L'Institut économique de Montréal (IEDM) y allait cette semaine dans le Journal de Montréal d'onze idées pour secouer le Québec. Dans ce texte, l'une d'entre elles suggérait de créer 25 écoles de performance ou enseigneraient 1000 super professeurs.16 janvier 2008
IEDM: analysons plus loin
L'Institut économique de Montréal (IEDM) y allait cette semaine dans le Journal de Montréal d'onze idées pour secouer le Québec. Dans ce texte, l'une d'entre elles suggérait de créer 25 écoles de performance ou enseigneraient 1000 super professeurs.12 janvier 2008
IEDM : onze idées pour secouer le Québec
Ce matin, le Journal de Montréal, il va d'un dossier choc en demandant à des économistes de l'Institut économique de Montréal (IEDM), un organisme reconnu pour ses positions de droite et émettant des reçus pour don de charité, d'y aller de l'avant avec «onze idées pour secouer le Québec».Oups! Faut-il comprendre qu'on souhaite moins de savoir et plus de bras? Derrière les propos de M. Laberge, on comprend que l'éducation a comme seule utilité de former des travailleurs peu ou pas spécialisés. Moi qui pensais qu'on visait à établir une économie du savoir au Québec. Tout à coup, un doute m'effleure. Tout cela me rappelle les propos de M. Dumont qui estimait que certains programmes universitaires étaient moins utiles que d'autres.
06 octobre 2007
Quatre petits textes
Johanne Fortier voit la lumière!
Un peu méchant ce commentaire, mais à la lecture de cette entrevue, vous aurez la même réflexion. Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) se livre à certains constats sur l'éducation qui sont nouveaux dans son discours. 28 septembre 2007
La tâche des enseignants: la débilité continue
Pour les lecteurs qui ne le savent pas, les enseignants doivent remettre à la direction de leur école, pour approbation, un projet de tâche pour l'année scolaire. Il s'agit d'un processus complexe et ridicule comme le témoigne ce billet. Or, cette semaine, deux faits nouveaux viennent appuyer cette opinion.25 septembre 2007
Jeunes enseignants: les marmottes gagnent une manche!
J'ai déjà traité dans un billet précédent (On écrase bien les marmottes...) des clauses orphelin imposées aux jeunes enseignants lors du renouvellement de la convention collective en 1997. Ceux-ci avaient alors porté plainte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).24 septembre 2007
La tâche des enseignants
Chaque année, à la fin septembre, tous les enseignants du Québec doivent remettre à la direction de leur école, pour approbation, un projet de tâche de travail pour l'année scolaire en cours. Il s'agit d'un processus parfois stressant, complexe et absurde.- 315 minutes reliées à la tâche éducative en présence d'élèves, minutes qui peuvent être consacrées à la récupération, l'encadrement particulier (on ne parle pas de suivi d'élèves auprès des parents), la surveillance ou la réalisation d'activités parascolaires;
- 756 minutes consacrées à ma tâche complémentaire, dont 240 minutes pour l'accueil des élèves en classe et à mes déplacements, 15 minutes à la suppléance dépannage, 120 minutes à des rencontres du matin et 270 minutes au suivi des élèves auprès des parents;
- 540 minutes reliées à du travail de nature personnelle, dont 10 rencontres collectives, trois rencontres de parents, la conception d'outils et de matériel pédagogique, la correction et des communications écrites.
- Si je fais du surtemps, il n'est évidemment ni reconnu ni payé. Je suis un professionnel dont l'horaire est plus rigide que celui d'un employé syndiqué d'usine.
- Le temps de travail de nature personnelle comprend des activités déterminées par la direction. Ou est la logique? Cela revient à dire que, si j'ai une rencontre de parents, je devrai couper dans la correction ou la préparation de mes cours cette semaine-là.
- Tous les enseignants ont une tâche égale. Crotte de boeuf! En connaissez-vous des enseignants d'éducation physique qui corrigent huit heures le soir et la fin de semaine? Dans certains établissements scolaires, certains d'entre eux voient même leur costume payé par l'employeur, convention collective oblige. Essayez de faire payer vos dictionnaire spécialisés en français, on s'en reparlera.
- Mon horaire prévoit du temps de correction que je n'emploierai jamais pour corriger à l'école. Seriez-vous capable de vous concentrer, par exemple, dans un local ou l'on retrouve 26 bureaux d'enseignants et qui est situé à côté d'une classe d'anglais ou un vidéo joue à tue-tête? Je connais peu d'enseignants qui corrigent à l'école. Ils reportent le tout à la maison et font parfois bien plus que les huit heures officielles par semaine.
