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06 octobre 2007

Quatre petits textes

Ce matin, le journal Le Devoir publie quatre textes intéressants reliés à l'éducation. Je vous transmet les grandes lignes de chacun d'eux brièvement, mais je vous incite à aller les lire. Qui résume souvent trahit...

Johanne Fortier voit la lumière!

Un peu méchant ce commentaire, mais à la lecture de cette entrevue, vous aurez la même réflexion. Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) se livre à certains constats sur l'éducation qui sont nouveaux dans son discours.

Mme Fortier relève l'inadéquation entre certaines valeurs et réalités de notre société (consommation rapide, instantanéité) et celles valorisées à l'école (effort, tenacité, performance). Elle souligne aussi - enfin! devrais-je dire- que la pauvreté est un des facteurs de «non-réussite» scolaire. Elle revient également la lourdeur de la tâche éducative, les attentes élevées envers l'école.

Mais surtout, la présidente de la FSE semble moins complaisante à l'égard de la réforme qu'elle ne l'a été: : «Au départ, à partir de celle-ci, on devait revoir les programmes, notamment en se recentrant sur les matières de base; avec les années, on a connu une certaine dérive et on a opté plutôt pour une réforme pédagogique, de telle sorte qu'on l'appelait même "le renouveau pédagogique".» Elle s'interroge également sur le non-redoublement et l'intégration des élèves en difficulté.

Enfin, si elle indique que les conditions de travail des enseignants sont souvent insatisfaisantes, elle y va d'un commentaire qui me laisse songeur: «De même, on devrait assurer une plus grande reconnaissance aux enseignants en leur versant un salaire respectueux de leur formation de base ou adéquat en fonction de celle-ci pour atteindre le même but.» Désolé, Madame Fortier, mais j'ai souvenir que c'est votre organisation syndicale qui, avec les négociations sur l'équité, a littéralement torpillé la notion de scolarité chez les enseignants.

Le renouveau problématique

Cet autre texte s'attarde au renouveau pédagogique. On souligne que le Québec maintient le cap en ce domaine alors que le canton de Genève, en Suisse, qui a servi de modèle au MELS, l'a laissée en majeure partie tomber.

Si la réforme a eu le mérite de déscléroser certaines pratiques pédagogiques, elle ne donne manifestement pas les résultats escomptés chez les enfants en difficulté, ceux-là même pour qui on implantait le renouveau pédagogique, croit Clermont Gauthier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en étude de la formation à l'enseignement de l'Université Laval.

Serge J. Larivée, professeur au département de psychopédagogie et d'andragogie de l'Université de Montréal, est moins critique envers la réforme, mais il me semble un peu déconnecté de la réalité du travail d'un enseignant. À preuve, ce commentaire: «ils (les enseignants) doivent être à l'écoute des différents élèves pour être plus présents aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin.» Avec des classes de 34 élèves, c'est peut-être un peu beaucoup demander...

Les deux universitaires s'attardent enfin à la formation des jeunes enseignants et à leur intégration dans le milieu scolaire.
Enseigner de nos jours
Une rencontre avec une enseignante du primaire qui nous raconte une réalité qui nous est familière.
Cette dernière parle des joies au quotidien de l'enseignement, mais aussi des difficultés qui y sont reliées: manque criant de ressources, intégration difficile des élèves en difficulté, lourdeur de la tâche, parents parfois exigeants. Rien de bien nouveau, au fond, mais ce témoignage nous confirme que nous ne sommes pas seuls «à ramer comme des dingues» dans cet univers.

Les enseignants du collégial

Dans ce dernier texte, Ronald Cameron, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), s'attarde au manque de reconnaissance des enseignants de niveau collégial. Il souligne les mythes entourant leurs condition de travail et l'écart de 20% existant entre leur salaire et ceux de leurs confrères ontariens, par exemple.

28 septembre 2007

La tâche des enseignants: la débilité continue

Pour les lecteurs qui ne le savent pas, les enseignants doivent remettre à la direction de leur école, pour approbation, un projet de tâche pour l'année scolaire. Il s'agit d'un processus complexe et ridicule comme le témoigne ce billet. Or, cette semaine, deux faits nouveaux viennent appuyer cette opinion.


Ainsi, dans une école de ma commission scolaire, non content de leur demander de compléter cet horaire, une direction a indiqué aux enseignants qu'ils devaient le faire en utilisant uniquement des blocs de 15 minutes, affirmant qu'on ne peut rien faire à l'école en moins de temps. Suivant ce raisonnement, il faut donc 15 minutes pour faire une photocopie, 15 minutes pour appeler un parent et tomber sur une boite vocale, 15 minutes pour aller chercher un livre à la bibliothèque. Je comprends que certains gestionnaires soient si ineffficaces qu'il leur faille 15 minutes pour signer un bon de commande, mais quand même! De là à généraliser cette incapacité à l'ensemble des enseignants, il y a de quoi à être outragé.


Le deuxième fait est que mon syndicat m'a confirmé que je serais coupé d'une demi-journée même si je ne manque qu'une période et que je n'ai rien d'autre à mon horaire ce matin-là. Coupé pour du temps qui n'est pas à mon horaire, coupé pour du temps que je n'ai pas légalement à faire!


Expliquez-moi quelqu'un! On nage en plein délire.

25 septembre 2007

Jeunes enseignants: les marmottes gagnent une manche!

J'ai déjà traité dans un billet précédent (On écrase bien les marmottes...) des clauses orphelin imposées aux jeunes enseignants lors du renouvellement de la convention collective en 1997. Ceux-ci avaient alors porté plainte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

Une entente hors cour est intervenue à cet effet ce printemps entre le gouvernement, la CSQ et la CDPDJ. Le hic, c'est que les jeunes enseignants n'ont pas eu un mot à dire dans celle-ci. Plus odieux encore, ce sont justement le gouvernement et la CSQ qui avaient travaillé de concert pour imposer ces clauses. C'est un peu comme si on demandait à des criminels de déterminer les réparations qu'ils devraient verser aux victimes de leurs actes.

Devant cette situation absurde, l'Association de défense des jeunes enseignants du Québec (ADJEQ) a contesté avec succès cette entente qui prévoyait de dédommager ces derniers avec des programmes de formation déjà disponibles dans les commissions scolaires...

«C'est une retenue sur le salaire qui a été faite, donc (...) minimalement ce qu'on demande, c'est une compensation financière pour les sommes qui ont été prélevées injustement en 1997», considère Normand Morin, président de l'ADJEQ.

On revient donc à la case départ, après 10 ans de procès, de négociations et de magouilles.

24 septembre 2007

La tâche des enseignants

Chaque année, à la fin septembre, tous les enseignants du Québec doivent remettre à la direction de leur école, pour approbation, un projet de tâche de travail pour l'année scolaire en cours. Il s'agit d'un processus parfois stressant, complexe et absurde.

Un processus stressant

Ceux qui ne vivent pas dans une école ne savent pas qu'il existe parfois de vives compétitions entre les enseignants pour l'organisation d'activités parascolaires. On en a déjà vu se jalouser vertement pour savoir qui allait organiser un club de lecture ou un voyage à l'étranger, par exemple. Et comme c'est la direction de l'école qui choisit l'heureux élu, on assiste alors à des stratégies de charme ou de salissage...

Il y a aussi le stress de voir refuser son projet d'horaire et de se voir reléguer à la stimulante surveillance de la reprise des examens ou du paisible local de retrait, par exemple.

L'horaire de travail d'un enseignant peut dépendre de la direction de son école, du lien établi avec elle et de ses priorités. Une année, nous avons eu une direction qui avait pour politique de sabrer dans l'aide aux élèves pour favoriser la surveillance et l'organisation d'activités parascolaires. Jamais nos élèves n'ont autant visité le monde, été absents en classe et échoué.

Un processus complexe

Pour mieux comprendre toute la complexité du projet de tâche de travail d'un enseignant, prenons mon exemple.

Cette année, j'ai dû entrer mon horaire de travail sur un logiciel spécial appelé GPI. La direction a fourni un accompagnement aux néophytes pour y parvenir mais, dans certains cas, ce fut plutôt ardu. Autrefois, le tout était remis à la main et un membre du service du personnel l'entrait dans le réseau informatique.

Premier avantage: on libère maintenant des employés du Service du personnel. Deuxième avantage: mon horaire étant informatisé, il est plus facile pour l'ordinateur de la commission scolaire de gérer mes coupures de salaire lorsque je suis absent.

Premier désavantage: tous les enseignants d'une école doivent consacrer une à deux heures à compléter ce joyeux casse-tête. Deuxième désavantage: les directions d'école ont bien d'autres choses à faire, je crois, que de nous donner des cours d'informatique.

