04 septembre 2008

Dans la chaleur infernale des écoles (ajout)

Température: 29 Celsius en classe avec 56% d'humidité. Voilà les conditions dans lesquelles mes petits apprennent depuis une semaine. S'ils suent, ce n'est pas de ma faute, bien que...

Il n'est venu à l'idée de personne de la direction d'apporter des mesures correctrices à cette situation. Certains collègues enseignent dans des locaux sans fenêtre et à l'aération hasardeuse. Le règlement interdit les bouteilles d'eau en classe, mais je ferme les yeux. Il y a des limites à l'application rigoureuse d'un code de vie.

Il y a quelques années, les enseignants d'une école de ma CS avaient même spontanément débrayé en réaction à une sitution encore plus chaleureuse.

En période d'examen, on agit autrement: ventilateurs et bouteilles d'eau à volonté. Il ne faut pas que les résultats ministérielles s'en ressentent. Là, c'est juste de l'enseignement...

En question quizzzzzz (comme le suggère Bulle):
Existe-t-il légalement des température minimum et maximum pour enseigner dans un local de classe?

18 commentaires:

Bulle a dit…

À l'école où j'enseignais l'année dernière, les bouteilles étaient interdite s'il faisait moins de 30(enseignement ou examens confondu). Toutes les classes étaient équipées d'un ventilateur, usage à la discrétion de l'enseignant. (J'ai débranché le mien après le premier cours de son fonctionnement parce que mes élèves ont craché dedans... suis au régulier moi...). Je sais qu'il y a une température minimum en dessou de laquelle il est interdit d'enseigner. Peut-être que la limite supérieure existe?

Profdeplus a dit…

Est-ce maladif chez les directions d'école d'être aussi powerfreak ? Pourquoi s'acharne-t-on à continuer d'enseigner dans des conditions pareilles?

... Probablement parce que malgré tout, nous aimons notre emploi...

bobbiwatson a dit…

Ce serait une bonne occasion d'inviter quelques adjoints à assister à tes cours. Il ne comprendrait peut-être pas la situation mais seraient en mesure de témoigner de l'intense sudation des élèves ;) et du prof aussi!

Safwan a dit…

L'eau est permise à mon école en tout temps. Moi qui bois allègrement dans «la face» de mes jeunes depuis la semaine dernière, je me verrais très mal le leur interdire. D'ailleurs, la ventilation est en panne dans mon école depuis mardi. C'est carrément infernal. Je suis en plein début d'année, donc il y a beuacoup de matière neuve à enseigner. Je lève mon chapeau à mes élèves de tenir le coup malgré tout.

Sylvain a dit…

L'air climatisé est une notion absolument abstraite... sauf dans les bureaux de direction (et encore, parfois) et (surtout) dans les bureaux de la CS !

Patrick a dit…

À ma CS, c'est 10 degré Celcius lorsqu'il fait froid et la chaleur je crois que c'est 40-45 degré Celcius (!). Mais il est possible de contourner la règle s'il les fenêtres sont ouvertes et que des pauses régulières soient données. C'est ce que 2 techniciens en bâtiment m'ont dit lors d'une conversation sympathique en fin d'année. Bref, 'dream on' si on veut fermer une école durant une période de chaleur.

Zed Blog a dit…

La température minimum d'un local est en principe 21 °C.

La maximum, dans une classe? C'est simple. Lorsqu'il n'y a plus d'agression physique ou de violence verbale, plus de confrontation, le maximum est atteint.

Zed

bibco a dit…

C'est chaud hein...Moi qui ne supporte pas la chaleur normale j'ai eu un coup de chaleur hier...battements cardiaques irréguliers, difficulté à respirer, c'est comme si mon coeur allait exploser. Je suis rentrée, me suis couchée à 7 heures sans ne plus pouvoir bouger un membre. Mes élèves boivent quand ils veulent, j'ai apporté 3 ventilateurs et on lit beaucoup.
Si la situation perdure année après année il faudrait songer à faire quelque chose. J'aimerais bien qu'on coupe l'air climatisé de tous les bureaux du centre-ville de Montréal, surtout les bureaux du gouvernement...On en entendrait parler.
En tout cas, moi aujourd'hui j'apporte des popsicles.

Jean Bernatchez a dit…

Petite expérience vécue comme président d'un conseil d'établissement. Un froid intense régnait dans l’école. Le chauffage n’est pas contrôlé localement mais à distance par la commission scolaire. Cela permet des économies substantielles, notamment en baissant de façon importante la température la nuit. J’ai même vu sur le site Internet de la commission scolaire un document avec des courbes de température et des projections sur les économies à réaliser (il n’y est plus). Chose tout à fait légitime, en contexte de rareté des ressources. On en convient. Mais il fait très froid à l’école. La direction a fait plusieurs demandes auprès de la commission scolaire afin de résoudre le problème, sans résultat. Un professeur et un parent s’adressent alors au conseil d’établissement, en désespoir de cause. Le conseil d’établissement inscrit le problème dans un cadre opératoire: c’est combien froid le froid? La direction est invitée par le conseil à mettre des thermomètres partout et à faire des relevés périodiques. Le 15 janvier à 15h00, la température de la salle polyvalente, centrale dans l’école, était de 11 degrés Celsius. Une lettre enregistrée a été envoyée au président de la commission scolaire. Le lendemain de la réception de la lettre (l’accusé de réception Internet en fait foi), le problème était réglé. En prime, une équipe de techniciens était débarquée dans l’école et avait nettoyé tous les conduits. En 24 heures. Lors de la réunion suivante du conseil d’établissement, les membres se sont félicités de leur intervention. La direction nous a toutefois informés qu’elle avait reçu de la commission scolaire la consigne de ne plus s'adresser au président de la commission scolaire mais plutôt à elle (la commission scolaire) pour des problèmes de cette nature. C’est pourtant ce qui avait été fait de nombreuses fois avant…

