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16 juin 2008

Les caronitudes

Le Journal de Montréal publie un texte ce matin sur les effets du babyboom auquel on semble assister au Québec. Lisez la déclaration d'André caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec et tentez de ne pas vous étouffer. Espérons qu'il ait été mal cité.

Si le baby-boom crée de nouveaux problèmes pour l'accès aux CPE, il en va tout autrement dans le système scolaire. En effet, le système connaît une forte décroissance de sa clientèle depuis le début des années 2000.

Selon André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, les écoles ont connu une baisse de plus de 83000 élèves depuis les cinq dernières années. Ainsi, même si quelques écoles ont fermé leurs portes ces dernières années, André Caron affirme avoir «toutes les ressources nécessaires» en ce qui concerne les infrastructures et les professeurs.

30 janvier 2008

Les muffins au pot resurgissent!

Voilà du moins ma première réaction quand je lis cet article publié sur Cyberpresse!

Dans le cadre d'un débat sur la démocratie scolaire qui aura lieu les 20 et 21 février, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FSCQ), par le biais de son jovialiste président, André Caron, suggère que les CS soient plus puissantes et autonomes afin de susciter l'intérêt de la population à s'intéresser davantage à celles-ci. On se rappelera que le taux de participation aux dernières élections scolaires avait atteint un maigre 8%.

Cette proposition a de quoi faire réagir quand on sait que bien des gens proposent plutôt leur abolition pure et simple! On peut s'interroger aussi grandement sur le manque de sensibilité politique de la FCSQ. Demander plus quand le grand public considère ces institutions inefficaces et sclérosées. Il y a comme un décalage important.

Pour M. Caron, les citoyens ne s'intéresseront pas aux CS si celles-ci ne sont là que pour appliquer les décisions prises par le MELS : «Ce qu’on veut pouvoir faire, c’est, par exemple, pour un jeune qui ne peut pas faire d’éducation physique, ne pas avoir à demander la permission à la ministre de l’Éducation, mais pouvoir prendre la décision à notre niveau.» Gros enjeu qui suscitera les passions, on l'avouera.

Là ou la chose est plus croustillante, c'est lorsque la FCSQ propose de «déplafonner» le taux de la taxe scolaire (0,35$ par 100$ d'évaluation) pour permettre l'imposition d'un taux selon les services à offrir dans chaque milieu: «Les électeurs seraient alors plus nombreux à s’intéresser aux débats sur l’éducation ainsi qu’à l’administration scolaire. Les élus scolaires seraient alors davantage redevables envers les électeurs.»

Ah! la vilaine coquine! Un gouvernement provincial pourrait être intéressé par une telle mesure de taxation. Il refilerait ainsi l'odieux d'une augmentation à un autre partenaire gouvernemental et pourrait ensuite, par exemple, réduire son financement à celui-ci. Le ministre Fournier avait tenté une manoeuvre similaire quand les comptes de taxes municipales avaient connu une forte augmentation il y a deux ans, je crois.

Si l'on creuse davantage cette idée, on pourrait aussi assister, logiquement, à une baisse du taux de taxation et donc à une baisse des services offerts. Enfin, plus pernicieux encore, comme on sait que la demande de services est plus élevée dans les milieux socio-économiques défavorisé, ce sont eux qui seront nécessairement les plus taxés.

Commençons donc par placer la date des élections scolaires en même temps que celles des élections municipales. Ensuite, assurons-nous donc que les CS soient plus efficaces dans le traitement des dossiers dont elles ont déjà la responsabilité.

Un dernier commentaire en passant: les CS ont un rythme de gestion plutôt lent. Arrive u dossier et on parle en terme d'année scolaire. Arrive le mois de mai et on remet le tout en septembre. Arrive la fin novembre et on pare d'apès Noël.

Il y a des cultures d'entreprise parfois fortement enracinées.