Une tâche de remplir la tâche
Pour bien comprendre toute cette gymnastique intellectuelle, il faut savoir que mon horaire de travail s'étale sur un cycle de neuf jours et comprend des périodes d'enseignement de 75 minutes. D'office, la direction de mon école a placé mes 24 périodes d'enseignement. Il me reste donc à compléter le reste. Et le reste, c'est:
  • 315 minutes reliées à la tâche éducative en présence d'élèves, minutes qui peuvent être consacrées à la récupération, l'encadrement particulier (on ne parle pas de suivi d'élèves auprès des parents), la surveillance ou la réalisation d'activités parascolaires;
  • 756 minutes consacrées à ma tâche complémentaire, dont 240 minutes pour l'accueil des élèves en classe et à mes déplacements, 15 minutes à la suppléance dépannage, 120 minutes à des rencontres du matin et 270 minutes au suivi des élèves auprès des parents;
  • 540 minutes reliées à du travail de nature personnelle, dont 10 rencontres collectives, trois rencontres de parents, la conception d'outils et de matériel pédagogique, la correction et des communications écrites.
S'ajoutent également huit heures reconnues de travail par semaine effectuées à la maison les soirs ou la fin de semaine.

Un processus absurde

Je dois donc m'assurer d'intégrer tous ces éléments à mon horaire de travail et, absurdité totale! déterminer le moment précis ou je les ferai. Donc, le jour 3, entre 9h25 et 10h04, je devrai faire de la correction. Tant pis si un jeune dont je suis proche menace de se suicider dans les toilettes de l'école et qu'on m'appelle à la rescousse! Moi qui me considère comme un professionnel de l'éducation, me voilà encarcané dans un horaire de travail précis à la minute près.

Mais le gros bon sens doit quand même primer, me direz-vous. Pas si sûr. Et en voici quelques exemples.
  • Si je fais du surtemps, il n'est évidemment ni reconnu ni payé. Je suis un professionnel dont l'horaire est plus rigide que celui d'un employé syndiqué d'usine.
  • Le temps de travail de nature personnelle comprend des activités déterminées par la direction. Ou est la logique? Cela revient à dire que, si j'ai une rencontre de parents, je devrai couper dans la correction ou la préparation de mes cours cette semaine-là.
  • Tous les enseignants ont une tâche égale. Crotte de boeuf! En connaissez-vous des enseignants d'éducation physique qui corrigent huit heures le soir et la fin de semaine? Dans certains établissements scolaires, certains d'entre eux voient même leur costume payé par l'employeur, convention collective oblige. Essayez de faire payer vos dictionnaire spécialisés en français, on s'en reparlera.
  • Mon horaire prévoit du temps de correction que je n'emploierai jamais pour corriger à l'école. Seriez-vous capable de vous concentrer, par exemple, dans un local ou l'on retrouve 26 bureaux d'enseignants et qui est situé à côté d'une classe d'anglais ou un vidéo joue à tue-tête? Je connais peu d'enseignants qui corrigent à l'école. Ils reportent le tout à la maison et font parfois bien plus que les huit heures officielles par semaine.
Mais le summum de l'absurdité est ce qui suit: j'ai conçu un horaire de travail qui me permet de n'avoir que 75 minutes d'enseignement un matin. Rien d'autre n'est inscrit à mon horaire. Mais si je suis absent, ma commission scolaire me coupera néanmoins toute l'avant-midi. Vous avez bien lu: je serai coupé pour du temps que je n'avais pas à faire! La comprenez-vous? Moi non plus. Mais disons qu'il s'agit d'une bonne façon, pour les CS, de rentabiliser les absences des enseignants.
Et je ne parle pas des diners et des pauses-pipi qui deviennent inexistantes devant les demandes de la direction ou des élèves.

Un retour historique et une conclusion

Quand j'ai débuté ma carrière d'ensiegnant, on présumait que nous étions tous des professionnels. On retouvait sur nos horaires nos périodes d'enseignement et le reste du temps consacré à la tâche éducative (28 périodes de 75 minutes dans mon cas). Lorsque j'étais absent, on coupait mon salaire à la période parce qu'on présumait que je ferais le travail complémentaire malgré tout. La direction de l'école avait pour mandat de surveiller les tricheurs, si elle le voulait.

Puis, sont arrivées les négociations sur l'équité salariale. Les enseignants ont tenté de démontrer qu'ils étaient sous-payés si l'on considérait le temps et la nature de leur travail. Après de longues discussion, le gouvernement est tombé d'accord avec le premier point, mais pas avec le deuxième. Il a alors fallu lui prouver que le nombre d'heures que nous travaillions n'étaient pas de la frime. Après bien des discussions et des manifestations («L'équité, ce n'est pas négociable! So, so, so!), mon syndicat a accepté qu'on supervise et augmente mon temps de travail afin d'obtenir la fameuse équité.

Comme enseignant de français trop scolarisé et trop travaillant, l'équité s'est résumée pour moi à un chèque ridicule, à une non-reconnaissance finalement de ma scolarité (ce qui, en éducation, est un joyeux paradoxe), à une augmentation effective de mon temps de travail et à l'obligation de répondre à un horaire de travail débilant.

Bref, comme l'enfer est pavé de bonnes intentions, je me portais mieux sans l'équité. Tant mieux pour ceux qui en ont profité. Sauf qu'aujourd'hui, tout ce processus de tâche me démotive et me rend très amer. C'est Alexandre Jardin qui écrivait dans Le petit sauvage que l'école avait tué tout le génie en lui. Elle est en train de faire exactement la même chose en moi. Au rythme ou les choses vont, on ne retrouvera en enseignement que des professeurs bureaucrates et standardisés qui suivront un horaire débiles et du matériel de maisons d'édition.

Je reviendrai d'ailleurs sur ce point dans un prochain billet.

PS: J'ai piqué l'illustration de ce billet à La Souimi et je vous invite à lire ses commentaires sur le même sujet. Ils ilustrent tellement bien ce qu'est le métier d'enseignant de nos jours.

21 septembre 2007

Les lois 142 et 43 toujours actives!

Si les enseignants doutaient de vivre encore longtemps avec les contraintes imposées par les lois 142 et 43 imposant leurs conditions de travail et restreignant leurs activités syndicales, qu'ils prennent connaissance de l'événement suivant tel que rapporté par Le Devoir ce matin.


Au collège Édouard-Montpetit, des modifications ont été apportées à la composition de la commission des études. Celles-ci ont soulevé la colère des professeurs et pour cause. Ainsi, ce ne serait plus l'assemblée générale du syndicat de ces derniers qui choisirait les représentants des professeurs à la commission des études. On nommerait plutôt de facto les coordonnateurs des programmes importants tandis que la directrice des études choisirait elle-même un représentant pour les programmes plus petits. Pour cette dame, l'ancien mode de fonctionnement donnait trop de pouvoir au syndicat. Sauf qu'avec cette nouvelle formule, on se retrouverait avec une situation absurde ou elle pourrait nommer des gens qui se prononceraient entre autres sur le renouvellement de son contrat, par exemple.


Bref, les professeurs ne sont pas contents. Et le plus beau de toute cette histoire est que le collège Édouard-Montpetit menace d'utiliser la Loi 43 pour les empêcher de perturber, comme ils le prévoient, la prochaine rencontre de cette instance consultative. Parmi les sanctions que pourraient subir les contestataires:
  • chaque journée d'action syndicale coûtera une journée de salaire aux participants et trois mois de salaire aux membres de l'exécutif syndical;
  • fin de la eprception automatique des cotisations syndicales pour une période de trois mois;
    amendes allant de $100 aux participants et de $100 000 au syndicat concerné.
Vous ai-je mentionné que mon syndicat négocie présentement le renouvellement de notre convention collective locale? La partie patronale adopte depuis le début une attitude instansigeante et fermée. Cela vous surprend-il quand vous venez de lire ce qui se passe au collège Édouard-Montpetit? Les patrons ont tous les pouvoirs et ils comptent bien s'en servir. Peut-on parler de négociation quand un syndicat est muselé de la sorte par une loi que le Bureau international du travail, un organisme de l'ONU, a condamné?

19 septembre 2007

Salaire des enseignants québécois et écart avec le Canada

Note: à éviter de lire si vous avez des problèmes de rage au volant et que vous restez près du domicile d'un membre du gouvernement québécois.

Tiens, question d'appuyer les propos de mon dernier commentaire, je vous invite à consulter ce document du MELS. Les tableaux de la deuxième page sont assez révélateurs.