Anonyme a dit…

Comme il fut mentionné plus haut, contrairement à la température minimale (20 Celsius, RQMT, annexe C), il n'y a pas de normes gouvernementales quant à la température maximale dans un local où se déroulent des activités dites "de bureau". Les seules normes (RQMT, annexe D) qui existent concernent en général des milieux industriels, par exemple dans une fonderie, ce qui ne s'applique pas à une salle de classe (quoique...). Par contre, certaines commissions scolaires ont prévu des températures maximales dans les salles de classes, en général par des guides ou conventions de santé-sécurité au travail. Au-delà d'une certaine température, calculée par l'entremise du guide ou de la convention, le refus de travail peut être exercé. Et en ce qui concerne la ventilation, des normes de ventilation s'appliquent (RQMT, annexe B).

Une femme libre a dit…

Il faut boire beaucoup mais on finit par s'habituer. Dans la plupart des pays du monde, c'est la norme de vivre à la chaleur, de travailler à la chaleur et d'étudier à la chaleur. On s'est promenés au Honduras, lors d'une escale de ma croisière et les élèves étaient tous en classe sans air climatisé évidemment (les classes sont ouvertes, il y a un toit mais un demi-mur) et la chaleur n'est pas comparable à nos petites canicules d'ici. Des classes de 40 ou 50 élèves en passant. On fait dur mais quand on se compare...

Anonyme a dit…

Pouvez-vous imaginer dans une classe d'informatique avec 20 ordinateurs qui dégagent de la chaleur et 20 collégiens qui puent l'adolescence.

À mon CÉGEP nous avons dû faire venir un inspecteur de la CSST payé par le syndicat pour qu'ils entreprennent des mesures correctives.

Missmath a dit…

Je suppose que c'est la peine de mort pour un prof qui, dans ces conditions, déciderait de donner son cours dehors...

... enfin encore faut-il qu'il existe dehors près de l'école de l'herbe et de l'ombre...

bibco a dit…

anonyme, je ne veux même pas y penser...

Dobby a dit…

C'est vrai qu'au Honduras ou ailleurs dans certains pays il fait chaud, très chaud. Sauf qu,eux, ils sont nés dans cette chaleur, dans ces conditions. À la lmite je dirais qu'ils y sont conditionnés déjà dans l'ovule. C'est pourquoi certains ont tout un choc lorsqu'ils vivent notre hiver. Pas habitués.

Je ne suis pas habituée à la chaleur. Au froid par contre, oui. J'endure très bien le froid. Mais pas la chaleur étouffante d'une salle de classe sans ventilation, sans circulation d'air, où on a plus l'impression de boire l'air que de le respirer tellement c'est humide. Ajoutons à cela deux surveillance de récré en plein soleil et vlang! Je suis dans le même état que Bibco. J'ai mal partout, coup de fatigue, mal de coeur, palpitations désordonnées. Je vais aller me coucher dans les minutes qui suivent.

Sans vouloir fermer l'école pour cause de chaleur, je voudrais bien pouvoir avoir le même confort que les centres administratifs de ma commission scolaire.

Ness a dit…

Par chez nous, l'air climatisé se fait totalement absent de l'école. La semaine passée, c'était l'enfer autant pour mes élèves que pour moi. Je n'avais pas de thermomètre pour prendre la température à l'intérieur de ma classe, mais je SUAIS (comprendre: il faisait vraiment très chaud!). J'ai accordé des pauses "eau" à mes élèves aux 20 minutes, donc 3 fois dans la période.

Dans notre convention collective, c'est écrit qu'entre X et X degrés, on a le droit à X minutes de pause. Je vais essayer de trouver les températures/minutes exactes et je vous en ferai part. Même si je n'avais pas de thermomètre, j'y suis allée de mon GBS (Gros Bon Sens, mais pas celui dans "Le Village de Nathalie") et nous avons survécu à la semaine.

Ma direction, qui a vu mes élèves sortir aller prendre une gorgée d'eau, n'a jamais "critiqué" ma façon de faire.

Dans quelques situations extrêmes (journées très chaudes et humides où le CHAUFFAGE avait disjoncté et fonctionnait à plein régime), la Commission scolaire avait fermé l'école... mais c'est une exception, bien sur!!

Le professeur masqué a dit…

À tous: les règles gouvernementales guidant la température dans un local sont assez complexes. Ça varie selon la fenestration, l'aération, le type de travail effectué, etc. Bref, du côté de la CSST, pas facile de trouver quoi que ce soit qui permettrait de dire que c'est exagéré.

Le seul cas que je connaisse est arrivé alors qu'un élève s'est évanoui en classe à cause de la chaleur. Les profs ont alors dû débrayer pour que la direction sorte de son bureau climatisé et constate le problème. Sinon, je me souviens de cet article dans le Journal de Montréal ou l'on voyait des élèves écrire avec des mitaines en classe...

Chose certaine, on couperait le chauffage ou la climatisation à nos décideurs et on en entendrait parler. Mais des profs et des élèves, bof!

bobbiwatson a dit…

Si vous étiez des photocopieurs ou autres appareil du même acabit on s'empresserait de vous installer un climatiseur de peur que vous surchauffiez! Comme si les êtres humains que vous êtes ne pouviez pas surchauffer ;)