16 septembre 2009

L'exemple allemand: la suite

Suite des reportages du Journal de Montréal sur le systàme scolaire allemand ou le décrochage n'existe pratiquement pas. Vous voulez savoir pourquoi l'exemple allemand serait inapplicable au Québec?

Mais il faut parfois en faire plus, reconnaît le directeur. Il peut arriver, par exemple, qu'un prof soit envoyé «en mission» faire le pied de grue devant la maison d'un élève pour l'escorter à l'école, a-t-on raconté au Journal.

Plus que le fait qu'un prof syndiqué n'aurait pas envie de se transformer en policier, croyez-vous sérieusement que les élèves et leurs parents hurleraient au scandale si on procédait de la sorte? On a de la difficulté à leur faire enlever leur maudite casquette sans qu'ils invoquent la Charte des Droits et Libertés.

Ou encore celle-là:

Manfred Paul ne manque d'ailleurs pas d'imagination pour garder ses 400 élèves en classe. Il leur offre du travail rémunéré, à l'intérieur même de l'école, et se sert des profits pour embaucher un employé professionnel qui s'occupe justement des décrocheurs potentiels.

Diantre: mais on exploite ces enfants! Et si l'un d'entre eux se blesse, sera-t-il indemnisé par la CSST? Vite, les recours judiciaires suivront!

Je me souviens du modèle finlandais tant vanté par nos pédagogues réformistes et ou l'on pouvait obliger un jeune à suivre un test de dépistage de drogues. Mummm...

Le modèle allemand fonctionne parce qu'il est implanté en Allemagne. Oui, il y a moins de bureaucratie. Oui, il y a plus d'initiatives locales. Mais oui, il y a une culture de l'éducation en Allemagne.

Enfin, je vous invite à lire les liens dans un commentaire d'un billet précédent. En Allemagne, à dix ans, on détermine l'avenir d'un jeune en l'orientant dans un type d'école précis. Et si tu ne vas pas au Gymnasium, oublie l'université. À dix ans.

2 commentaires:

Safwan a dit…

J'en suis à me dire que des lecteurs, voire même le journaliste de cette série, Sébastien Ménard, pourraient faire le lien simpliste suivant: «Les Allemands, y font des bons chars, faque leur système d'éducation, ben i' doit être bon lui aussi!». C'est presque ce que laisse sous-entendre le Journal, non?

Le professeur masqué a dit…

Safwan: tu verras aussi ce passage sur les profs vraiment dévoués. comme si, au Québec, on était tous des pogne-cul.

Je pense que les profs sont plus respectés là-bas.