Salaire moyen du personnel enseignant des commissions scolaires en 2003-2004 en dollars courants :
  • $49 586 au Québec
  • $56 273 aux États-Unis
Salaire moyen des éducateurs (voir la nuance dans le texte) des commissions scolaires en dollars courants en 2002-2003 :
  • $51 738 Québec
    $56 584 Provinces de l'Atlantique
  • $64 394 Ontario
  • $63 396 Provinces de l'Ouest
  • $63 235 Canada sans le Québec
  • $60 409 Canada incluant le Québec
On pourra bien sûr relever qu'il faut aussi considérer des facteurs autres que le salaire pour mieux cerner les conditions de travail d'un employé, mais il demeure que l'écart entre les salaire des enseignants québécois et ceux des autres provinces - qui ont également la sécurité d'emploi - ne cessent de se creuser. En 2003-2003, cet écart s'élevait à 18%. Avez-vous déjà entendu Mme Jérôme-Forget en parler?

Je vous rappelle: le but n'est pas de vous faire pleurer, mais de montrer en quoi le discours du gouvermement en ce qui a trait aux médecins spécialistes est quelque peu biaisé. On aurait pu trouver de meilleurs arguments pour nous convaincre que celui de l'écart salarial avec ceux des autres provinces.

Pour paraphraser le document du MELS, ce n'est pas si grave que cela si le salaire moyen des médecins spécialistes est moins élevé au Québec que dans les régions avoisinantes puisque le coût de la vie y est également plus bas.

18 septembre 2007

Un syndicat de «p'tites madames»

Avez-vous vu comment les médecins spécialistes ont réussi à obtenir de bonnes augmentations du gouvernement (ici et ici)? Mme Jérôme-Forget estime que l'entente est raisonnable, tient compte de la capacité des Québécois et permettra de s'assurer d'avoir un nombre suffisant de médecins au Québec. Ces derniers verront rejoindre leur salaire rejoindre la moyenne des médecins canadiens.

Je sais: je vais me plaindre et recevoir un tas de commentaires à l'effet que les profs sont des gras durs et tout le tralala habituel. Sauf que...
  • des augmentations de salaire pendant qu'on gèle le mien en affirmant que l'État n'a pas les miens de me payer convenablement?
  • rejoindre la moyenne canadienne alors que les profs québécois sont parmi les moins bien payés au Canada?
  • l'abrogation de la Loi 37 qui déterminait les conditions de travail des médecins pendant qu'on nous imposait nos conditions de travail?
  • des journées d'étude et le report d'opérations urgentes alors qu'on nous traînait devant le Conseil des services essentiels parce qu'on s'habillait en noir et refusait de faire du surtemps avec les activités para-scolaires?
  • maintenir des médecins au Québec alors que l'éducation connaît une pénurie d'enseignants sans précédent et qu'on embauche des gens non qualifiés dans les écoles?
Est-ce qu'on me prend pour un imbécile? Ou bien me suis-je trompé de faculté à l'université?

17 août 2007

Enseignant (meurtrier) congédié - la suite

Un petit mot pour indiquer qu'il y a un article sur ce sujet aujourd'hui sur Canoe. Très étonnamment, l'ADQ en profite pour surfer sur la vague d'indignation suscitée par cette nouvelle. Elle propose de légiférer sur cette question, sauf que ce jugement est basé sur la Charte des droits et libertés.

La meilleure piste pour ne pas réembaucher l'individu concerné est de prouver hors de tout doute qu'il a menti en remplissant sa demande d'emploi, ce à quoi la CSDM n'est pas parvenue. Et même là...

26 juillet 2007

Bishop's en lock out: un signe des temps?

On l'a vu avec le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le lock out est devenu une stratégie que certaines parties patronales n'hésitent pas à employer dans le cadre d'une négociation. En éducation aussi, cette façon d'installer un rapport de force existe. Parmi les exemples récents, l'on retrouve les collèges privés Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Sacrement de Terrebonne et Saint-Paul de Varennes ainsi que l'université de Sherbrooke.

Aujourd'hui, c'est au tour de l'université Bishop's, de Lennoxville, de mettre à pied ses 300 employés syndiqués: personnel non enseignant, professeurs, bibliothécaires et chargés de cours. Deux points principaux restent à régler: la question salariale et le régime de retraite.

Pour le principal de cette institution universitaire, M. René Poupart, ce conflit est lié à la situation financière difficile que traverse Bishop's qui a un déficit accumulé de 5 millions $ et qui prévoit un déficit de 3 millions $ en 2007-2008.

Un mode de gestion à revoir?

Je ne peux m'empêcher de faire un lien avec l'UQÀM et je me dis que ce qui se passe à Bishop's a de fortes chances de se produire dans cette université montréalaise. Finances désastreuses, déficit accumulé gigantesque, syndiqués outrés, asssociations étudiantes déjà sur le pied de guerre: tous les ingrédients sont en place pour un affrontement majeur. Il faut réduire les coûts en éducation et le poste budgétaire le plus important et le plus facilement compressible est celui des salaires et des avantages sociaux, alors pourquoi se gêner?

Si, à la suite d'un billet récent, certains d'entre vous avez avancez le fait que nos syndicats devront se renouveler quant à leurs stratégies de négociation, je crois que nos gestionnaires devront aussi revoir leurs pratiques si l'on veut que le monde du travail évolue.

Pour l'instant, tant à Québec que dans les commissions scolaires, on choisit actuellement la voie de la facileté: on coupe ou on réduit les salaire. La réflexion s'arrête là. Pourtant, il y aurait peut-être lieu de réféchir davantage et de remettre en question certains éléments dans la façon dont sont gérés certains services.

De plus, on remarque que nos administrateurs ne sont jamais imputables quant aux mauvaises décisions qu'ils prennent. Un exemple parmi tant d'autres : l'ancien recteur de l'UQÀM, Roch Denis, qui a présidé au fiasco du projet l'ilôt Voyageur. Ce dernier est toujours à l'emploi de l'université à titre de professeur et, même s'il a démissionné volontairement de son poste, il a malgré tout reçu une prime de départ de $170 000.

Enfin, en période d'austérité budgétaire, on remarque qu'on ne questionne jamais les avantages qui sont rattachés aux fonctions de nos gestionnaires. Pourtant, dit-on, charité bien ordonnée commence par soi-même... Par exemple, le même Roch Denis a dépensé 3 000 $ en frais téléphoniques lors d'un voyage au Brésil et 14 000 $ en billets d'avion à l'automne 2005.

C'est le temps des vacances!

Une petite observation en terminant. De plus en plus, les établissements d'éducation ont la machiavélique idée de mettre leurs employés en lock out durant les périodes de vacances. C'est d'ailleurs le cas de toutes celles dont j'ai traitées dans ce texte. On récupère ainsi des salaires sans pour autant couper dans les services.

Et dire que c'est mon syndicat qui a présenté comme un avantage le fait d'être rénuméré sur 26 paies durant toute l'année!

19 juillet 2007

On écrase bien les marmottes... deuxième partie!

Je vous avais promis de traiter de la contestation, par un regroupement de jeunes enseignants, des clauses orphelin contenues dans la convention collective conclue en 1997 par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) avec le gouvernement Bouchard. On se souviendra qu'à l'époque, le lucide Lucien ne visait rien de moins que l'atteinte du déficit 0, au détriment même, il faut croire, des droits les plus élémentaires de notre société.

Comme ce sujet revient dans l'actualité ici, ici, ici, ici et , faisons sans hésitation le portait - un peu long mais instructif - d'une situation honteuse tant pour notre société que pour la CSQ.

Un peu d'histoire

En 1997 donc, le gouvernement Bouchard dépose des offres finales. Parmi celles-ci, on retrouve le choix entre une augmentation du nombre d'élèves par classe (vous avez bien lu!) ou le gel d'une année d'ancienneté. Pour les enseignants qui ont plus de 15 années d'expérience, ce gel d'échelon ne signifie rien mais, pour les 27 000 autres, il faut comprendre que cette mesure, qui a été en vigueur pendant trois ans avant d'être retirée de la convention collective suivante, était cumulative. Chaque jeune enseignant a donc perdu en moyenne 5 000 $ tandis que le gouvernement, lui, a récupéré 66 millions$ sur sa masse salariale.

L'exécutif syndical de ma région, suivant les recommandations nationales, suggère donc bêtement l'acceptation du gel de salaire pour les moins de 15 ans. Inutile de dire que j'ai immédiatement considéré que cette mesure était discriminatoire et que j'étais consterné de voir un syndicat encourager ses membres à enfreindre la loi à l'égard de ses plus jeunes adhérents!

Et puis, il fallait voir certains vieux enseignants nous écraser de leur morgue et de leur mépris. «On n'a pas le choix: il faut choisir sinon le gouvernement va nous imposer nos conditions de travail!», avançaient-ils, en tentant de nous convaincre. Foutaise! On a toujours le choix de refuser l'injustice dans la vie. «Le gouvernement péquiste nous a fait pareil en 1985. C'est à votre tour!», m'ont même dit plusieurs opprimés devenus soudainement des opprimeurs haineux. Quel raisonnement moral édifiant, on en conviendra!