21 septembre 2007
Les lois 142 et 43 toujours actives!
Si les enseignants doutaient de vivre encore longtemps avec les contraintes imposées par les lois 142 et 43 imposant leurs conditions de travail et restreignant leurs activités syndicales, qu'ils prennent connaissance de l'événement suivant tel que rapporté par Le Devoir ce matin.- chaque journée d'action syndicale coûtera une journée de salaire aux participants et trois mois de salaire aux membres de l'exécutif syndical;
- fin de la eprception automatique des cotisations syndicales pour une période de trois mois;
amendes allant de $100 aux participants et de $100 000 au syndicat concerné.
19 septembre 2007
Salaire des enseignants québécois et écart avec le Canada
Note: à éviter de lire si vous avez des problèmes de rage au volant et que vous restez près du domicile d'un membre du gouvernement québécois. - $49 586 au Québec
- $56 273 aux États-Unis
- $51 738 Québec
$56 584 Provinces de l'Atlantique - $64 394 Ontario
- $63 396 Provinces de l'Ouest
- $63 235 Canada sans le Québec
- $60 409 Canada incluant le Québec
18 septembre 2007
Un syndicat de «p'tites madames»
Avez-vous vu comment les médecins spécialistes ont réussi à obtenir de bonnes augmentations du gouvernement (ici et ici)? Mme Jérôme-Forget estime que l'entente est raisonnable, tient compte de la capacité des Québécois et permettra de s'assurer d'avoir un nombre suffisant de médecins au Québec. Ces derniers verront rejoindre leur salaire rejoindre la moyenne des médecins canadiens.- des augmentations de salaire pendant qu'on gèle le mien en affirmant que l'État n'a pas les miens de me payer convenablement?
- rejoindre la moyenne canadienne alors que les profs québécois sont parmi les moins bien payés au Canada?
- l'abrogation de la Loi 37 qui déterminait les conditions de travail des médecins pendant qu'on nous imposait nos conditions de travail?
- des journées d'étude et le report d'opérations urgentes alors qu'on nous traînait devant le Conseil des services essentiels parce qu'on s'habillait en noir et refusait de faire du surtemps avec les activités para-scolaires?
- maintenir des médecins au Québec alors que l'éducation connaît une pénurie d'enseignants sans précédent et qu'on embauche des gens non qualifiés dans les écoles?
26 juillet 2007
Bishop's en lock out: un signe des temps?
On l'a vu avec le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le lock out est devenu une stratégie que certaines parties patronales n'hésitent pas à employer dans le cadre d'une négociation. En éducation aussi, cette façon d'installer un rapport de force existe. Parmi les exemples récents, l'on retrouve les collèges privés Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Sacrement de Terrebonne et Saint-Paul de Varennes ainsi que l'université de Sherbrooke.Aujourd'hui, c'est au tour de l'université Bishop's, de Lennoxville, de mettre à pied ses 300 employés syndiqués: personnel non enseignant, professeurs, bibliothécaires et chargés de cours. Deux points principaux restent à régler: la question salariale et le régime de retraite.
De plus, on remarque que nos administrateurs ne sont jamais imputables quant aux mauvaises décisions qu'ils prennent. Un exemple parmi tant d'autres : l'ancien recteur de l'UQÀM, Roch Denis, qui a présidé au fiasco du projet l'ilôt Voyageur. Ce dernier est toujours à l'emploi de l'université à titre de professeur et, même s'il a démissionné volontairement de son poste, il a malgré tout reçu une prime de départ de $170 000. 19 juillet 2007
On écrase bien les marmottes... deuxième partie!
Je vous avais promis de traiter de la contestation, par un regroupement de jeunes enseignants, des clauses orphelin contenues dans la convention collective conclue en 1997 par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) avec le gouvernement Bouchard. On se souviendra qu'à l'époque, le lucide Lucien ne visait rien de moins que l'atteinte du déficit 0, au détriment même, il faut croire, des droits les plus élémentaires de notre société.Comme ce sujet revient dans l'actualité ici, ici, ici, ici et là, faisons sans hésitation le portait - un peu long mais instructif - d'une situation honteuse tant pour notre société que pour la CSQ.
Un peu d'histoire
L'exécutif syndical de ma région, suivant les recommandations nationales, suggère donc bêtement l'acceptation du gel de salaire pour les moins de 15 ans. Inutile de dire que j'ai immédiatement considéré que cette mesure était discriminatoire et que j'étais consterné de voir un syndicat encourager ses membres à enfreindre la loi à l'égard de ses plus jeunes adhérents!
