07 octobre 2008

Les fameuses passerelles

Je ne veux pas scooper un prochain texte de Mme Allard, journaliste à La Presse, mais je mets en ligne trois informations que j'ai recueillies dans des petites recherches rapides.

La première fait référence au commentaire de Laurence à la suite du billet précédent. Elle nous écrit à propos d'une maîtrise qualifiante par Internet donnée par l'Université de Sherbrooke et qui lui permettra d'obtenir son brevet d'enseignement d'ici... six ans. Il pourrait être intéressant d'en savoir davantage, peut-être avec un lien Internet.

Les deux autres sont le fruit d'un courriel envoyé à l'UQAM et à l'Université de Montréal. Vous trouvez ce courriel ainsi que les réponses deux universités à la fin de ce billet. Vous remarquerez les différences entre celles-ci... Il y en a une qui me semble plus professionnelle que l'autre, disons.

J'attends aussi une réponse du MELS quant au nombre d'étudiants inscrits à ces fameuses passerelles.

Si vous possédez d'autres informations pertinentes, n'hésitez pas à le faire savoir ici. Elles pourraient aider un collègue compétent mais non légalement qualifié.

Je m'en voudrais, en passant, de ne pas souligner que la pénurie des enseignants date déjà de 1995. Douze ans déjà! Gestion gouvernementale compétente.


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Courriel envoyé

Madame, Monsieur,

J'ai un bac en études littéraires de complété. J'aimerais savoir la formation la plus simple et la plus rapide qui serait disponible dans votre institution universitaire pour enseigner le français, langue maternelle au secondaire.

On parle dans les journaux de passerelles, de maitrise, Qu'en est-il chez vous?

Merci de votre attention


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Réponse de l'Université de Montréal

Vous trouverez sous ce lien les informations concernant les programmes de maîtrise.

http://www.scedu.umontreal.ca/formation/index.html


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Réponse de l'UQAM

Bonjour madame Vadnais,

Voici quelques informations au sujet d’un nouveau programme de Maîtrise en éducation – profil enseignement au secondaire qui pourrait vous intéresser :

La durée du programme est de quatre ans. Les cours sont offerts le soir et parfois la fin de semaine. L’inscription à toutes les sessions (été, automne, hiver) est fortement recommandée

Conditions d'admission:

Le candidat doit détenir un baccalauréat jugé pertinent, par exemple :

* pour la concentration français langue première, un Baccalauréat en études françaises ou en linguistique;
* pour la concentration mathématiques, un Baccalauréat en mathématiques ;
* pour la concentration science et technologie, un Baccalauréat en chimie, en physique, en biologie ou en génie.

Quelle que soit la discipline, le candidat devra avoir obtenu son diplôme avec une moyenne d'au moins 3,2 sur 4,3. Tout dossier de candidature avec une moyenne cumulative se situant entre 2,8 et 3,2 sur 4,3 sera étudié par les responsables du profil et pourrait, dans certains cas, faire l'objet d'une recommandation d'admission.

De plus, le candidat devra détenir un lien d'emploi avec une commission scolaire ou un établissement d'enseignement secondaire privé (être sur la liste de remplacement, avoir un contrat de suppléance...) permettant de faire une demande d'autorisation provisoire d'enseigner. Cette demande d'autorisation provisoire doit obligatoirement être obtenue pendant les douze premiers crédits du programme de la Maîtrise en éducation, profil Enseignement au secondaire. Au moment de l'admission, les candidats déjà titulaires d'un diplôme québécois de 1er cycle, satisfont aux exigences générales des universités quant aux compétences linguistiques (l'épreuve uniforme du collégial ou exigence de l'établissement universitaire où la formation universitaire a été réalisée).

Par ailleurs, les étudiants du profil Enseignement au secondaire sont soumis aux mêmes exigences linguistiques en français écrit que les étudiants de 1er cycle inscrits dans les programmes menant au brevet d'enseignement. En termes de reconnaissance des acquis, les candidats devant nécessairement avoir un lien d'emploi avec une commission scolaire, les expériences antérieures d'enseignement ne pourront se substituer aux exigences de formation pratique.

Les admissions se font à l'automne seulement (dépôt des demandes avant le 1er mars).

17 commentaires:

Anonyme a dit…

Au fait ce fut la croix et la bannière pour trouver ce programme de maitrise...la vraie maison des fous d'Astérix. Après des appels au ministère et dans plusieurs universités (tout le monde se renvoyant la balle et ne savant rien sur le meilleur processus à suivre) c'est via un premier programme conjoin UDM et UQAM que j'ai commencé. J'ai demandé de m'y faire admettre dans les cours de tronc commun en sciences pour m'avancer avant que le programme pour l'enseignement du français n'existe. Ce qui est fait depuis janvier dernier. J'ai deepuis opté pour le programme de Sherbrooke car la totalité des cours se font par internet. Après une session à me déplacer tous les mercredi soir à 40 minutes de chez moi, j'en avais déjà ras le pompom...

L'avantage de cette maitrise c'est de pouvoir avoir, enfin, les 6 crédits pour changer de désignation. En ayant une autorisation provisoire c'est possible d'être sur un poste et de ne pas toujours se faire "bumper" par un jeune fraîchement diplomé de son 4 ans en pédago-pop.

Voilà mon cheminement...je suis naturellement légèrement frustrée de devoir encore suivre des cours, surtout quand ils sont bidons. Mais comme j'adore mon métier que la vie m'a fait tardivement choisir, je ne veux pas devoir risquer à chaque année de me retrouver sans travail (bien que je ne sois pas trop trop inquiète car la pénurie pour des profs de français dans mon coin est vraiment criante et que mon directeur, m'aimant bien, me garde toujours une petite place dans le processus de tâche).

Laurence la petite démone...

Le professeur masqué a dit…

Laurence: J'ai plein de questions. Libre à vous d'y répondre.

Quand avez-vous commencé à chercher une façon d'obtenir un brevet plus rapidement? Quand avez-vous trouvé cette solution? Quels sont les préalables et le titre du programme? Y a-t-il un lien Internet permettant d'en savoir davantage?

Safwan a dit…

J'ai rencontré deux de ces personnes de Sherbrooke inscrites à cette passerelle le cadre d'une activité spéciale à l'école. Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de discuter de leur programme avec elles cependant. Je sais que le tout se fait entièrement par correspondance. Je m'interroge fortement sur la valeur d'une telle formation, mais je ne peux me prononcer davantage: je ne connais pas suffisamment le dossier.

Dobby a dit…

Hirsh.. finalement l'UdM n'a pas changé d'attitude envers l'enseignement. Quand j'ai visité la foire à l'Université de mon Cégep en 1998, ça avait été sensiblement la même chose. Au kiosque de l'UdM (où j'étais prête à aller malgré les frais plus faramineux juste pour le prestige de la chose), on m'avait balancé le fascicule sans plus d'explications. Rendue à celui de l'UQAM, on m'a tout expliqué en long et en large le fonctionnement du programme, des examens de français, de l'encadrement, des stages, etc. Devinez où je suis allée. Populaire, mais un peu plus pro comme approche.

Sinon, pour les autorisatinos d'enseigner, je ne peux pas vraiment dire, ils sont rare au primaire ceux qui en ont. On a plutôt généralement des transfuges du secondaire.

Anonyme a dit…

J'ai commencé à chercher quoi faire pour me qualifier il y a environ 3 ans. J'ai parlé avec les différents responsables des programmes d'éducation, à des gens du MELS, au doyen de la faculté de l'UDM (qui m'a conseillé d'aller faire 1 an en Ontario...hyper pratique avec 4 enfants).
J'ai pensé aller enseigner au Cegep puisque je suis "assez bonne" sur papier pour enseigner à ce niveau (mais pas pour le secondaire...il y a tout de même une certaine aberration dans ça). Mais comme j'adore la clientèle du secondaire, que l'école est à 10 minutes de vélo de chez moi, que je trippe à jaser avec des élèves sur ma galerie et que c'est l'école que mes enfants vont fréquenter (les profs de mon école qui envoient leurs enfants au privé devraient, selon moi, se faire renvoyer...mais bon...un autre débat), j'ai décidé de chercher une solution pour ne plus risquer toujours le bon vouloir de ma direction.
Le hic c'est que les passerelles et autres programmes étaient uniquement faits pour les enseignants en sciences et en math.
J'ai demandé à être inscrite dans une cohorte de sciences avec des cours communs et de base pour toutes les disciplines. (quelle bonne idée que les responsables n'ont jamais pensé me donner!!).
C'est ce que j'aurais continué de faire pour m'avancer un peu dans mon programme et avoir enfin les 6 premiers crédits nécessaires à mon changement de statut...mais la maitrise qualifiante pour les enseignants de français et d'histoire a enfin été acceptée par le ministère.

J'ai choisi de la faire avec Sherbrooke car tous les cours se font sur l'internet. Et pour la valeur de cette formation...bien franchement je ne pense pas qu'elle soit moins bonne que la plupart des commentaires que j'ai sur la valeur des cours d'éducation en général.
Ma formation la plus importante et qui fait de moi une bonne enseignante appréciée de ses élèves et bien c'est mon GBS (gros bon sens), mes 8 ans comme animatrice et directrice de camp de vacances (t'sé quand tu es dans un parc avec 20 jeunes de 10 ans et un ballon...tu n'as pas le choix d'être intéressante, créative et vite sur tes patins pour stimuler les troupes). Ma formation c'est mes années à la maison avec 4 enfants, c'est mes nombreux voyages à travers le monde, c'est les milliers de livres que j'ai dévorés, c'est les heures passées dans les musées, c'est mon dynamisme naturel et ma passion pour la littérature. C'est ce qui fait que quand on me voit 5 minutes on me dit invariablement "wow tu dois être trippante en classe et une foutue de bonne prof!" C'est là que réside ma formation et elle ne s'apprend nulle part...malheureusement...

Laurence la petite démone pas encore qualifiée pour bien faire ce qu'elle fait depuis 4 ans...

Anonyme a dit…

Quelques précisions:
Le programme de Maîtrise en éducation de profil secondaire est sous responsabilité conjointe Université de Montréal/Université du Québec à Montréal et est en voie de création. C'est pour cette raison que peu d'informations définitives ne sont disponibles, pour le moment, ailleurs que sur le site de l'Université de Montréal.

En raison des nombreuses demandes reçues, il a été décidé de référer les demandes à l'UQAM pour faciliter et uniformiser l'information transmise aux personnes intéressées. Voilà pourquoi notre réponse est plus détaillée. Vous comprendrez que, lorsqu'une demande est déposée à l'Université de Montréal, elle nous est également transmise. Or, nous répondons qu'une seule fois à chaque demande.

La collaboration entre nos deux universités est un des grands atouts de ce programme conjoint puisque nous partageons nos expertises et nos ressources afin d'en faire bénéficier les étudiants.

En attendant, si certains de vos lecteurs ont d'autres questions, ils pourront nous écrire à l'adresse courriel suivante: germain.caroline@uqam.ca.

Il nous fera plaisir de leur répondre.

[Lµd] a dit…

Nous lisons bien les mêmes articles. Et en tant qu'étudiante au BES, je me reconnais toutà fait quand vous dites qu'il faut absolument être motivé pour vouloir faire nos cours de concentration (les plus intéressants) en mode «rapide» pour pouvoir se tuer ensuite dans des stages exigeants, non rémunérés qui nous empêchent de travailler ailleurs (à moins d'être des «super» individus). FAUT ÊTRE MOTIVÉ, EN BREF! POUR L'INSTANT, JE LE SUIS... VOYONS COMMENT JE ME SENTIRAI DANS QUELQUES MOIS...histoire de reprendre le pouls de la situation...

Anonyme a dit…

Dans la conjoncture actuelle, il y a des précédents de stage 4 qui sont payés. Il y a une pénurie de prof. et ça c'est souvent fait dans mon école (non sans grincements de dents de la part des autres enseignants)...avec entente auprès de l'université...faut demander..

Laurence

Une Peste! a dit…

Donc.
Outre la spécificité des bacs "antérieurs" se qualifiant, le candidat doit avoir un lien d'emploi. Ouin.

En comprendre: être dans les petits papiers d'une ou d'un directeur(trice) d'école. Puisque c'est ce dernier(ière) qui doit faire la demande à la c.s., qui elle, demande au Mels. Ainsi, si le dit candidat ne sait point se faire le roi des têteux. Basta.

Même pour les "vrais" enseignants; c'est foutument long et ardu d'avoir un lien d'emploi... qui est aussi patient?

Qui est aussi têtu(e)?

Je ne veux pas scrapper des vôôôôcations, mais vendre des cellulaires c'est payant en sale!!

;-DD

Une Peste! a dit…

J'ajouterais.
Je sais qu'il est possible d'être acceptée à la maîtrise en enseignement - exemple, prescol,primaire - et ne pas avoir préalablement un bac en enseignement. Ni, donc l'autorisation légale d'enseigner.

Je sens qu'une question vous brûle les lèvres, ici:

-Mais ciel, j'imagine que cette maitrise en enseignement offre la possibilité d'enseigner?!?

Non, justement.
Hors du bacc 4 ans en enseignement, temps plein, sans possibilité de faire reconnaitre des équivalences: point de salut.

Aucune autorisation d'enseigner comme cadeau à la ligne d'arrivée.

Pourtant, ce n'est pas qu'elle ne soit pas pleine au raz bord de cours pertinents, cette formation.

Il fait donc en comprendre que les grandes têtes de nos unifs/ministère sont convaincus qu'une personne est nécessairement beaucoup plus compétente après un bacc en enseignement de 4 ans qu'avec maitrise dans le même domaine.

On se comprend que pour rentrer à la maitrise, nécessairement le premier bacc en poche doit avoir un lien direct, qu'il doit être obtenu avec une cote de 3,2. Sans omettre une expérience professionnelle pertinente.

C'pas après un dep en soudure qu'on peut aller enseigner la soudure, quand même.

Sur cela. Bonne journée.

Anonyme a dit…

Non justement...

Après la maitrise en enseignement dans le cheminement qualifiant (c'est genre 45 à 60 crédits) tu obtiens une autorisation légale d'enseigner...un brevet...le nirvana...j'ai "triple vérifié" avant de commencer les cours pour ne pas me ramasser le bec dans l'eau...ça vient d'être crée justement pour pallier au manque d'effectif.

Avoir un lien d'emploi c'est tout simplement avoir un contrat avec une école. Pas besoin d'être dans les petits papiers de directeur. Tu fais juste faire signer la demande d'inscription par l'administration de la commission scolaire dès que tu es engagé...c'est tout...très simple...

Laurence la petite démone....

Une Peste! a dit…

Laurence,

Je ne veux pas de te contredire, mais. Le lien d'emploi, sans une demande écrite de ta directrice d'école à la c.s., puis vers le Mels, il n'y a pas délivrance de Tolérance d'engagement.

Quant à la Maîtrise en enseignement prescol/primaire, cela jusqu'à l'an dernier - i.e. septembre 2007 - elle n'amenait pas à l'autorisation d'enseigner. Je suis sûre de ce que j'avance.

Peut-être cela a-t-il changé depuis? Et/ou que le (nouveau? spécial?) programme dans lequel tu es, permet d'aller chercher la dite autorisation? Mais c'est nouveau, c'est sûr.

Cela dit.
Je suis vraiment contente pour toi. Parce que lorsqu'on a tellement envie d'enseigner, de partager, qu'on est bonne, qualifiée, expérimentée ... bin, ça fait chier de se faire mettre des bâtons dans les roues par des bureaucrates lettrés avec de gros, gros nombril.

Prof malgré tout a dit…

Laurence:

Attention. Il y a un monde entre un brevet et une autorisation d'enseigner. Le premier est un droit, le second, une permission. Si on parle de permis d'enseignement, on ne parle pas de brevet.

Je le sais, car à la sortie de mon bac en enseignement de l'ancien programme, je n'avais pas le brevet.

Anonyme a dit…

Bon, je suis inscrite pour une maitrise en enseignement au secondaire...et ça mène à un brevet. Je ne sais pas trop pour le primaire...

Pour le lien d'emploi, je ne sais trop. Je sais juste que pour la tolérance que j'ai en ce moment et depuis 4 ans, heu, je dois juste signer un papier venant des ressources humaines. C'est hyper simple et je ne passe pas des heures à têter mon directeur...;-DD

Laurence

Bulle a dit…

N'y a-t-il pas quelque chose de suréalite dans cette maitrise...
On voulait engager plus de jeunes qui couteraient moins cher.
Or, on sait qu'avec une maitrise, un enseignant part avec 6 échelons de plus que les autres...

Le professeur masqué a dit…

Bulle ; tout est surréaliste dans ce dossier, je crois.

André Chartrand a dit…

@ Bulle

Sans vouloir vous offenser, Bulle, je crois que vous comprenez mal le régime de rémunération des enseignants tel qu’il est prévu à la convention collective dans le secteur public.

Pour faire bref, on peut le résumé ainsi :

Moins de 17 ans de scolarité l’échelon est égal à l’expérience

À 17 ans de scolarité (ce qui est le cas d’un bacc en enseignement) l’échelon est égal à l’expérience +2, à 18 ans +4 et à 19 ans +6.

Or, un bacc disciplinaire équivaut à 16 ans de scolarité. Pour les autres années de scolarité, il faut compter 30 crédits pour chaque année supplémentaire. Si vous avez un bacc disciplinaire et que vous faites une maîtrise de 45 crédits, vous n’aurez qu’une année supplémentaire de reconnue soit 16 + 1 = 17 années de scolarité. Vous serez classifié exactement comme votre collègue qui aurait fait un bacc en enseignement de 120 crédits lui donnant… 17 années de scolarité. Vous serez tous les deux à l’échelon 3 à votre première année d’engagement. Si, partant toujours d’un bacc disciplinaire, vous faites une maîtrise de 60 crédits, vous serez à 16 + 2 = 18 années de scolarité. Dans ce cas votre échelon à votre première année d’engagement sera l’échelon 5. Ce qui vous donne deux échelons de plus qu’un collègue ayant fait un bacc en enseignement.

Il faut aussi se rappeler qu’à l’échelon 15, tout le monde a le même salaire. Quoi qu’on en pense, le principe qui joue à ce stade de la carrière est le fait le facteur expérience prend le pas sur celui de la scolarité dans la rémunération.

C’est du moins comment, je comprends le fonctionnement du régime de rémunération.

Sources :

http://www.cpn.gouv.qc.ca/cpncf/Files/268/Convention_E1_complete_A1_A2_A3_2007-10-01.pdf

Pour l’échelle de traitement, voyez la page 82.

Voyez également cette fiche syndicale produite par l’Alliance des professeurs de Montréal :

http://www.alliancedesprofs.qc.ca/utilisateur/documents/FichesSyndicales/Scolarit.pdf