Je me souviens aussi des conditions très avantageuses qui étaient accordées aux enseignants plus âgés qui acceptaient de prendre leur retraite anticipée dans le cadre d'un programme spécial et je me demandais si je ne la payais pas de mes propres poches.

Bref, j'ai proposé le rejet des offres patronales, si je me souviens bien, pour qu'on puisse trouver une troisième voie. Cette proposition a été battue et j'ai demandé - pour la première fois de ma vie syndicale - à inscrire ma dissidence au procès-verbal. Depuis, j'inscris systématiquement ma dissidence chaque fois qu'un vote va à l'encontre de mes valeurs ou risque d'être contesté légalement ou politiquement. C'est ma façon de protéger et ma réputation et mes principes.

Petit aparté

Je me permets ici un clin d'oeil historique pour montrer que rien ne change dans le monde syndical.

Lors des dernières négociations collectives, le gouvernement Charest est arrivé avec des offres franchement décevantes et la menace d'une loi spéciale. Notre syndicat, après nous avoir chauffés à bloc pendant un an en affirmant qu'on se battait pour nos conditions de travail et patati-patata, a recommandé l'acceptation des offres patronales de crainte de se voir imposer des conditions de travail moins intéressantes. «On a eu le couteau sur la gorge mais, au moins, on ne se l'est pas fait enfoncer», a affirmé, sans rire, un délégué plutôt inconscient. Réjouissons-nous, mes frères: on nous a juste volé notre respect! Désespérant d'à-plat-ventrisme...

C'est cette même mentalité qu'on retrouve dans le cas de ces jeunes enseignants. En effet, alors qu'elle a recommandé l'acceptation d'offres discriminatoires, la CSQ, comme pour s'excuser, a affirmé ne pas avoir eu un grand pouvoir de négociation dans l'élaboration de l'entente conclue avec le gouvernement. Si vous allez lire ce billet, vous comprendrez que ce n'est pas de pouvoir, mais d'imagination et de principes dont manquait la CSQ...

Fin de l'aparté

Bref, les offres patronales ont été acceptées, mais des jeunes enseignants ont contesté la légitimité de celles-ci. Ils ont alors fondé l'Association de défense des jeunes enseignants du Québec (ADJEQ) et porté leur cause devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Et là, tenez-vous bien, ils ont dû aller jusqu'en Cour suprême se battre contre les procureurs du gouvernement et les avocats de leur propre organisation syndicale uniquement pour faire admettre que cette commission avait le pouvoir de les entendre!


Une entente sans les jeunes enseignants!

Or, surprise! ne voilà-t-il pas qu'une entente hors cour est intervenue ce printemps entre le gouvernement, la CSQ et la CDPDJ. Cette entente prendra «la forme d'un budget de 22 millions $ réservé pour des demandes de perfectionnement, du mentorat, des projets pédagogiques ou encore l'achat d'outils pédagogiques qui demeurent la propriété de la commission scolaire.» Aucune compensation financière ne sera versée directement aux enseignants concernés.

De plus, il faut noter que cette entente a été signifiée à l'ADJEQ le 18 juin dernier, quatre jours avant la fin de l'année scolaire. «Cela se fait en plein été, l'information a été transmise alors que les enseignants sont pris par les bulletins, la fin de l'année et que l'activité syndicale tourne au ralenti», comme le remarque Andrée Aubut, enseignante à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Inutile de trop s'appesantir sur cette stratégie qui consiste à annoncer les mauvaises nouvelles juste avant ou durant les vacances d'été ou d'hiver. Il s'agit d'un classique de la gestion des relations de travail au Québec. Pensons à la Loi 142, à certains éléments de la réforme... Le plus choquant toutefois est de constater que notre propre syndicat à participer à cette magouille éhontée. Qui plus est, le site internet de la CSQ ne fait nulle mention de cette entente.

Bien évidemment, les jeunes enseignants contestent cette entente conclue, entre autres, par deux des parties qui les ont sciemment floués! Normand Morin, président de l'ADJEQ, rejette cet accord, entre autres, pour les raisons suivantes:
  • le montant de 22 millions prévu est insuffisant comparé aux 66 millions perdus par les enseignants ;
  • il ne verse aucune compensation financière aux enseignants lésés ;
  • il prévoit des mesures auxquelles ils ont déjà droit ;
  • et les enseignants qui ne sont plus à l'emploi d'une commission scolaire en sont exclus.

«Ce qui est proposé à l'heure actuelle, c'est vraiment de la poudre aux yeux, soutient-il. C'est une retenue sur le salaire qui a été faite, donc (...) minimalement ce qu'on demande, c'est une compensation financière pour les sommes qui ont été prélevées injustement en 1997.» Pour Mme Aubut, «C'est comme si on comblait les trous du manque de budget en éducation par cette entente, en allouant les sommes autrement que sous forme de salaire.»

Vers un rejet?

Pour toutes ces raisons donc, l'ADJEQ s'est présenté hier devant le Tribunal des droits de la personne pour dénoncer un accord la concernant, mais auquel elle n'a pas pas participé. Advenant le rejet de cette offre, certaines des parties en cause ont déjà préparé leur plan de match.

«La Commission (CDPDJ) estime qu'à l'heure actuelle dans ce dossier-là, c'est une entente équitable et qui est la meilleure entente qu'on peut aller chercher», a indiqué Robert Sylvestre, agent d'information de la Commission. La commission débarquerait du train. Continuer impliquerait un processus assez imprévisible, c'est-à-dire qu'une décision qui serait rendue dans ce genre de dossier risquerait fort d'être portée en appel par une ou l'autre des parties. Donc on repart pour on ne sait pas combien de temps.»

Juste comme ça, je souligne méchamment que c'est la même commission qui a ordonné à l'Hôpital général juif de Montréal de verser 10 000$ de dédommagement à un ambulancier à qui on avait refusé qu'il mange son spaghetti meatball dans une section cashère de la cafétéria.

Pour sa part, l'avocate du gouvernement du Québec, Jocelyne Provost, a affirmé qu'advenant un échec de l'entente, son client lui avait déjà indiqué qu'il refuserait de verser directement aux enseignants les 22 millions $ prévus dans l'entente : «Tous les cadres et les salariés de l'État ont dû payer de leur salaire. On ne peut pas dire à une classe de salariés: on va vous rembourser et ne pas le faire pour les autres. La réponse est finale: on ne remboursera pas de salaires.»

Toute cette saga devrait connaître d'autres rebondissements sous peu. Quoi qu'il en soit, si jamais vous vous demandez pourquoi les jeunes enseignants ne croient pas aux vertus de leur propre syndicat, vous venez peut-être de lire une partie de la réponse.

16 juillet 2007

La mort, les services essentiels et la longueur du gazon

Bon, c'est l'été. Certains médias n'ont rien à se mettre sous la dent. Pas de pont qui s'écroule, pas de fusillade meurtrière, pas d'histoire sexuelle juteuse, pas de déclaration politique tonitruante... Ils attendent donc tous que quelques soldats québécois se fassent tuer en Afghanistan.

Alors, pour l'instant, on se rabat comme on peut sur une nouvelle qui dure dans les faits depuis le 16 mai dernier: le lock out des employés du cimetière Côte-des-Neiges. Après tout, il y a des morts dans cette affaire-là, des gens célèbres même... Sauf que, parfois, il y a aussi des commentaires désolant.

Vaut mieux se taire...

Le premier vient de la bouche même du fils du hockeyeur Maurice Richard qui déplore l'état du terrain ou est enterré le célèbre Rocket.

«C'est un non-respect de la mémoire de mon père, mais c'est aussi un non-respect de la mémoire de tous ceux qui reposent là», s'insurge Maurice Jr, informé par le Journal de l'état dans lequel se trouve le monument de son géniteur. «Franchement, il ne faudrait pas que ça dure éternellement, avertit Maurice Richard Jr. Je veux bien comprendre qu'il y a un conflit, mais ils devraient assurer les services essentiels, comme dans d'autres secteurs», raconte le fils, qui compte se rendre à la tombe du «Rocket» dans les prochains jours pour réparer les dégâts.

Invoquer le non-respect des morts, à la limite, je veux bien, mais demander qu'on assure les services essentiels quant à l'entretien de la pelouse d'un cimetière, là, je décroche! On confond services essentiels et services réguliers, quant à moi. Ce genre de commentaire montre le peu de compréhension que plusieurs individus ont des relations de travail. Et cette confusion fait bien l'affaire de certains.
Tout d'abord, les employés du cimetière Côte-des-Neiges ont été mis à pied par la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal à la suite d'un débrayage surprise, si j'ai bonne mémoire. Ils ne sont plus en grève et le conflit stagne surtout parce que les deux parties le laissent allègrement pourrir. On joue à qui est le plus fort, comme d'habitude.