Et puis, il fallait voir certains vieux enseignants nous écraser de leur morgue et de leur mépris. «On n'a pas le choix: il faut choisir sinon le gouvernement va nous imposer nos conditions de travail!», avançaient-ils, en tentant de nous convaincre. Foutaise! On a toujours le choix de refuser l'injustice dans la vie. «Le gouvernement péquiste nous a fait pareil en 1985. C'est à votre tour!», m'ont même dit plusieurs opprimés devenus soudainement des opprimeurs haineux. Quel raisonnement moral édifiant, on en conviendra!
Je me souviens aussi des conditions très avantageuses qui étaient accordées aux enseignants plus âgés qui acceptaient de prendre leur retraite anticipée dans le cadre d'un programme spécial et je me demandais si je ne la payais pas de mes propres poches.
Bref, j'ai proposé le rejet des offres patronales, si je me souviens bien, pour qu'on puisse trouver une troisième voie. Cette proposition a été battue et j'ai demandé - pour la première fois de ma vie syndicale - à inscrire ma dissidence au procès-verbal. Depuis, j'inscris systématiquement ma dissidence chaque fois qu'un vote va à l'encontre de mes valeurs ou risque d'être contesté légalement ou politiquement. C'est ma façon de protéger et ma réputation et mes principes.
Petit aparté
Je me permets ici un clin d'oeil historique pour montrer que rien ne change dans le monde syndical.Lors des dernières négociations collectives, le gouvernement Charest est arrivé avec des offres franchement décevantes et la menace d'une loi spéciale. Notre syndicat, après nous avoir chauffés à bloc pendant un an en affirmant qu'on se battait pour nos conditions de travail et patati-patata, a recommandé l'acceptation des offres patronales de crainte de se voir imposer des conditions de travail moins intéressantes. «On a eu le couteau sur la gorge mais, au moins, on ne se l'est pas fait enfoncer», a affirmé, sans rire, un délégué plutôt inconscient. Réjouissons-nous, mes frères: on nous a juste volé notre respect! Désespérant d'à-plat-ventrisme...
C'est cette même mentalité qu'on retrouve dans le cas de ces jeunes enseignants. En effet, alors qu'elle a recommandé l'acceptation d'offres discriminatoires, la CSQ, comme pour s'excuser, a affirmé ne pas avoir eu un grand pouvoir de négociation dans l'élaboration de l'entente conclue avec le gouvernement. Si vous allez lire ce billet, vous comprendrez que ce n'est pas de pouvoir, mais d'imagination et de principes dont manquait la CSQ...
Fin de l'aparté
Bref, les offres patronales ont été acceptées, mais des jeunes enseignants ont contesté la légitimité de celles-ci. Ils ont alors fondé l'Association de défense des jeunes enseignants du Québec (ADJEQ) et porté leur cause devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Et là, tenez-vous bien, ils ont dû aller jusqu'en Cour suprême se battre contre les procureurs du gouvernement et les avocats de leur propre organisation syndicale uniquement pour faire admettre que cette commission avait le pouvoir de les entendre!
Une entente sans les jeunes enseignants!
Or, surprise! ne voilà-t-il pas qu'une entente hors cour est intervenue ce printemps entre le gouvernement, la CSQ et la CDPDJ. Cette entente prendra «la forme d'un budget de 22 millions $ réservé pour des demandes de perfectionnement, du mentorat, des projets pédagogiques ou encore l'achat d'outils pédagogiques qui demeurent la propriété de la commission scolaire.» Aucune compensation financière ne sera versée directement aux enseignants concernés.
De plus, il faut noter que cette entente a été signifiée à l'ADJEQ le 18 juin dernier, quatre jours avant la fin de l'année scolaire. «Cela se fait en plein été, l'information a été transmise alors que les enseignants sont pris par les bulletins, la fin de l'année et que l'activité syndicale tourne au ralenti», comme le remarque Andrée Aubut, enseignante à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.
Inutile de trop s'appesantir sur cette stratégie qui consiste à annoncer les mauvaises nouvelles juste avant ou durant les vacances d'été ou d'hiver. Il s'agit d'un classique de la gestion des relations de travail au Québec. Pensons à la Loi 142, à certains éléments de la réforme... Le plus choquant toutefois est de constater que notre propre syndicat à participer à cette magouille éhontée. Qui plus est, le site internet de la CSQ ne fait nulle mention de cette entente.
