Il vaut mieux la lire en deuxième quelques mois plus tard, question de ne pas rester sur une comparaison forcément injuste.Dans les deux cas, ces romans pourraient être utilisés dans un cours de morale ou d'histoire tellement ils sont pertinents.
En passant, ma liste de livres de ma bibliothèque de classe devrait être au point cette semaine.
Bonne lecture!
14 octobre 2007
Ma bibliothèque de classe: vos suggestions?
Bon, les choses stagnent un peu. J'aurais aimé trouver une véritable bibliothèque avec des portes vitrées pour que les élèves puissent voir les livres qu'elle renferme, mais cette opération semble bien difficile à mener. Voir un livre, c'est si important. Imaginez si on laissait les bonbons dans leur grosse boite de carton brun au magasin.27 septembre 2007
Ma bibliothèque de classe
Cette année sera ma dernière... jusqu'à la prochaine, j'imagine. Aussi, j'ai décidé de mettre de l'avant certains projets qui me tiennent à coeur. Projets suicidaires, utopiques ou rêveurs, je m'en moque!17 septembre 2007
Quelques lectures policières
27 août 2007
Lectures potagères
La Gloire de mon père: (Marcel Pagnol): comment présenter ce premier roman de Pagnol écrit alors qu'il avait 73 ans? À travers cette biographie rappelant des souvenirs de jeunesse, on rit, on s'amuse et on pleure. J'avais vu les deux magnifiques films tirés de cette oeuvre; le livre les surpasse aisément. Certains passages sur le métier d'enseignant devraient être obligatoirement lus lors d'études en éducation. (impossible de coter un tel chef d'oeuvre!)Le pays dans le pays (Francine Chicoine et Serge Jauvin): un beau livre de photos, comme je les appelle, et qui porte sur la Côte Nord, la Minganie et la Gaspésie. On aime ou on n'aime pas, ne serait-ce qu'à cause du sujet principal. Moi, j’ai adorrrrrré! (8,5 sur 10)
La septième femme (Frédérique Molay): un inspecteur de police se retrouve confronté devant un meurtrier en série qui promet de le briser et qui s'en prend à son entourage. Ce roman n'a pas mérité le prix du quai des Orfèvres pour rien, Rythme soutenu, rebondissments fréquents. Pas de la grande littérature, mais un bon moment de détente. (8,5 sur 10)Tijuna mon amour (James Ellroy): le rédacteur en chef d'un magazine à scandales tente de prouver que Frank Sinatra a versé des pots-de-vin afin de promouvoir illégalement le disque d'une lascive chanteuse dont il serait épris. Lire Ellroy, c'est simplement croire qu'il est possible d'écrire un roman sous l'influence de la drogue. Deux mots pour décrire ce roman: totalement disjoncté. (8,0 sur 10).
Condor.net (James Grady): un informaticien de la CIA est mêlé à un complot dont il comprendra les enjeux machiavéliques au fur et à mesure de sa survie. Ce court roman est une curiosité puisqu'il reprend à la sauce 2007 ce qui fut l'éclatant succès Les trois jours du condor. À lire en comparant avec l'oeuvre originale. (7,5 sur 10)
Les démons des temps immobiles (Dan Chartier): Le commissaire Marac est de retour dans une aventure ou se mêlent nazisme, rouleaux de la Mer morte et mystérieux crânes de cristal. Récit intéressant et même instructif dans certaines disgressions. Seule la finale donne un goût amer à ce roman qui met en scène un personnage bien défini et que je tenterai de retrouver dans d'autres oeuvres. (7,5 sur 10)
L'affaire Tissot (Raymond Ouimet): sans être historien, l'auteur se penche sur un épisode peu glorieux de l'histoire du Québec ou le nazisme trouvait un écho favorable auprès d'une certaine frange de la population. Ouvrage nécessaire pour ne pas oublier l'innommable. (pas de cote) Dernières nouvelles des oiseaux (Érik Orsenna): un groupe d'élèves français prisonniers d'une île déserte mettent en commun leurs qualités personnelles pour se tirer de ce mauvais pas. Les amateurs de renouveau pédagogique seront comblés. On dirait un livre écrit sur mesure pour la pédagogie par projet et rempli de bons sentiments rose bonbon. J'ai aimé les oeuvres précédentes d'Orsenna, mais là... (J'aime mieux pas mettre de cote)