Par ailleurs, à force de hurler au respect des services essentiels à chaque fois que va survenir un conflit de travail, la notion de rapport de force entre employés-employeurs va finir par foutre le camp. On assiste d'ailleurs depuis un bout de temps à des conflits de travail dont l'issue est très significative.

  • Un premier exemple: prenons le dernier conflit à la Société de transport de Montréal. Les employés assuraient le transport des usagers matin, soir et fin de semaine. D'accord, ce n'était pas le service régulier, mais ce n'était pas non plus la catastrophe. Dans ma région, on a moins que cela tous les jours et on nous casse les oreilles avec le fait qu'il ne faut pas utiliser notre voiture pour aller au travail! Quoi qu'il en soit, certains politiciens en ont profité pour surfer sur la vague de mécontentement des Montréalais et faire du capital politique en obligeant les employés de la STM à retourner au travail. Tout le monde était content: le méchant syndicat a pris son trou.
  • Un deuxième exemple: la loi 142 qui a même été condamnée par le Bureau international du travail. Il suffit de relire cette loi spéciale pour voir à quel point elle brime, entre autres, la liberté d'expression.
  • Un troisième exemple: le conflit au Journal de Québec.
Dans les faits, on le voit, on assiste, lentement mais sûrement, à une réduction du pouvoir des travailleurs syndiqués lors d'un conflit de travail. Je ne dis pas que les demandes syndicales des employés du cimetière Côte-des-Neiges sont raisonnables. Un débrayage surprise qui empêche l'inhumation de certains corps n'est pas une stratégie syndicale particulièrement brillante. On a un devoir moral et des notions éthiques, même quand on est fossoyeur.
Simplement, comme on vit encore au Québec et non pas aux États-Unis sous la gouverne de Ronald Reagan (rappelez-vous du congédiement des contrôleurs aériens en 1981...) ou à l'époque du maccarthisme, il faut laisser le libre jeu à la négociation et effectuer, comme personne touchée par un conflit de travail, des pressions pour qu'il se règle véritablement. Déjà, certaines familles ont entrepris un recours collectif contre la fabrique Notre-Dame. À la STM, en passant, il n'y a rien de régler.
Sinon, qu'on remette carrément en question le droit de grève au Québec au grand plaisir de certains employeurs. À cet effet, j'ai hâte de voir comment vont réagir certains exaltés anti-syndicaux quand ce sera à leur tour, un jour, de voir leur droit de négocier limité de la sorte.

En passant, et sans méchanceté, Maurice Richard Jr ne va pas souvent au cimetière Côte-des-Neiges, il faut croire. C'est le JdeM qui l'a mis au courant de cette situation qui dure depuis deux mois. Le respect de la mémoire des morts, c'est plus que des mots, je crois. Et quant à remettre le terrain en état, il est plutôt chanceux, Junior : quelqu'un, plus vite sur ses patins, a déjà fait le travail à sa place aujourd'hui...

Vaut mieux ne pas écrire

J'aime Patrick Lagacé, habituellement. Il fait un bon duo avec Richard Martineau, même si tous deux gagneraient à fouiller davantage leurs dossiers parfois avant d'émettre une opinion. Mais c'est la contrainte de leur boulot: il faut parfois gueuler vite et fort.

Ce matin, l'agacé, c'est moi. En effet, le chroniqueur de La Presse y va du coup de plume suivant à propos de l'état des terrains du cimetière Côte-des-Neiges et plus spécifiquement des propos de Maurice Richard Jr: «Je déplore simplement qu’il se dit beaucoup de conneries pour une patente sans conséquence.»

Si je partage son point de vue sur ce point précis, comme on l'a constaté, je trouve qu'il manque de sensibilité et qu'il est complètement à côté de la plaque quand il écrit: «Euh, ouais, comment puis-je dire ça délicatement, donc… Allons-y : je voudrais juste souligner que les trépassés en question étant morts, il y a de très, très, très fortes chances qu’ils se contre-crissent complètement de l’apparence de leur tombe. »

Patrick, les cimetières, ce n'est pas fait pour les morts, c'est fait pour les vivants. C'est ce qui distingue l'homme de la bête. Le deuil, les rituels, tout cela est purement symbolique et vise à apprivoiser nos angoisses. Et les vivants ne se contre-crissent pas de l'apparence de la tombe d'êtres qu'ils aiment.
Cela étant dit, les vivants ont juste à aller au cimetière entretenir le terrain ou reposent leurs proches s'ils veulent qu'il ne soit pas à l'abandon. Personne ne le leur interdit. Conflit ou pas, j'y vais aux deux semaines et je ne sois pas mort. Bien au contraire, je ne m'en porte que mieux. J'en profite pour visiter un peu, philosopher, faire des recherches historiques, photographier des monuments intéressants. «C'est grand la mort, c'est plein de vie dedans», disait Félix Leclerc.

Tant qu'à vouloir écrire sur ce sujet, cher Patrick, pourquoi ne pas t'attarder à ces quelque 300 familles qui ne peuvent pas vivre leur deuil de façon décente parce que le corps de la personne qu'elles pleurent est entreposé dans un reposoir réfrigéré en attendant que le conflit se termine?

26 juin 2007

On écrase bien les marmottes...

Je me suis permis une petite escapade gaspésienne de quelques jours et, de retour dans une certaine civilisation, je constate que j'aurais dû me faire écraser sur la route 132 comme les 28 renards, mamottes et porcs-épics que Mme Masquée et moi avons comptés durant notre trajet. Pourquoi ce mal de l'âme?

Quand les bourreaux gèrent la réparation

Tout d'abord, le fait que les jeunes enseignants ne seront pas véritablement dédommagés à la suite du traitement discriminatoire qu'ils ont subi entre 1997 et 2000. Je suis trop en furie pour en parler calmement. J'y reviendrai lors d'un prochain billet. Et plus en longueur. Pour l'instant, je vous invite à lire ce billet d'André Chartrand à ce sujet.

Le bulletin Courchesne: certains n'en veulent pas!

Ensuite, ne voilà-t-il pas que certains pro-réformistes se plaignent de la rigidité du nouveau bulletin super amélioré refait à neuf dernier modèle avec des notes. En quoi transformer des lettres en notes avec un tableau de conversion fourni par le MELS est-il la mère à boire?

Ah oui! On brime les écoles ou les parents ont réussi à élaborer un bulletin blablabla avec la direction. Le bulletin Courchesne a les défauts d'être imposé et unique. Et les autres écoles, celles ou les commissions scolaires ont carrément imposé un modèle uniforme de bulletin, il était ou le RAEQ (réseau pour l'avancement de l'éducation du Québec) pour dénoncer cette manoeuvre? Il y a des façons de réagir et des moments qui sont très révélateurs. L'avancement, à condition qu'il soit à notre manière.

Il y a des milliers d'enseignants qui ne veulent pas de cette réforme et ils ont développé, avec le temps, une nouvelle compétence: fermer leur gueule. Certains devraient apprendre à se garder une petite gêne, il me semble. Juste comme ça. Pour éviter qu'on ait envie de rugir.

Tolérances d'enseignement

Enfin, on apprend que les tolérances d'engagement ont littéralement explosé à cause de la pénurie d'enseignants. Mais n'ayez crainte, angoissés de tout acabit: un porte-parole du MELS nous rassure. La crise devrait se résorber sous peu avec la baisse du nombre d'élèves, dit-il. Je vous prie de noter que c'est la même réponse que sous le ministre Fournier, le ministre Reid, le ministre Simard, le ministre Legault. Depuis 1997 que la situation existe et depuis 1997 qu'on nous promet qu'elle n'est que ponctuelle. À un moment donné, il va bien falloir que quelqu'un se réveille...

Et en passant, il est faux de croire qu'un ingénieur peut enseigner les maths ou un anglophone, l'anglais. Une telle idée dévalorise la profession. Ces gens, tolérés par le système, sont parfois bien gentils, mais ont tout du skieur nautique: ils sont à la remorque des autres profs qui en ont déjà beaucoup à faire.

Demain: avant-dernier jour de l'année scolaire. Réunions pédagogiques. Je devrais demeurer éveillé. Déjà, j'ai fait Québec-Montréal par l'autoroute 20 sans faiblir...

