26 avril 2007

Pour Forsythia

Pourquoi mes élèves étaient-ils si atroces aujourd'hui, Forsythia? C'est un douloureux mélange d'incompétence, de mauvaise éducation parentale et de climat social. À cet égard, je préviens les lecteurs sensibles: je suis amer et en colère.

Incompétence? En cinquième secondaire, je reçois en début d'année des élèves qui ont à peine le niveau d'un élève primaire. Mais le système les fait monter selon la technique «Donner au suivant». Et le suivant, c'est moi!
Est-ce normal qu'un élève qui a subi onze années de français écrive «Il les vends» parce qu'il ne sait pas reconnaître un nom d'un verbe? Et je ne parle pas des fautes plus terribles les unes que les autres. Mais le système incompétent l'a fait cheminer jusque dans mes groupes... et débrouille-toi pour qu'il réussisse l'examen ministériel!

Dans mes classes, j'ai des jeunes qui font, encore aujourd'hui, une faute tous les 10 mots. Chocking! Mais rassurez-vous: ils devraient obtenir leur DES parce que les examens ministériels sont de la frime. Et ils le savent.

Incompétence? Certains collègues ne lisent pas un livre de l'année, peinent à corriger correctement une copie d'élève, mais font passer celui-ci parce qu'il est gentil et parce qu'il travaille fort...

Ces collègues ont le même salaire que moi, mais ne font jamais écrire leurs élèves (c'est moins de travail), n'appliquent aucune discipline en classe (il faut respecter les jeunes), n'organisent aucun projet parascolaire (je suis fatigué) et amusent les élèves à coup de vidéos violents et d'histoires salaces (je suis populaire).

Incompétence? Certains adjoints font monter des élèves à cause de la pression des parents ou encore pour s'assurer d'avoir des groupes bien pleins pour des raisons budgétaires. Mummmm... vive la pédagogie des gestionnaires!

Ces mêmes adjoints cool ne sont jamais là pour s'assurer de l'encadrement des élèves, de l'application du code de vie. Ils laissent les jeunes à eux-mêmes au lieu de s'assurer de les entourer, d'en prendre soin et de leur inculquer des notions reliées à l'effort, la réussite, le respect, la satisfaction de soi.

Un élève qui fait ce qu'il veut dans une école, qu'on ne sanctionne pas quand il enfreint des règles élémentaires de comportement n'accorde plus d'importance au travail, à sa réussite. On lui a fait comprendre que tout est facile, sans effort et sans conséquence.

Les mêmes adjoints ferment les yeux devant les collègues incompétents parce qu'ils sont de la même eau et de la même bière. Et puis, ils ont l'excuse facile du syndicat et de la convention collective blindée. Comme s'il n'existait pas 26 manières d'écoeurer un prof pourri.. Non, les seuls qu'ils écoeurent, ce sont ceux à qui ils peuvent en demander toujours plus justement pour compenser l'incurie des collègues incompétents.

Incompétence? Certains conseillers en orientation (quand ils existent) ou profs d'ECC (éducation et choix de carrière - en voie de disparition) qui encadrent mal les élèves et qui leur font croire n'importe quoi, du genre «Tu pourras aller finir ton DES aux adultes ou encore être accepté avec une formation secondaire à compléter au collégial.» Un élève à qui on raconte ce genre de bêtises finit rarement quelque chose. Ou est la notion de l'effort, de la persévérance? Ou est l'encadrement pour aider cet élève, tiens? Ben non, on lui montre comment décrocher autrement et à faible coût pour mon école. Et pour l'instant, il reste dans mes groupes et contamine les éléments fragiles avec une attitude qu'on a encouragée de façon complaisante.

