Enseignants et employés scolaires 101, résultat disciplinaire : 75 %
Commentaires de Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec
«J'accorde trois notes distinctes à la ministre. Pour ses attitudes, c'est une note parfaite. C'est une dame affable, aimable et disponible. Pour le leadership, c'est plutôt 75 %. On ne peut pas dire qu'elle maîtrise son ministère. L'appareil la contrôle encore... Pour les contenus, c'est plus faible, entre 65 % et 70 %. Quand je regarde le dossier de la violence à l'école ou de la persévérance scolaire, ce n'est pas encore maîtrisé. Et, du côté universitaire, c'est plus le ministre des Finances qui a piloté le dossier du financement des études. En gros, c'est une élève studieuse qui a bien progressé et qui mérite de poursuivre son cheminement.»
Donner 75% à quelqu'un qui ne maitrise pas son ministère, je n'arrive pas à le croire! Ce commentaire renforce également mon idée de qui a le véritable pouvoir au MELS: les mandarins. Par ailleurs, un contenu faible mérite entre 65 et 70%. On n'a plus les faibles qu'on avait. Appellerait-on cela niveler par le bas?
On voit aussi que M. Parent aime bien l'évaluation. Il divise la performance de la ministre en trois volets (des compétences?) pour ensuite porter un jugement plus global (un bilan?)
Finalement, que voilà une évaluation guidée par la politique! Heureusement que M. Parent n'est plus enseignant. Sinon, tout le monde, peu importe sa valeur, passerait dans ses cours.