23 mai 2007

Les revers de l'équité

Quand est venu le temps d'accepter la dernière entente de travail avec le gouvernement, j'ai voté contre. Par principe. Tu n'acceptes pas des conditions de travail sous la menace d'une loi spéciale. Point. J'ai fait valoir mon point de vue en assemblée syndicale. L'exécutif de mon syndicat était fâché, lui qui recommandait de façon logique l'adoption de l'offre patronale tout en la dénonçant... Pour contrebalancer les choses, affirmait-il, le règlement de l'équité salarial était un gain. Parlons-en un peu de ce fameux gain.
On apprend aujourd'hui dans le quotidien La Presse (sans commentaire) que le versement de la prime reliée à l'équité salariale priverait certains couples de leurs prestations d'assurance-parentale: «Il semble que l'augmentation de salaire rétroactive comprise dans la loi sur l'équité salariale serait considérée comme un revenu au moment où elle est reçue. Or, tout revenu de travail est déduit dans le calcul des prestations d'assurance parentale.»
Ni Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du Trésor, ni Christine St-Pierre, responsable de la condition féminine, n'étaient au courant du problème.
Tiens, puisqu'on y est, allons -y avec une autre joie relié à l'équité salariale: cesser de vous perfectionner, chers collègues. Avec ce règlement, des enseignants au primaire ou au secondaire ayant un doctorat, une centaine au Québec, auraient subi une diminution salariale. De quoi à donner un vilain coup de pied dans le proverbe S'instruire, c'est s'enrichir! Le plus ironique est que cette situation arrive en éducation...
Et on ne parle pas de notre augmentation de temps de travail à l'école qui n'équivaut pas à l'augmentation qui nous a été accordée.
Pour avoir la preuve que je lis La Presse et en savoir davantage:

14 mai 2007

Gammick international présente...

Enseignants du monde entier, méfiez-vous: le progrès technologique va bientôt servir à mesurer vos qualités pédagogiques. En effet, des universitaires chinois et anglais sont à mettre au point un outil informatique qui mesurera le degré d'attention des étudiants! C'est Nathalie El Grably, une chroniqueure plutôt antisyndicale du Journal de Mouréal, qui va être contente...

L'agence Science-presse nous apprend que ce système, qui serait surtout utile pour l'enseignement à distance, consiste en «une bague fixée au doigt de l’étudiant (qui) mesure son pouls, sa pression sanguine et la résistance électrique de sa peau, qui varie en fonction du niveau de transpiration. Ces données sont ensuite transférées par technologie sans fil à un ordinateur. Celui-ci effectue le traitement de l’information recueillie en temps réel, afin de déterminer l’état d’attention, de stress ou de sommeil de l’étudiant ! L’enseignant peut alors décider de modifier la vitesse à laquelle il donne son cours ou d’utiliser un mode de transmission différent (texte, voix, vidéo).»

On pourrait aussi envisager de jumeler ce système avec un mécanisme branché sur la chaise de l'élève endormi qui enverrait quelques petites secousses bien senties afin de le tirer des bras de Morphée...
Bref, on n'arrête pas le progrès.

Pour en savoir davantage sur ce gadget révolutionnaire:
http://www.cyberpresse.ca/article/20070510/CPSCIENCES/70510009/1020/CPSCIENCES

11 mai 2007

La responsabilité des médias et de certains blogueurs

Bon, ne revenons pas directement sur la saga Potvin. Seulement, comme je le soulignais dans un billet à La marâtre, «Il est juste dommage de voir quelqu'un qui a une tribune publique si mal s'en servir. C'est la vie, j'imagine, ou nous sommes trop idéalistes.»

Or, voilà qu'un enseignante a décidé qu'elle en avait son voyage de se faire charrier dans les médias. Vous rappelez-vous de l'histoire de cet enfant qui se prénommait Félix et qui aurait été mis dans une cage (le terme a été utilisé dans certains journaux) parce qu'il était trop turbulent en classe? Certains médias avaient consacré une importante couverture à toute cette affaire, on s'en souvient.

Bref, l'enseignante, appuyée par son syndicat, a engagé des poursuites totalisant $80 000 contre contre la Corporation Sun Média, le Journal de Trois-Rivières et ses journalistes Jean-François Hinse, Mathieu Lamothe et Pascal Bernier-Robidas, ainsi que le Journal de Québec et le journaliste Sébastien Lépine.

Dans sa poursuite, l'enseignante:
  • prétend «avoir été victime de plusieurs affirmations fausses et diffamatoires, en plus d'avoir fait l'objet d'un traitement journalistique sensationnaliste» ;
  • «dénonce l'absence de rigueur des médias et journalistes concernés» ;
  • «estime que la recherche d'informations à la base de leurs articles est volontairement incomplète et tendancieuse» ;
  • «atteste qu'en aucun moment, les défendeurs n'ont tenté de communiquer avec elle, son syndicat ou quiconque aurait pu apporter un éclairage différent» ;
  • «soutient que le Journal de Québec et son journaliste ont commis une faute professionnelle en reprenant des paroles et opinions émises par la mère et le beau-père de l'élève, de même que par l'ex-juge Andrée Ruffo» ;
  • affirme avoir subir «l'opprobre de la population du Québec, notamment mais non limitativement, par l'entremise de forums de discussion, courriels, appels téléphoniques, menaces laissées sur la boîte vocale de la direction de l'école où elle travaille».

Bon, pour l'instant, il ne s'agit que simples allégations, mais la poursuite ne me semble pas trop frivole. Elle aura tout au moins le mérite de clarifier ce dossier. Qu'en pensez-vous?

Par ailleurs, le représentant syndical de l'enseignante n'entend pas en rester là: «Le porte-parole syndical ne rejette pas l'idée que d'autres médias, électroniques cette fois, puissent également faire l'objet d'une poursuite de la part de l'enseignante. Là aussi, il y a eu "dérapage" selon lui.»

Le lien avec Mme Potvin maintenant. Je cite un extrait d'une de ses chroniques sur Internet intitulée «Comme un animal?» (Les carcatères gras sont de moi.)

«L'enseignante et la direction d'école ont définitivement manqué de jugement et ont omis de respecter des étapes cruciales dans une telle situation. De plus, lorsqu'on veut isoler un élève et qu'on désire l'aider à bien écouter ce qui se passe en classe, ce n'est certainement pas en l'isolant comme un animal de foire et encore moins en le mettant face à un mur. Cela ressemble davantage à une punition qu'à une intervention professionnelle qui devrait être prise dans l'intérêt de l'élève et de ses camarades de classe. Qu'on appelle l'ordre des enseignants du Québec....Oups, c'est vrai, il n'y en a pas.»

Par la suite, dans un commentaire aux intervenants de son blogue, Mme Potvin nuance ses propos, ce qui est tout à son honneur, mais elle ne peut s'empêcher d'y aller malgré tout de phrases bien senties.

  • «Je ne crois pas au fait que le jeune était à cet endroit seulement qu'une heure par jour. Je crois que malheureusmenet la jeune enseignante a utilisé un peu trop son coin retrait qui avait justement été créé POUR le jeune comme l'a dit le directeur de la commission scolaire qui lui a fait sa conférence de presse suite aux informations de la directrice de l'école.»
  • «Ce geste est à mon avis davantage un geste punitif qu'un geste éducatif et pédagogique en lien avec le bien de l'élève lui-même et de ses camarades.»
  • «...mais la chose à faire dans ces cas là, ce n'est pas de se venger sur le jeune en le mettant dans un isoloir...»
  • «Dans ce cas-ci, l'enseignante a escamoté des étapes importantes et la directrice quand à elle n'a vraiment pas fait son trvail dans l'accompagnement de sa jeune enseignante. À mon avis c'est ELLE la vraie fautive...»

Mme Potvin, comme bien de ses collègues commentateurs a émis un bon nombre d'opinions en basant celles-ci sur des informations parcelaires et peut-être même erronées. Elle n'est pas journaliste, c'est vrai, mais un peu de rigueur et de prudence auraient été les bienvenues, surtout quand on jouit d'une tribune institutionnelle si importante.

Pour en savoir davantage sur la poursuite de l'enseignante:
http://www.cyberpresse.ca/article/20070511/CPNOUVELLISTE/705110721/1028/CPACTUALITES
Pour lire ou relire la chronique de Mme Potvin sur le petit Félix:
http://www.blogue.canoe.com/?blog=13&author=75&page=1&disp=posts&paged=4

09 mai 2007

Madame Potvin s'emporte!

Finalement, Mme Potvin a commencé à répondre aux messages que je lui envoyais sous le pseudonyme de Carol Vadnais, un joueur de hockey peu connu mais qui a marqué mon imaginaire.

Comme elle indique qu'elle demandera sous peu qu'on efface toute trace de nos échanges, je les recopie ici pour la postérité. Je vous laisse juger. Le tout est placé en ordre chronologique. J'y inclus les billet de Myo Myos (que je soupçonne être La marâtre) puisqu'elle l'inclut dans ses propos.

L'échange est plutôt long, mais la finale en vaut la peine. Et regardez l'heure à laquelle ont été écrits certains messages.

*********
Commentaire de: carol vadnais
Je suis à mon troisième commentaire sur ce blogue et aucun n'a été publié. Je comprends qu'on peut écrire n'importe quoi, mais pas remettre en question Mme Potvin. Il fallait le dire avant...

Je retourne à mon blogue personnel ou nous sommes plusieurs profs à trouver qu'elle déconne un brin.
2007-05-07 22:49:22

Commentaire de: Myo Myos
Vous savez, moi, c'est à vous Mme Potvin que j'ai envie de dire : FRANCHEMENT!