Bien évidemment, les jeunes enseignants contestent cette entente conclue, entre autres, par deux des parties qui les ont sciemment floués! Normand Morin, président de l'ADJEQ, rejette cet accord, entre autres, pour les raisons suivantes:
- le montant de 22 millions prévu est insuffisant comparé aux 66 millions perdus par les enseignants ;
- il ne verse aucune compensation financière aux enseignants lésés ;
- il prévoit des mesures auxquelles ils ont déjà droit ;
- et les enseignants qui ne sont plus à l'emploi d'une commission scolaire en sont exclus.
«Ce qui est proposé à l'heure actuelle, c'est vraiment de la poudre aux yeux, soutient-il. C'est une retenue sur le salaire qui a été faite, donc (...) minimalement ce qu'on demande, c'est une compensation financière pour les sommes qui ont été prélevées injustement en 1997.» Pour Mme Aubut, «C'est comme si on comblait les trous du manque de budget en éducation par cette entente, en allouant les sommes autrement que sous forme de salaire.»
Vers un rejet?
Pour toutes ces raisons donc, l'ADJEQ s'est présenté hier devant le Tribunal des droits de la personne pour dénoncer un accord la concernant, mais auquel elle n'a pas pas participé. Advenant le rejet de cette offre, certaines des parties en cause ont déjà préparé leur plan de match.
«La Commission (CDPDJ) estime qu'à l'heure actuelle dans ce dossier-là, c'est une entente équitable et qui est la meilleure entente qu'on peut aller chercher», a indiqué Robert Sylvestre, agent d'information de la Commission. La commission débarquerait du train. Continuer impliquerait un processus assez imprévisible, c'est-à-dire qu'une décision qui serait rendue dans ce genre de dossier risquerait fort d'être portée en appel par une ou l'autre des parties. Donc on repart pour on ne sait pas combien de temps.»
Juste comme ça, je souligne méchamment que c'est la même commission qui a ordonné à l'Hôpital général juif de Montréal de verser 10 000$ de dédommagement à un ambulancier à qui on avait refusé qu'il mange son spaghetti meatball dans une section cashère de la cafétéria.
Pour sa part, l'avocate du gouvernement du Québec, Jocelyne Provost, a affirmé qu'advenant un échec de l'entente, son client lui avait déjà indiqué qu'il refuserait de verser directement aux enseignants les 22 millions $ prévus dans l'entente : «Tous les cadres et les salariés de l'État ont dû payer de leur salaire. On ne peut pas dire à une classe de salariés: on va vous rembourser et ne pas le faire pour les autres. La réponse est finale: on ne remboursera pas de salaires.»
Toute cette saga devrait connaître d'autres rebondissements sous peu. Quoi qu'il en soit, si jamais vous vous demandez pourquoi les jeunes enseignants ne croient pas aux vertus de leur propre syndicat, vous venez peut-être de lire une partie de la réponse.
16 juillet 2007
La mort, les services essentiels et la longueur du gazon
Bon, c'est l'été. Certains médias n'ont rien à se mettre sous la dent. Pas de pont qui s'écroule, pas de fusillade meurtrière, pas d'histoire sexuelle juteuse, pas de déclaration politique tonitruante... Ils attendent donc tous que quelques soldats québécois se fassent tuer en Afghanistan.Alors, pour l'instant, on se rabat comme on peut sur une nouvelle qui dure dans les faits depuis le 16 mai dernier: le lock out des employés du cimetière Côte-des-Neiges. Après tout, il y a des morts dans cette affaire-là, des gens célèbres même... Sauf que, parfois, il y a aussi des commentaires désolant.
Vaut mieux se taire...
Le premier vient de la bouche même du fils du hockeyeur Maurice Richard qui déplore l'état du terrain ou est enterré le célèbre Rocket.
«C'est un non-respect de la mémoire de mon père, mais c'est aussi un non-respect de la mémoire de tous ceux qui reposent là», s'insurge Maurice Jr, informé par le Journal de l'état dans lequel se trouve le monument de son géniteur. «Franchement, il ne faudrait pas que ça dure éternellement, avertit Maurice Richard Jr. Je veux bien comprendre qu'il y a un conflit, mais ils devraient assurer les services essentiels, comme dans d'autres secteurs», raconte le fils, qui compte se rendre à la tombe du «Rocket» dans les prochains jours pour réparer les dégâts.
- Un premier exemple: prenons le dernier conflit à la Société de transport de Montréal. Les employés assuraient le transport des usagers matin, soir et fin de semaine. D'accord, ce n'était pas le service régulier, mais ce n'était pas non plus la catastrophe. Dans ma région, on a moins que cela tous les jours et on nous casse les oreilles avec le fait qu'il ne faut pas utiliser notre voiture pour aller au travail! Quoi qu'il en soit, certains politiciens en ont profité pour surfer sur la vague de mécontentement des Montréalais et faire du capital politique en obligeant les employés de la STM à retourner au travail. Tout le monde était content: le méchant syndicat a pris son trou.
- Un deuxième exemple: la loi 142 qui a même été condamnée par le Bureau international du travail. Il suffit de relire cette loi spéciale pour voir à quel point elle brime, entre autres, la liberté d'expression.
- Un troisième exemple: le conflit au Journal de Québec.
J'aime Patrick Lagacé, habituellement. Il fait un bon duo avec Richard Martineau, même si tous deux gagneraient à fouiller davantage leurs dossiers parfois avant d'émettre une opinion. Mais c'est la contrainte de leur boulot: il faut parfois gueuler vite et fort.26 juin 2007
On écrase bien les marmottes...
Je me suis permis une petite escapade gaspésienne de quelques jours et, de retour dans une certaine civilisation, je constate que j'aurais dû me faire écraser sur la route 132 comme les 28 renards, mamottes et porcs-épics que Mme Masquée et moi avons comptés durant notre trajet. Pourquoi ce mal de l'âme?Quand les bourreaux gèrent la réparation
23 mai 2007
Les revers de l'équité
11 mai 2007
La responsabilité des médias et de certains blogueurs
Bon, ne revenons pas directement sur la saga Potvin. Seulement, comme je le soulignais dans un billet à La marâtre, «Il est juste dommage de voir quelqu'un qui a une tribune publique si mal s'en servir. C'est la vie, j'imagine, ou nous sommes trop idéalistes.»Or, voilà qu'un enseignante a décidé qu'elle en avait son voyage de se faire charrier dans les médias. Vous rappelez-vous de l'histoire de cet enfant qui se prénommait Félix et qui aurait été mis dans une cage (le terme a été utilisé dans certains journaux) parce qu'il était trop turbulent en classe? Certains médias avaient consacré une importante couverture à toute cette affaire, on s'en souvient.
Bref, l'enseignante, appuyée par son syndicat, a engagé des poursuites totalisant $80 000 contre contre la Corporation Sun Média, le Journal de Trois-Rivières et ses journalistes Jean-François Hinse, Mathieu Lamothe et Pascal Bernier-Robidas, ainsi que le Journal de Québec et le journaliste Sébastien Lépine.
Dans sa poursuite, l'enseignante:
- prétend «avoir été victime de plusieurs affirmations fausses et diffamatoires, en plus d'avoir fait l'objet d'un traitement journalistique sensationnaliste» ;
- «dénonce l'absence de rigueur des médias et journalistes concernés» ;
- «estime que la recherche d'informations à la base de leurs articles est volontairement incomplète et tendancieuse» ;
- «atteste qu'en aucun moment, les défendeurs n'ont tenté de communiquer avec elle, son syndicat ou quiconque aurait pu apporter un éclairage différent» ;
- «soutient que le Journal de Québec et son journaliste ont commis une faute professionnelle en reprenant des paroles et opinions émises par la mère et le beau-père de l'élève, de même que par l'ex-juge Andrée Ruffo» ;
- affirme avoir subir «l'opprobre de la population du Québec, notamment mais non limitativement, par l'entremise de forums de discussion, courriels, appels téléphoniques, menaces laissées sur la boîte vocale de la direction de l'école où elle travaille».
Bon, pour l'instant, il ne s'agit que simples allégations, mais la poursuite ne me semble pas trop frivole. Elle aura tout au moins le mérite de clarifier ce dossier. Qu'en pensez-vous?
Par ailleurs, le représentant syndical de l'enseignante n'entend pas en rester là: «Le porte-parole syndical ne rejette pas l'idée que d'autres médias, électroniques cette fois, puissent également faire l'objet d'une poursuite de la part de l'enseignante. Là aussi, il y a eu "dérapage" selon lui.»
Le lien avec Mme Potvin maintenant. Je cite un extrait d'une de ses chroniques sur Internet intitulée «Comme un animal?» (Les carcatères gras sont de moi.)