Mauvaise éducation parentale? Certains parents n'ont jamais enseigné le respect de soi à leur enfant. Se respecter, c'est donner le meilleur de soi-même, aller au bout de ses possibilités et de ses rêves. Cela n'a rien à voir avec s'inventer des excuses pour mieux paresser. Mais à quoi s'attendre de jeunes dont les parents motivent toutes les absences, partent avec eux en voyage durant les sessions d'examens, acceptent qu'ils travaillent de soir et de nuit 25 heures par semaine? Et je ne parle pas de ces parents qui, parce que leur enfant a 16 ans, croient que celui-ci est mature et autonome. La belle excuse pour ne plus s'en occuper alors qu'il a atrocement besoin d'adultes signifiants à cet âge-là.

Climat social? Je commence à comprendre Denys Arcand et son propos dans Le déclin de l'empire américain. La personne qui croit que l'éducation est une valeur importante au Québec devrait revoir sa médication.

Voilà, Forsythia, pourquoi mes élèves étaient si atroces aujourd'hui. Je n'ai pas su leur enseigner la notion d'effort et de travail bien fait. Et je songe sérieusement à me réorienter ou à aller enseigner au privé parce que ce système d'éducation est malade et désespérant.

PS: En plus de ne pas tuer mes élèves, j'ai fait trois BA aujourd'hui. Quand je suis grognon, c'est encore la meilleure façon pour moi de croire à l'être humain.

13 commentaires:

Zed Blog a dit…

Professeur masqué,

Voici un excellent billet, une plume on ne peut plus claire.

Ce n'est pas pour te déprimer davantage, mais plusieurs étudiants en sciences de l'éducation que j'ai connus il y a quelques années, avaient aussi de graves lacunes en français. Et que dire des entrevues avec des (vraies…) personnes interrogées dans la rue, qui foisonnent dans les bulletins d'actualité.

On peut imaginer que des lacunes dans sa langue maternelle se conjuguent avec d'autres, dans des domaines ou disciplines différents, dont la culture et l'intérêt pour les questions sociales et politiques.

De quoi faire peur...

Si l'effort, la persévérance, la performance) donner le maximum de ce que l'on peut donner, quel qu'il soit) ne sont pas appris à l'école et à la maison, on peut fort bien imaginer le genre de société qui en résulte. En cas de manque d'imagination, il n'y a qu'à regarder autour de soi.

Pourtant, notre société a réellement besoin de cet esprit d'effort et de détermination et ce sera ainsi de plus en plus, dans les années qui viennent, puisque nous aurons des défis colossaux à surmonter, desquels la survie de l'humanité dépend.

Pour ne pas parler, à l'échelle nationale, de ces défis jamais relevés menant à notre affirmation et notre construction : comme l'exprime cette semaine un copain blogueur,
Esperanza Exlibrex
, où sont donc passés nos projets de société?

« Ça va (bien finir par) se faire! » semble la réelle devise de pas mal de gens, adultes, adolescents, toutes situations confondues. Voix passive : lire par les autres ou par magie.

L'imputabilité : on nous annonce que l'enquête sur le viaduc de la Concorde ne vise pas à trouver de coupables. Conséquences est un autre mot disparu du dictionnaire. Qui le consulte de toute manière...

Bravo à celles et ceux qui se démarquent et osent vivre et propager ces valeurs essentielles, sans lesquelles notre société ne peut que faire du sur-place, c'est-à-dire, reculer.

Merci pour ce billet. ;-)

Zed

la marâtre a dit…

"On lui a fait comprendre que tout est facile, sans effort et sans conséquence."