Votre commentaire est dénué de sens logique...

Vous devriez faire ce que tout prof conseille à ses élèves : de se relire! Vous pourriez constater l'état de vos inepties!Hilton a purgé sa peine... et s'il veut refaire son méter, go for it! Il n'a pas un métier en contact avec des mineures, il n'a pas un métier où il peut être en autorité sur des mineures... Il ne sera jamais engagé comme prof d'édu et vous le savez. Arrêtez de tenter de verser dans le sensationnalisme, vous n'avez pas l'étoffe pour le faire!

Oh, je voulais vous demander quelque chose qui me chicotte depuis longtemps... Possédez-vous votre brevet d'enseignement pour vous déclarer comme telle??
2007-05-08 10:03:09

Commentaire de: claudine potvin
Bon et bien désolée mais ça fait plusieurs jours que je ne suis pas venue voir ce billet... je vois que le ring s'est transporté jusqu'ici...
Carol Vadnais, je n'ai malheureusement pas vu aucun de vos commentaires... je fais totalement confiance au modérateur, si celui-ci a jugé bon de retirer vos commentaires dès que vous les écriviez, c'est qu'ils devaient être emprunts d'un manque de politesse et de civisme hors du commun... désolée mais ce n'est toutefois pas moi... je vous invite à essayer une formule plus polie... Ayez au moins aussi celle d'une personne qui assume ses dires sans même avoir besoin d'autres ti-n'amis pour justifier vos propos.... Pour ce qui est des autres "profs" comme vous dites et pour qui vous vous empressez de parler... ayez donc le respect, le civisme et le professionnalisme de les laisser parler en leurs noms.....toute une crédibilité que d'avoir à aller chercher des confrères imaginaires ou collaborateurs pour appuyer ses dires...ayez au moins la fierté et l'intégrité d'assumer vos opinions et votre tentative de dénigrement seul.

Myos Myos...

Tout d'abord si vous croyez que j'ai construit ma crédibilité sur un brevet pris dans une boîte de Crakers Jack et bien libre à vous...Mais je vous mets au défi de trouver cette fameuse boîte si vous êtes si brillant ou brillante (parce que votre pseudonyme ne nous permet pas de savoir si vous êtes un homme ou une femme) Quelle preuve de courage!!!

De plus, je ne vois pas quel est le lien avec l'acquisition de mes diplômes et les textes que je prépare et je suis bien libre d'écrire les textes et les billets que je veux...Je vous invite à envoyer votre cv chez Canoe si vous êtes si supérieur.

Toutefois je trouve que ça regarde mal de votre côté...pour quelqu'un qui se cache derriêre un pseudonyme pour tenter de dénigrer une personne....

Pour terminer, laissez-moi vous écrire que la jalousie est un bien vilain défaut et que vous me voyez désolée de constater qu'il y a encore des gens qui utilisent leur temps à tenter de dénigrer des collègues gratuitement aulieu de mettre leurs énergies à se surpasser eux-même et à atteindre leurs propres objectifs....Outre mon brevet, mes diplômes, mon implication auprès des élèves et leurs parents ainsi que mon expérience....je suis davantage fière du fait que je n'ai jamais eu à dénigrer qui que ce soit ou à tenter de tasser qui que ce soit pour en arriver là....et ça pour moi cela vaut autant que mes diplômes...dont je suis aussi fière mais qui ne surpasseront jamais la fièrté de mes réalisations auprès des élèves.....

Ah oui, des réalisations.....vous savez ce que c'est???Parce que des gens avec des diplòmes, il y en a des masses...mais des gens qui s'impliquent et qui réalisent......ça il y en a pas mal moins..... 2007-05-08 14:54:52

Commentaire de: carol vadnais
Madame Potvin,

Au lieu de présumer que mes commentaires sont empreints d'un manque de politesse et d'un civisme hors du commun, je vous invite à demander à M. le modérateur de vous envoyer ce que je vous ai écrit avant de porter un jugement de la sorte par procuration. Et alors, alors seulement, nous pourrons en discuter.

Pour ce qui est des «ti-namis», pour reprendre votre expression péjorative, quelques-uns se sont déjà exprimés sur votre blogue et ont eu droit à votre morgue bien sentie. «Ayez au moins la fierté et l'intégrité d'assumer vos opinions et votre tentative de dénigrement seul», m'écrivez-vous. Je le fais, madame, mais ce n'est pas de ma faute si d'autres partagent mes pensées! Faites une petite recherche sur Internet et vous verrez que je ne suis pas le seul à estimer que vos propos manquent parfois de jugement, de civisme et de politesse.

Quant à moi, ils entachent même la profession d'enseignant par moment. Malheureusement, vous n'êtes pas libre d'écrire ce que vous voulez dans votre blogue. Il existe des limites éthiques, morales et professionnelles pour tout blogueur, encore plus quand il relève d'un média connu.

Votre réponse à Myos Myos est une preuve de plus du manque de professionnalisme que je vous reproche. Dans votre réponse, vous remettez en question son courage son intelligence. Vous le traitez de jaloux et j'en passe.

Franchement! Avec des profs de la sorte, l'éducation peut bien tirer de la patte.
Sur ce, continuez à vous prendre au sérieux. Votre texte sur l'intimidation était bien, mais vous dérapez trop souvent dans vos propos.
2007-05-08 20:44:42

Commentaire de: Myo Myos
Ma très chère madame Potvin, vous me faites insulte en prétendant que j'ai pris mon brevet dans une boîte de Cracker Jack, moi ou tout autre enseignant du Québec, comme si cela était si facile d'obtention...

Semblerait que j'aurais trouvé la boîte si j'ai le brevet... à moins que mon implication grandement apprécié dans mon école d'attache, que mon parascolaire en surplus de tâche, que mon dévouement pour mes élèves n'aient suffit à m'ouvrir cette boîte de pandore!

Je n'ai jamais dénigré vos capacités d'enseignante, je me questionnais seulement. Et votre façon de prendre le mords aux dents me désarçonne... je n'ai aucune raison de vous jalouser... je ne vois pas ce qui vous fait croire cela! Tenteriez-vous de m'intimider madame Potvin pour m'enlever le goût de répondre à vos textes?

Vos textes nécessitent que je réagisse parce que vous dénigrez régulièrement la profession, que dis-je, la vocation, qui me fait vivre... monétairement et humainenement, ne me voyant rien faire d'autre. Je ne comprends simplement pas pourquoi vous dénigrez ainsi mes collègues de travail dans votre blog quand vous prétendez être enseignante... faut croire que la solidarité ne vous étouffe pas!

Concernant mon pseudonyme, nous sommes sur Internet... J'aurais pu me donner comme nom Jacynthe Tremblay ou Denise St-Denis... que sais-je! Peu de gens y mettent leur nom véritable. Ici, on parle d'identité web et non réelle...
2007-05-08 21:54:27

Commentaire de: carol vadnais
Pour reprendre Myo Myos, on se moque un peu de l'identité de qui discute, madame Potvin. Je me suis pas aller vérifier votre certificat de naissance, à ce que je sache. On parle d'idées.
Et de sous-entendre que Dave Hilton pourrait être embauché comme prof d'éducation physique était une hypothèse si tordue qu'elle en devenait complètement loufoque. Pourquoi pas Guy Cloutier comme responsable de la chorale en parscolaire tant qu'à y être, comme l'écrivait un ami blogueur?

Quand vous écrivez qu'à cause de la pénurie des enseignants, on embauche n'importe qui, on vous inviterait à donner des noms, à dénoncer des distuations précises au lieu d'y aller de généralités dangereuses qui discréditent la profession d'enseignant auprès du public qui vous lit.
Si vous invitez les gens à ne pas se cacher derrière un pseudonyme de blogueur, soyez conséquente et cessez, à votre tour de vous cacher derrière des généralités et des faits non prouvés.

Par ailleurs, pourquoi refuser simplement de répondre à la question de Myo qui vous demandait quelle était votre formation et vos diplômes?
2007-05-08 22:51:36

Commentaire de: claudine potvin
Carol Vadnais,

sachez que la seule raison pour laquelle le modérateur enlève des messages, c'est parce qu'ils sont emprunts de vulgarité, de méchanceté, d'attaques personnelles ou autres de la sorte. Si vos commentaires ont été effacés il y avait certainement une bonne raison.

Ceux qui sont habitués de venir sur mes billets savent très bien que j'accepte et repsecte les opinions divergentes des miennes. Toutefois ce que je ne tolère pas ce sont les attaques personnelles.

Parlant de recherches...justement j'en ai fait et je n'ai jamais trouvé votre blogue si populaire et de votre côté, si vous continuez vos recherches vous pourrez constater que j'ai appuyé et aidé beaucoup de parents et d'élèves et que je reçois de nombreux courriel me témoignant du positif que j'apporte...que voulez-vous, on ne peut plaire à tout le monde...