«L'enseignante et la direction d'école ont définitivement manqué de jugement et ont omis de respecter des étapes cruciales dans une telle situation. De plus, lorsqu'on veut isoler un élève et qu'on désire l'aider à bien écouter ce qui se passe en classe, ce n'est certainement pas en l'isolant comme un animal de foire et encore moins en le mettant face à un mur. Cela ressemble davantage à une punition qu'à une intervention professionnelle qui devrait être prise dans l'intérêt de l'élève et de ses camarades de classe. Qu'on appelle l'ordre des enseignants du Québec....Oups, c'est vrai, il n'y en a pas.»
Par la suite, dans un commentaire aux intervenants de son blogue, Mme Potvin nuance ses propos, ce qui est tout à son honneur, mais elle ne peut s'empêcher d'y aller malgré tout de phrases bien senties.
- «Je ne crois pas au fait que le jeune était à cet endroit seulement qu'une heure par jour. Je crois que malheureusmenet la jeune enseignante a utilisé un peu trop son coin retrait qui avait justement été créé POUR le jeune comme l'a dit le directeur de la commission scolaire qui lui a fait sa conférence de presse suite aux informations de la directrice de l'école.»
- «Ce geste est à mon avis davantage un geste punitif qu'un geste éducatif et pédagogique en lien avec le bien de l'élève lui-même et de ses camarades.»
- «...mais la chose à faire dans ces cas là, ce n'est pas de se venger sur le jeune en le mettant dans un isoloir...»
- «Dans ce cas-ci, l'enseignante a escamoté des étapes importantes et la directrice quand à elle n'a vraiment pas fait son trvail dans l'accompagnement de sa jeune enseignante. À mon avis c'est ELLE la vraie fautive...»
Mme Potvin, comme bien de ses collègues commentateurs a émis un bon nombre d'opinions en basant celles-ci sur des informations parcelaires et peut-être même erronées. Elle n'est pas journaliste, c'est vrai, mais un peu de rigueur et de prudence auraient été les bienvenues, surtout quand on jouit d'une tribune institutionnelle si importante.
Pour en savoir davantage sur la poursuite de l'enseignante:
http://www.cyberpresse.ca/article/20070511/CPNOUVELLISTE/705110721/1028/CPACTUALITES
Pour lire ou relire la chronique de Mme Potvin sur le petit Félix:
http://www.blogue.canoe.com/?blog=13&author=75&page=1&disp=posts&paged=4
30 avril 2007
Touche pas à ma tâche!
Voici revenu ce temps de l'année où l'émission Virginie n'est rien à comparer aux drames qui se vivent dans certaines écoles du Québec. Mensonge, hypocrisie, jalousie, crise de nerfs, jeux de coulisse, visite en douce à la direction, compliments charmeurs et intéressés, commentaires assassins, zizanie: rien n'est de trop dans cette gigantesque saga qui s'appelle La signature des tâches pour la prochaine année scolaire.Maintenant, on est dans le corps-à-corps brutal, vicieux, extrême. La direction, avec son droit de gérance, peut attribuer une tâche à l'enseignant de son choix. Tu es un fatigant qui donne du travail à un adjoint parce que tu le trouves trop mou... Mauvaise idée! Comme le jeu des serpents et des échelles, tu tombes sur la mauvaise case et...
Je sais, je sais: les précaires ont la vie bien plus difficile encore. C'est tout juste s'il n'existe pas un droit de cuissage dans certaines écoles. Mais vous ne perdez rien pour attendre: un jour, ce seront vos propres collègues qui vous entuberont!
15 mars 2007
Vive l'équité!
Maintenant que l'équité est réglée et que j'en ai plein les poche, mon syndicat passe aux choses sérieuses: on augmente les cotisations syndicales! Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que la photo illustrant ce billet pourrait servir pour mon prochain passeport.10 février 2007
À lire dans le Journal de Mouréal
Attardons-nous aujourd’hui sur un texte écrit par Nathalie Elgrably dans le Journal de Montréal et qui a pour titre Réforme des éducateurs : l’accent mis sur les outils.Dans cette apologie de droite (et n’allez surtout pas croire que je suis à gauche : il faut juste savoir que la dame en question travaille pour l’Institut économique de Montréal, un organisme plus conservateur que Stephen Harper lui-même), l’auteure s’attaque à la permanence des postes en éducation et croit que ceux-ci devraient être attribués en fonction de la compétence des enseignants.
Pour en savoir davantage:
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/02/20070208-090704.html
Site de l'institut économique de Montréal:
http://www.iedm.org/main/main_fr.php
Pour écrire à Mme Elgrably:
nelgrably@iedm.org