Je seconde totalement et malheureusement, je les comprends. J'ai déjà eu un emploi étudiant où si je ne me trouvais pas du travail par moi-même, je n'avais du travail pour m'occuper que 4 ou 5 h, alors que mon horaire en était un de 7h par jour. Au début, la motivation est là, je me trouvais du travail. Mais après un temps, personne ne me disait que c'était bien ce surplus de tâche, personne ne le vérifiait non plus... Alors je me suis mise à la voie de la facilité : attendre que le temps passe, car en bout de compte, le résultat était le même.
C'est ainsi pour eux aussi. Le système ne valorise pas l'effort, ils vont se rendre au bout pareil, alors pourquoi ne pas profiter du voyage pour regarder le paysage au lieu de trimer?
La réforme a de beaux côtés, d'accord... mais dans sa forme actuelle, elle n'engendre que des enfants se satisfaisant du moins possible, car ils savent que de toute façon, ça ne changera rien, si ce n'est que de le faire pour soi... et on s'entend je crois pour dire qu'ado, tout ce qui est intrinsèque, ce n'est pas motivant... Il faut le nanane ou le coup de pied pour avancer, ça fait partie de la game, malheureusement...et la réforme nous enlève beaucoup d'occasions de coups de pieds au cul du style : tu vas doubler si tu ne travailles pas, tu vas échouer, tes notes seront mauvaises... Personnellement, c'était source de motivation au secondaire de savoir que mes efforts feraient en sorte que je ne double pas, d'avoir de bonnes notes...
Je te comprends très bien d'en avoir après tout cela, et surtout l'incompétence selon moi des gens qui utilisent la réforme pour justement... en faire le moins possible...:(

Sylvain a dit…

Merci pour ce billet auquel j'adhère à 100% !

On a un méchant défi à relever... et les jeunes en face de nous en ont un peut-être encore plus grand !

La valorisation des efforts est une chose qui va à contre-courant et, tout comme pour quelqu'un qui doit lutter pour remonter le courant, ça demande une quantité incroyable d'énergie. Il faut donc être vigilant pour ne pas y laisser sa peau.

Quant à la valorisation de la langue, il faut continuer ici aussi, car les premiers ministres qui n'ont aucune langue maternelle et deux langues secondes ne sont (heureusement) pas légion ;-)
(Excusez la blague, mais c'était pour ajouter un brin de sourire pour donner une "pause d'énergie" nécessaire au défi...)

souimi a dit…

Moi aussi, je suis d'accord avec toi à 100%. J'ai donné un tout petit test exigeant de la mémorisation (histoire de la poésie française) ainsi que des figures de style. Je leur avais dit. Ils savaient que sans étude, ils allaient échouer. Taux de réussite? 30%. "C'est trop difficile, madame. J'aime pas ça étudier, moé."

Ben c'est ça.

Aujourd'hui, en ce vendredi après-midi, on aurait entendu une mouche voler dans mes classes. Je faisais "salon de poésie" en lisant leurs poèmes. Pur moment de bonheur. Ils étaient dans le moment présent, complètement subjugués par l'expérience.

Faudrait-il trouver les litotes, les euphémismes, les anaphores qu'en partant d'eux? Ce n'est pas ça la vie! La vie, c'est s'adapter. Ils ne veulent pas s'adapter. Parce qu'ils n'ont pas la chance de s'adapter. On s'adapte à eux. Jamais le contraire. Alors, qu'est-ce que ça peut leur foutre que de voir les liens entre Louis XVI et la poésie? Absolument rien.
Par contre, à écouter Le Grand Corps Malade, ils ont l'air vraiment motivés.

Je ne sais pas. Non, je ne sais pas du tout. Mais j'ai vraiment l'impression que plus j'avance dans ma carrière, plus je vois que rien ne va lorsque l'on ne part pas d'eux.
Mais non, ce n'est pas ça la vie.... Et moi aussi, je veux leur offrir des outils pour la vie... C'est ainsi.

unautreprof a dit…

"Se respecter, c'est donner le meilleur de soi-même, aller au bout de ses possibilités et de ses rêves."
Tout est là. La notion d'effort et de persévérence ramènent au respect de soi. Je dis à mes élèves que si je les laissais faire ce qu'ils veulent, si je leur donnais plein de temps libre, je leur manquerais de respect. Et ils comprennent cette notion, sauf que je suis leur seule titulaire dans les matières de base alors il n'ont pas d'autres profs pour contredire ma façon de faire.

Je pense à une petite histoire, un midi, cette semaine, un de mes élèves est arrivé avec 30 minutes de retard parce qu'il niaisait dehors. Il a eu une retenue et j'ai averti le parent, mais j'étais quand même outrée de voir que le lendemain, il avait la permission de venir à l'école à vélo au lieu d'en autobus et que le jour suivant, il pouvait aller dîner avec ses amis.

Donc, il peut être irresponsable, une petite retenue et Hop, il est redevenu responsable.

C'est fâchant.

Hortensia a dit…

Dans mes classes, j'ai des jeunes qui font, encore aujourd'hui, une faute tous les 10 mots. Chocking! Mais rassurez-vous: ils devraient obtenir leur DES parce que les examens ministériels sont de la frime. Et ils le savent.

Belle montée de lait!

Je confirme. Il arrive régulièrement que des jeunes font leur entrée au cégep ayant une fréquence d'une erreur aux 10 mots. À chaque fois, on se demande comment ça se fait qu'ils soient rendus là. D'ailleurs, même eux se le demandent... Comme vous dites, c'est une conséquence de la méthode "donner au suivant" et également de la pression qu'on met sur les profs, à tous les niveaux d'enseignement, pour que les élèves "passent".

Comme les examens ministériels de fin de DES, l'Épreuve uniforme de français du Ministère (au niveau collégial) est aussi rendue une vraie farce. Il n'est pas rare que des élèves qui ne réussissent pas nos cours obtiennent la note de passage à cet examen. Des correcteurs de cet examen m'ont confirmé que le mot d'ordre est réellement d'être moins sévère qu'avant dans la correction des textes. Bref, bref...

p.s. hors sujet: il y a longtemps que vous ne nous avez pas parlé de votre "pédagogue" préférée du Journal de Montréal. ;-)))

Poussière d'étoiles a dit…

Cher Professeur masqué,

Votre billet m'a fait le plus grand bien. Pourquoi? Tout simplement parce que vous reprennez quelques constats que la jeune prof sans son BES (oui oui et j'assume!) que je suis a réalisé.

Merci!
Bonne montée de lait constructive!

Le professeur masqué a dit…

Zed: oui, on peut craindre pour la reléve enseignante. En enseignement du français, la situation est moins déprimante que dans les autres matières, sauf que... ce n'est pas une excuse. J'ai d'ailleurs fait un billet à ce sujet.

Je partage votre avis: le Québec manque de valeurs et d'un projet de société. À travers ses remarques maladroites, c'est ce que veut sûrement nous dire Lucien Bouchard et ses lucides (on dirait un groupe rock...).

On a toujours l'air d'être de droite quand on parle de rigueur et d'effort. Pourtant, la gauche ne devrait pas être synonyme de paresse. M. Facal en est un bon exemple.

Sylvain: la valorisation de la langue.... La moitié des universitaires en vue croit que tout va bien au Québec. Alors, pourquoi s'en faire? Dans les faits, le MELS dépense 13 milliards par année pour former souvent des analphabètes fonctionnels. On peut-tu en avoir pour notre argent, comme dirait l'autre?

De plus, il n'y a pas que le gouvernement qui s'en moque. Nos syndicats aussi. À quand un comité syndical pour la langue française?

Un autre prof: le respect de soi-même est difficile à ensiegner parce que c'est une notion qui demande des efforts et il est plus facile d'être tous complices dans la paresse...

Hortensia: les examens du MELS seraient des passoires? Qui s'en soucie? Tout le monde passe, tout le monde a un diplôme! La réussite du plus grand nombre au prix, s'il le faut, du vrai sens du mot réussite ai-je déjà entendu quelque part. J'ai honte de donner au suivant parfois.

Quant à Miss Potvin, comme le disait mon père, ça ne sert à rien de frapper trop souvent sur un clou pas de tête...


Poussière: je fais ce constat depuis des années et j'ai travaillé à tenter de changer les choses, ne serait-ce que dans mon milieu. Résultat: je compte me mettre au jardinage bientôt... C'est plus motivant.

Poussière d'étoiles a dit…

Tenter de changer les choses...
Vous avez du courage prof masqué!
Pour ma part, je suis frappée par le "conservatisme" qu'on retrouve dans les écoles.. c'est navrant. J'ai essayé de faire passer 1 petite activité de rien pour mes élèves : je n'avais pas besoin de sous, pas besoin de temps, ni d'aménager un local... La direction m'a regardé de haut, les collègues de travers...
Oui, je me suis sentie impie.

Dans mes classes, il y a un système de récompense (système instauré par le prof précédent) avec des certificats d'excellence, des bonbons, des chocolats, des macarons, des médailles, beaucoup de renforcement positif au quotidien aussi... et ÇA MARCHE!!! Je trouvais ça un peu bébé... mais mes élèves de secondaire 4 embarquent à fond! Et maintenant j'y prends aussi plaisir.

Enfin, faut dire que je n'ai pas la racaille de l'école où je suis, ni les plus "sauvages" (parce que oui, je trouve que certains manque de civisme, de civilités)

Mais dites-moi cher prof masqué, vos collègues.. quelle est leur position par rapport à l'incompétence, aux élèves... Souffrent-ils eux aussi d'écoeurantite?

Poussière d'étoiles a dit…

Quoique.. quelle peut être la différence entre le jardinage et l'enseignement...
Dans les 2 cas, on regarde pousser des légumes...

Ah oui... y'aura peut-être plus de fleurs dans le jardins! ;)

unautreprof a dit…

Je préfère être complice de la satisfaction de l'effort et de la fierté du progrès.

C'est plus gratifiant pour tout le monde!

Forsythia a dit…

C'était "pour moi" alors, faut bien que je te réponde.
(et je vais sûrement faire des fautes d'orthographe) pour toutes les "belles" raisons que tu as citées ici.
J'ai brièvement remplacé dans une école secondaire l'n dernier, et je comprend ce que tu exprimes ici. Dans ma matière, l'anglais, c'est exactement le même phénomène, sauf que "c'est moins grave parce que c'est pas notre langue". C'est clair qu'on apprend beaucoup en se tapant 1-2 épisodes de "simpsons" par mois ...
Ce qui me fait encore plus délirer c'est lorsque je tombe sur les livres scolaires pas clairs du tout que le MELS nous fourni pour enseigner ... bref, on pourrait en parler TRÈS longtemps. Je trouve que tu as beaucoup de courage. Tes étudiants ne doivent pas souvent te remercier, ils devraient. Merci pour eux.

Le professeur masqué a dit…

Poussière d'étoiles: une école, c'est souvent un momument érigé au conservatisme et à la bêtise. Aussi bien vous y habituer. Ah oui,! il y a aussi la jalousie et l'hypocrisie quand vient le temps de parler des tâches de l'année prochaine...

Étonnamment, les systèmes de récompense marchent très bien au deuxième cycle du secondaire. Mes élèves savaient la signification de l'étampe «excellent» sur leurs travaux quand ils la méritaient.

Quand à mes collègues, ils se divisent en quatre : les incompétents qui ne voient pas d'incompétents nulle part; les jeunes qui n'ont pas toujours connu mieux ; les autruches qui préfèrent... enfin, vous savez; et les blasés comme moi qui ont des sursauts à l'occasion en se disant qu'on scrape des élèves parce que les acteurs de ce système d'éducation oublient leur raison d'être.

Un autre prof: je partage votre point de vue et, certains en seront surpris, la plupart des élèves aussi quand on discute avec eux. Ils ne sont pas dupes de cette comédie et sont souvent démotivés par ce mensonge de l'école.

Forsythia: mes élèves m'apprécient justement pour mes montées de lait occasionnelles et parce que je leur donne l'heure juste. Je déteste la complaisance en éducation. Question de vous faire rager, chez nous, depuis le début de l'année, les élèves ne font qu'écouter que des films avec un des profs d'anglais. Ils l'appellent Mister DVD. Dans un cas, ils ont même écouté un film anglais en version française parce que le prof ne les estimait pas assez bons pour le comprendre...