Aussi, à ce que je sache, je n'ai pas transgressé de règles sur mes billets. Mon lien et exemple avec Hilton dans une école secondaire...n'est pas si tordu que cela...bien sûr pour lui, il est connu, ce serait plus difficile, mais vous n'avez pas entendu parler de pédophiles se retrouvant dans des garderies? Il est aussi très facile de se faire faire de faux papiers sur internet...parlez-en à certains journalistes qui enquêtent sur le sujet...

Je crois que si vous et Myos Myos ne vouliez pas avoir de réponse de ce genre, vous n'aviez qu'à vous en tenir au sujet et d'évitez de qualifier mes propos de tordus et en attaquant ma formation ainsi que la crédibilité de mes propos....justement, vous avez dépassé les limites de la politesse et de la civilité....dans mon billet je n'insulte pas Hilton, ni sa famille etc...tandis que de votre côté vous vous servez de supposés collègues pour appuyer votre fiel envers ma personne...sauf que la madame n'est pas du genre à se laisser faire....

Vous me demandez de vous donner des noms?...Passer un peu plus de temps à écouter les nouvelles et vous saurez qu'on a diminué les exigences pour enseigner au secondaire et que nous sommes presqu'au point d'accréditer les concierges des écoles (ben oui là j'exagère)...savez-vous combien j'ai d'étudiantes qui travaillent pour moi et à qui on a offert des postes à plein temps à seulement une année de bac sur 4???Vous trouvez cela normal vous??? Je vous le dis, si vous avez un diplôme en électricité de l'université ou en lettre quelconque....vous pouvez appliquer pour enseigner les maths ou le français...c'est la réalité...vous n'écoutez pas les nouvelles???

En ce qui concerne la profession d'enseignant, je suis loin de la dénigrer..mais j'ai le loisir (Dieu merci) de ne pas être liée par des contraintes ou des personnes qui seraient tentées de me faire taire...lorsque le parent a tort à mon avis et bien je le dis, si c'est le milieu scolaire, vous le saurez aussi...si c'est le gouvernement...je le dirai aussi...cela demeurera mon humble avis et sans plus mais je suis très fière de cette intégrité d'opinion et d'analyse que la vie m'amène....et je tiens à la garder....j'ai des ti n'amis dans tous les domaines et dans toutes les sphères et même si mes ti n'amis ont tort...je le dirai et s'ils font de bons coups...je serai la première à le souligner...Vous pourrez m'accuser de toutes sortes de choses....mais de manque d'intégrité, de reconnaissance et de droiture....ça NON.

Quand j'étais petite, je passais un temps fou à boire dans les verres de mes petits amis afin d'égaliser la quantité de jus dans chacun des verres pour ne pas faire d'injustice...mais sans savoir que finalement c'était moi qui en buvais le plus en voulant égaliser le tout....mais c'est l'intention qui compte...

Myos Myos,

je vous invite fortement à relire mon texte...je ne parlais pas de vous en ce qui concerne le diplôme dans la boîte de Crakers Jack, je parlais du mien que vous semblez croire acquis de cette façon en ce qui ME concerne...C'est pour cela que je vous mettais au défi de trouver la boîte dans laquelle j'aurais trouvé le mien à en constater votre septicisme. À ce que je sache, je ne suis pas en entrevue devant vous et avec un petit coup de main avec votre ami Vadnais qui est excellent en recherche...vous pourrez aller faire un tour dans ma biographie et vous verrez ce qu'il y a à voir et à savoir...le reste, ça ne vous regarde pas et si vous croyez que je serais assez idiote pour me bâtir une crédibilité dans les médias et dans le monde de l'enseignement sous de faux diplômes ou avec une formation fantôme et bien je vous dirais que vous êtes plus tordu que moi....Pour quelqu'un qui parle de solidarité et de vocation.....je crois que vous vous en permettez pas mal en ce qui me concerne....et pourtant je demeure une consoeur....pour ma part...je n'ai jamais dénigré la profession d'enseignant et des enseignants en particulier comme vous vous êtes permis de le faire.....

À trop vouloir faire le ménage dans la cour de son voisin et à trop vouloir lui dire comment il devrait tondre son gazon et comment il devrait installer son set de patio......On arrive à la fin de l'été et on découvre de la mauvaise herbe dans notre propre jardin et on constate que le ferrailleur du coin est parti avec notre propre set de patio et ce sans compter le chien du voisin qui nous a laissé plein de petits cadeaux bruns.....pourtant on était tellement sûr que cette odeur de m....venait encore une fois de chez celui à qui nous nous permettions de faire des remontrance.....

Sur ce....bonne continuité dans vos enseignements respectifs... Mes amis blogeurs me diront que je ne devrais pas passer de temps avec des gens émettant des commentaires comme les vôtres, mais je crois qu'au même titre que les autres...vous avez droit à une réaction à vos commentaires....vous voyez...j'ai même bu dans vos verre de jus ou plutôt je vous en ai versé un quand même...c'est plus fort que moi...
2007-05-09 00:04:42

Commentaire de: claudine potvin
Carole Vadnais...

vous qui me demandez des preuves et des exemples concrets de ce que j,avance...en ce qui concerne vos propos à mon égard...apportez donc vous mêmes ce que vous me demandez...
1. Plusieurs pensent la même chose que vous....Je veux des noms...Pas fictifs svp..
2. J'entache la profession d,enseignant par moment...Ok à quel moment exactement???
3. Je dérape trop souvent dans mes propos...Ok dans quels nombreux propos ai-je dérapé?
4. La profession et la qualité de l'enseignement traîne de la patte à cause de gens comme moi...

Veuillez apportez des éléments concrets et des résultats de votre analyse gratuite svp...Veuillez aussi apporter des preuves concrètes du fait que mes propos sur le blogue affecte la qualité d'enseignement dans les écoles....

Et ça se permet de dire que j'ai des propos tordus...WOW! une analyse digne du plus prestigieux doctorat..Félicitations!
2007-05-09 00:18:18

Commentaire de: claudine potvin
Bon, il est tard mais ça en valait la peine... les pseudonymes sont maintenant inutiles...
Une qui crachent des commentaires comme elle l'écrit si bien, et l'autre qui aime les plantes vertes....

Est-ce que c'est ce que vous enseignez à vos élèves, de s'acharner sur une personne et d'inciter les autres à se liguer contre elle en tentant d'atteindre sa réputation et en tentant de lui porter préjudice??? Et tout cela parce que vous n'apprécier pas cette personne...C'est vraiment inquiétant de savoir que vous enseignez dans nos écoles...

Je comprends qu'une d'entre vous n'ait pas apprécié ma chronique sur les profs intimidateurs puisque c'est ce qu'elle pratique à mon égard...

Vos propos et vos tentatives vont trop loin....la majorité des blogueurs ici comprennent bien que derrière mes billets se cache un personnage qui aime bien suciter des débats et des indignations populaires...

Toutefois je n'ai jamais incité d'autres blogueurs à se liguer et à tenter de discréditer un autre blogueur...comme vous deux...vous allez vraiment trop loin...

Je demanderai à ce que tous vos commentaires sur mes billets soient enlevés ainsi que les miens à votre égard...et m'assurerai de ne plus trouver vos commentaires sur mes billets....
2007-05-09 02:34:06

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Six constats en terminant (c'est beaucoup, je sais...):
  • Mme Potvin s'est défendue bec et ongles (au risque même de l'illogisme), est restée au stade des généralités et n'a pas livré un véritable débat d'idées. Elle semble avoir une drôle de définition de ce qu'est une attaque personnelle, je pense.
  • L'anecdote remontant à la petite enfance est très troublante, pas tant pour ce qu'on y raconte que le fait même de remonter à cette époque.
  • Toujours autant de mépris. Intimidation? Dénigrement? Pour l'information de Mme Potvin, je crois être un prof apprécié de mes élèves pour ma rigueur et pour mon ouverture. Je laisse les gens en juger.
  • Connaissez-vous beaucoup de gens qui posent des questions à quelqu'un et qui lui interdisent de répondre?
  • Sous sa plume, Carol Vadnais a changé de sexe. C'est le hockey féminin qui va être content!
  • Je retiens ce passage d'un billet de madame Potvin: «la majorité des blogueurs ici comprennent bien que derrière mes billets se cache un personnage qui aime bien suciter des débats et des indignations populaires...»
Voilà qui la définit bien, au fond. Elle est un amuseur public, un entertainer. Un prof Mailloux, quoi! Et moi, les profs Mailloux... Anyway, il serait temps de passer à autre chose, je crois.

PS: Les photos de plante verte, ça m'apaise. Puis, c'est gentil et ça fait rarement mal à quelqu'un.
Pour en savoir davantage: